Category: ECONOMIE ET FINANCES

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Cacao : La Côte d’Ivoire à nouveau sous la pression des multinationales (1er /04/2020)

Cacao/La Côte d’Ivoire à nouveau sous la pression des multinationales

La Côte d’Ivoire doit à nouveau se retrousser les manches pour faire face à un autre bras-de-fer cette fois avec les multinationales du cacao actives sur son territoire. Au centre de ce regain de tension, un stock de 100 000 tonnes de fèves collectées par des sociétés locales que les multinationales, qui disposent de contrats sur le marché international, se refusent d’acheter à moins d’obtenir d’importants rabais.

L’affaire est dévoilée par Reuters. Le pays, confronté ces derniers mois à des difficultés de vente de sa production sur un marché mondial du cacao frileux et à des multinationales qui ne se pressent pas d’acheter la récolte des paysans, avait autorisé les négociants locaux à prendre le relais et à acquérir ces stocks à l’effet d’aider ces derniers (paysans) à écouler une production dont ils tirent le principal de leur revenu. Le scénario prévoyait que les négociants locaux puissent par la suite céder ces stocks aux multinationales.

Ces dernières qui avaient entre temps obtenu du CCC une baisse (une décote) de 200 à 250 £ (livres sterling) du prix d’achat de la tonne de fèves (face à la chute des cours mondiaux) pour le reste de la campagne principale et la campagne intermédiaire qui s’ouvre en avril, font désormais la fine bouche. Elles exigent des rabais supplémentaires sur ce stock de 100 000 tonnes de fèves en question avant de consentir à les racheter.

” Aucune multinationale ne souhaite reprendre ces stocks, si le différentiel n’est pas attractif. Disons entre -£350 et -£400 par tonne pour ces volumes ” a confié au confrère le patron d’une de ces multinationales qui argue de disposer des stocks en propre à écouler sur le marché international.

Pour les négociants locaux, il s’agit ni plus ni moins pour les filiales des géants mondiaux du cacao de profiter du contexte actuel pour se faire rembourser indirectement le DRD, le différentiel de revenu décent, de 400$ appliqués sur la tonne de fèves et mis en œuvre depuis le 1er octobre par la Côte d’Ivoire et le Ghana. Une version soutenue par des sources interrogées par Reuters qui évoquent même le terme de ‘’chantage”.

Pour les négociants ivoiriens du cacao regroupés au sein du GNI et qui ne parviennent généralement pas à décrocher des contrats d’achat sur le marché international (les géants mondiaux préférant s’adresser aux multinationales installées localement pour leur approvisionnement), il faut une réforme du secteur. Une évolution qui devrait pouvoir notamment imposer aux multinationales d’acheter 20% de leurs commandes (contrat) auprès des acteurs locaux.

” (…) nous réfléchissons à trouver une solution pour aider les locaux à avoir une plus grande part aux exportations mais dans l’immédiat, nous travaillons à vendre ces 100 000 tonnes en concédant le moins de différentiel possible “, a confié une source du CCC au confrère.

La Côte d’Ivoire se retrouve dans une situation particulièrement inconfortable entre d’une part une production à écouler et dont le stockage à un coût pour des opérateurs locaux qui ont eu recours à des crédits bancaires pour se financer, et des multinationales qui manœuvres pour tirer parti du contexte d’un marché mondial en berne.

En janvier dernier, Reuters avait indiqué que le gouvernement ivoirien entrevoyait revoir à la baisse le prix d’achat de fèves de 25% à l’ouverture de la campagne intermédiaire qui s’ouvre le 1er avril prochain.

Jean Mermoz Konandi

SOURCES : SIKAFINANC/ 23/02/21

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Obligations de relance : La Côte d’Ivoire lève avec succès 71,5 milliards FCFA (2021)

Obligations de relance : La Côte d’Ivoire lève avec succès 71,5 milliards FCFA

La Côte d’Ivoire est parvenue sans peine à mobiliser 71,5 milliards FCFA auprès des investisseurs de l’UEMOA à l’issue de ses premières émissions de bons et obligations de relance (ODR) sur le marché de l’UMOA; ses titres spéciaux initiés par la BCEAO pour financer les plans de relance des pays membres de la région.

Tout comme l’émission du Togo, ses ODR se sont arrachées comme de petits pains projetant le taux de souscription à plus de 220% avec une commande de 147,4 milliards FCFA alors que le pays ne sollicitait initialement que 65 milliards FCFA.

7 des 8 pays de la région, excepté la Guinée-Bissau, ont pris part à l’opération qui a réuni une dizaine de participants. Les plus offrant ont été bien évidemment les investisseurs de la Côte d’Ivoire qui ont soumissionné 28,35 milliards FCFA. Les investisseurs du Togo et du Bénin viennent en deuxième et troisième position avec respectivement 15 milliards FCFA et 6 milliards FCFA proposés.

Au terme des adjudications, ce sont 32,7 milliards FCFA qui ont été levés via le BAT de relance à des taux marginal de 2,8% (taux le plus haut proposé) et moyen pondéré de 2,6714% (taux le plus bas propose) sur une maturité de 6 mois.

L’OAT de relance dont la maturité est de 3 ans a retenu 38,8 milliards FCFA. L’obligation qui initialement a une valeur unitaire de 10 000 FCFA a enregistré au terme des soumissions des décotes de 50 FCFA et 40 FCFA pour des prix marginal et moyen pondéré proposés. Le rendement moyen pondéré est lui ressorti à 5,64%.

Olivia Yao

SOURCES : SIKAFINACE / 24/02/21 07:32

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La Côte d’Ivoire a transformé 293 000 tonnes de cacao à fin mars 2021

Selon les données dévoilées le 12 avril dernier par l’association des exportateurs GEPEX, la Côte d’Ivoire a transformé 293 000 tonnes de fèves de cacao au premier trimestre 2021 dont 49 000 tonnes de fèves (+4,3%) sur le seul mois de mars.

Comparé au premier trimestre 2020, ce volume est en légère hausse de 3,9%. Une amélioration qui traduit la bonne performance des 12 entreprises industrielles activent dans la filière cacao en Côte d’Ivoire.

Leader mondial du cacao avec environ 40% de l’offre, la Côte d’Ivoire revendique une capacité locale de broyage de 750 000 tonnes, un volume qui correspond à 37% de sa production nationale estimée à 2 millions de tonnes par an.

Ces dernières années en vue d’accroître cette capacité à environ 50% d’ici 2022, des multinationales dont le chinois CNDC, le suisse PROMONT , Belvas ou encore Cargill ont annoncé la construction de nouvelles usines de transformation.

Olivia Yao

SIKAFINANCE /15/04/21

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Noix de cajou : La CNUCED s’alarme du manque de transformation par les pays africains (15/04/ 2021

Dans un rapport publié le 15 avril 2021, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) s’est alarmée du manque de transformation de la noix de cajou par les principaux pays producteurs africains, avec à leur tête la Côte d’Ivoire.

En effet, bien que fournissant environ 90% des noix de cajou brutes commercialisées sur le marché mondial, le rapport souligne les pays africains décortiquent moins de 15% des noix du continent sur place, faute d’industries de transformation ; le reste étant exporté principalement vers l’Asie, où 85% des noix de cajou du monde sont décortiquées, ajoutant de la valeur au produit.

L’Inde et le Viet Nam totalisaient notamment environ 98% des importations mondiales de noix de cajou brutes entre 2014 et 2018.

“Les pays qui cultivent des noix de cajou mais ne les transforment pas à une échelle significative ne retiennent qu’une petite part de la valeur créée lorsque la noix passe de la ferme au magasin”, indique Miho Shirotori, responsable des négociations et de la diplomatie commerciale à la CNUCED.

Les pays africains ne tirent donc pratiquement aucun profit de la culture de cette spéculation surtout au moment son appétit ne fait que croître sur les marchés internationaux.

Entre 2000 et 2018, le commerce mondial de noix de cajou brutes a plus que doublé pour atteindre 2,1 millions de tonnes dont près des deux tiers de cette croissance sont le fait des producteurs africains, tirée essentiellement par la dynamique de la production ivoirienne. Celle-ci s’est en effet établie à près de 850 000 tonnes en 2020, en nette hausse de +33,7%, selon les chiffres officiels.

En outre, la consommation mondiale d’amande de cajou aurait progressé de +12,3% en 2019 et de et de +14,7% dans les pays non producteurs.

Le rapport précise que davantage de valeur est ajoutée en Europe et en Amérique du Nord, où 60% des noix commercialisées sont torréfiées, salées, emballées et consommées en accompagnement d’apéritifs ou incorporées dans une boisson, une barre nutritive ou dans d’autre produit.

Bien qu’il soit difficile d’évaluer le manque à gagner pour l’Afrique, le rapport fournit des calculs indicatifs.

En 2018, par exemple, les prix à l’exportation des noix de cajou de l’Inde vers l’Union européenne (UE) étaient environ 3,5 fois plus élevés que ceux payés aux producteurs ivoiriens de noix de cajou, soit une différence de prix de 250%.

Ensuite, les prix des noix de cajou, après une deuxième étape de transformation dans l’UE, étaient environ 2,5 fois plus élevés que lorsque les noix étaient exportées de l’Inde. Ces prix sont in fine environ 8,5 fois plus élevés que ceux pratiqués en Côte d’Ivoire.

Pour corriger cette situation, les auteurs du rapport insistent sur une appropriation de la chaîne de valeur de la noix de cajou (production, transformation et commerce) par les décideurs politiques africains.

Pour ce faire, le rapport recommande, entre autres, le soutien à la recherche publique pour identifier les meilleures pratiques et technologies agricoles, ainsi que le renforcement de la capacité des transformateurs de noix de cajou à répondre aux normes de qualité imposées sur les marchés étrangers.

Dr Ange Ponou

SIKAFINANCE 16/04/21

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Entreprises Publiques – Bilan 2020 : Un bénéfice de 56 milliards de FCFA réalisé en 2020

Budget: rencontre entre le ministre Moussa Sanogo et les directeurs des sociétés d`Etat
Abidjan le 03 Juin 2021. La Direction générale du Portefeuille de l`Etat a dressé le bilan de son exercice 2020 et présenté, à son ministre de tutelle, le Ministre Moussa Sanogo, les perspectives de l`année 2021.Photo : Moussa Sanogo, Ministre du budget et du Portefeuille de l`Etat

Le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, encourage les dirigeants sociaux des entreprises publiques à s’impliquer dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie quinquennale de gestion dont s’est dotée la Direction générale du Portefeuille de l’Etat (DGPE).

La transparence et la gouvernance des sociétés d’Etat continuent de se consolider. Une rencontre d’échanges entre les dirigeants sociaux des entreprises publiques et le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat (MBPE), Moussa Sanogo, s’est tenue hier à l’hôtel Pullman sur le thème : « Bilan 2020 et présentation de la stratégie de gestion du Portefeuille de l’Etat 2021-2025 ».

Cette réunion entre les ordonnateurs sociaux des entreprises du secteur parapublic et leur tutelle financière, la troisième du genre depuis 2018 organisée par le truchement de la Direction générale du Portefeuille de l’Etat (DGPE), avait pour objectif d’abord de dresser l’état des lieux des performances des entreprises publiques, sur les plans économique, financier et de gouvernance, ensuite l’état de mise en œuvre des principales réformes engagées par le MBPE ainsi que les difficultés rencontrées.

Et enfin présenter la nouvelle stratégie 2021-2025 de la Direction Générale du Portefeuille de l’Etat, structure chargée de la gestion des entreprises publiques, et ses implications.

Ce renforcement du cadre d’échanges avec toutes les parties prenantes intervenant dans la gestion des entreprises publiques est le fruit de plusieurs réformes visant à l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, à travers sa stratégie 2016-2020. La mise en œuvre de ces réformes a permis la réalisation de performances du portefeuille de l’Etat, jugées satisfaisantes par le ministre Moussa Sanogo.

Celles-ci se sont traduites par un résultat net global des entreprises publiques s’est fortement accru à environ 56 milliards FCFA en 2021, contre 28 milliards FCFA en 2019 et 6,4 milliards FCFA en 2018. Toutefois, il a indiqué que la pérennisation de cette évolution favorable nécessitera de relever des défis importants. « Pour relever ces défis, il nous a paru indispensable de définir les grands axes d’une nouvelle stratégie de gestion du portefeuille de l’Etat, à affiner dans le cadre de séances de travail avec vous.

Les principaux traits de cette nouvelle stratégie devraient concourir à renforcer l’impact économique et financier du portefeuille de l’Etat.

La stratégie prend appui sur des investissements visant l’expansion des actifs stratégiques, la création de nouvelles activités catalysantes, l’optimisation des performances opérationnelles des entreprises et l’intégration d’entités stratégiques ainsi que le développement des synergies », a-t-il invité.

Tout en exhortant chacun des dirigeants sociaux à participer activement à la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie. Cette stratégie, qui sera mise en œuvre au cours des cinq prochaines années, dira Bamba Seydou, le DGPE, est le fruit des réflexions menées par le Cabinet Boston Consulting Group (BCG) en collaboration avec la Direction générale du Portefeuille de l’Etat. « Elle a pour objectif d’améliorer davantage la contribution des entreprises publiques au développement économique et financier de notre pays, dans une vision de faire de la DGPE, un accélérateur de développement », a-t-il indiqué.

Pour rappel, le portefeuille de l’Etat de Côte d’Ivoire comprend 81 entreprises publiques dont 24 sociétés d’Etat, 19 sociétés à participation financière publique majoritaire, 10 sociétés à participation financière publique minoritaire contrôlées et 28 sociétés à participation financière publique minoritaire.

© Abidjan.net par Marc Atigan

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Comoé Capital investit dans Ivoire Bio Fruits pour renforcer son activité (11/2021)

Comoé Capital, le gestionnaire de fonds dédié au financement des start-ups et PME en Afrique subsaharienne, annonce un investissement dans Ivoire Bio Fruits, une entreprise récemment créée et spécialisée dans la production et la commercialisation de fruits séchés certifiés biologique tels que la mangue et l’ananas en Côte d’Ivoire.

Basée à Ferkessédougou, Ivoire Bio Fruits est dirigé par René Méhoua Yéo, un entrepreneur ivoirien spécialisé dans le secteur agricole et actif dans la filière mangue.

L’investissement de Comoé Capital, qui s’est associé dans l’opération avec ITIA Sarl, une PME locale intervenant dans la production et la transformation agricoles, vise à accroître la capacité de production de la société et mettre l’unité aux normes internationales, l’entreprise étant engagée dans une démarche de certification HACCP.

De plus, l’assistance technique de Comoé Capital vise en outre à Ivoire Bio Fuits – qui auparavant avait obtenu un apport financier et technique de la part de l’AFD via l’initiative Choose Africa – de bénéficier de nombreux appuis notamment à travers la structuration du réseau de production et le renforcement des fonctions finance et commerciales.

” La filière fruitière connaît de grandes difficultés entre les pertes post-récoltes, les problèmes de qualité et le dérèglement climatique. C’est donc naturellement qu’en tant que fonds d’impact, nous soutenions un entrepreneur engagé dans la transformation des fruits, générant des revenus pour les producteurs (…) “, a déclaré Rasmey Cchun, chargé d’investissement à Comoé Capital.

Olivia Yao

SIKAFINANCE  29/11/21

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Côte d’Ivoire : Lancement des travaux pour la phase II de l’échangeur de l’amitié ivoiro-japonaise (2023)

Un peu plus d’un an après la livraison de sa phase 1, l’échangeur de l’amitié ivoiro-japonaise, sis au carrefour Solibra à l’intersection des communes de Treichville et Marcory, va entrer dans sa phase 2.

A cet effet, le Premier Ministre ivoirien, Patrick Achi, a procédé, ce 4 décembre au lancement des travaux de construction de la dernière phase de cette infrastructure qui se veut un moyen de fluidifier le trafic routier dans cette zone régulièrement en proie aux embouteillages.

D’un coût d’investissement de 25 milliards FCFA, la phase 2 des travaux va consister à la construction d’un pont long de 760 mètres et de 9,7 mètres de large. Haut de 17 mètres, il se logera au-dessus des deux premiers bras de l’échangeur. L’achèvement de cet ouvrage est prévu pour fin août 2023, soit une durée des travaux de 30 mois.

A l’instar de la phase 1, cette seconde étape bénéficie du financement du gouvernement Japonais.

Ce projet à terme devrait améliorer de 20 % la mobilité dans la ville d’Abidjan selon le chef du gouvernement.

Notons que selon la Banque mondiale, les Abidjanais dépensent 30% de leur budget dans le transport, soit jusqu’à près 4 milliards FCFA par jour. Ce, en plus de passer en moyenne 3 heures d’embouteillages quotidiennement.

Junior KONAN

SIKAFINANCE 05/12/21 12:57

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Côte d’Ivoire : La CDC-CI prévoit lancer un produit visant à capter l’épargne informelle (2020)

Lancée en 2019, la Caisse des dépôts et de Consignations de Côte d’Ivoire (CDC-CI), dans le cadre de sa stratégie de développement, prévoit mettre en place un ” produit d’épargne réglementé et rémunéré “, en vue de capter l’importante épargne du secteur informel évaluée à environ 4 240 milliards FCFA (6,5 milliards d’euros) selon les données 2020 du cabinet français GB2A.

Ce produit d’épargne innovant a été présenté ce 24 mars à Abidjan par CDC-CI et ses partenaires techniques (Expertise France, Agence française de développement…), en présence de plusieurs personnalités, des directeurs généraux de la CDC du Bénin et du Burkina Faso ainsi que des acteurs du marché financier de l’UEMOA.

” Le rendez-vous de ce jour s’inscrit dans la mise en œuvre d’une des missions de la CDC-CI à savoir, la mobilisation de l’épargne au service du développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Il est bon de savoir qu’environ 75% de la population active exercent dans le secteur informel et que leur rémunération se fait en

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UEMOA : La croissance devrait s’accélérer à 6,1% en 2022 puis 7,9% en 2023

La reprise économique est effective dans l’UEMOA et devrait s’accélérer au cours des deux prochaines années selon les prévisions que vient de présenter le conseil des ministres de la zone réuni ce 18 mars. 

De 5,5% en 2021, la croissance du PIB réel est attendue à 6,1% en 2022 et devrait se hisser à 7,9% en 2023. Des projections qui viennent conforter la résilience des économies de la région après la parenthèse de la crise sanitaire qui a interrompu une dynamique portée par une croissance moyenne de 6% depuis 2012. En 2020, année de la crise de la Covid-19, le PIB réel avait enregistré une modeste hausse de 1,8%. 

Cette embellie reste toutefois marquée par une poussée inflationniste qui se montre persistante depuis la seconde moitié de 2021. En hausse annuelle de 3,4% au 3ème trimestre dernier, l’inflation s’est accrue à 5,0% au 4ème trimestre, même si elle est ressortie globalement à 3,6% fin 2021 (contre 2,1% en 2020). Et cette tendance haussière se maintient depuis le début d’année. Une situation imputable ” essentiellement à la baisse de la production agricole locale, au renchérissement des produits alimentaires importés et aux difficultés d’approvisionnement des marchés, induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans certains pays “, note le conseil des ministres. 

”Renforcer la production locale”

Il ne faut toutefois par occulter le contexte international qui risque de peser sur la région, l’onde de choc de la crise russo-ukrainienne se faisant ressentir à plusieurs niveaux. C’est le cas des cours des produits pétroliers et alimentaires importés qui sont en hausse, ce qui risque d’affecter les ressources des Etats et affecter les conditions de vie des populations. 

Aussi, les Etats sont-ils exhortés à ” accélérer les réformes afin de mobiliser davantage de ressources fiscales, d’assurer l’efficience des dépenses publiques ” et à ” prendre les mesures idoines pour renforcer les capacités locales de production et améliorer la disponibilité sur les marchés des produits de première nécessité “. 

Notons qu’au niveau des finances publiques, le déficit public global, ” base engagements, dons compris “, s’est légèrement aggravé à 5,9% du PIB en 2021 contre 5,6% en 2020, une évolution expliquée par ” l’accélération des investissements publics dans le cadre des plans de relance ” mis en œuvre par les Etats afin de favoriser la reprise économique.

Jean Mermoz Konandi, SIKAFINANCE du  22/03/22

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La Côte d’Ivoire à la recherche de 5 400 milliards FCFA pour financer son PND 2021-2025

Le gouvernement ivoirien est activement à la recherche de 5 413,4 milliards FCFA pour boucler le financement de son Plan national de développement sur la période 2021-2025 (PND 2021-2025). Cette information a été communiquée le 31 mars dernier par Nialé Kaba, le ministre ivoirien du Plan et du Développement au cours d’une rentre avec les partenaires au développement.

“Le besoin de financement public de ce troisième cycle du PND est de 9 335,6 milliards FCFA, dont 3 922,2 milliards FCFA de financement acquis et 5 413,4 milliards FCFA à rechercher”, a-t-elle révélée.

L’Etat ivoirien compte ainsi sur l’appui de tous ces partenaires au développement, en l’occurrence la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de Développement et le Système des Nations Unies, pour la mobilisation de cette enveloppe à travers l’organisation d’un groupe consultatif les 14 et 15 juin 2022 prochains.

Ces investissements devraient hisser, à l’horizon 2030, la Côte d’Ivoire, qui fait partie actuellement des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, c’est-à-dire les pays dont le revenu national par habitant est compris entre 4 046 dollars USD et 12 535 dollars USD.

Rappelons que le PND 2021-2025 qui projette un taux de croissance annuel moyen de 7,65% sur la période, nécessitera un investissement global de 59 000 milliards FCFA, financés à hauteur de 74% par le secteur privé contre 26% par le secteur public.

Dr Ange Ponou

SIKAFINANCE 03/04/22

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