Category: ECONOMIE ET FINANCES
Échanges extérieurs : La Côte d’Ivoire à nouveau excédentaire de 978 milliards FCFA à fin octobre 2023
La Côte d’Ivoire a enregistré un excédent commercial de 977,8 milliards FCFA au cours des dix premiers mois de l’année 2023, marquant une amélioration significative par rapport à la même période de l’année précédente où le pays affichait un déficit commercial de 658,8 milliards FCFA, selon les données officielles.
Cette performance remarquable découle d’une augmentation substantielle de 19,2% des exportations de biens, qui ont atteint 9 794,74 milliards FCFA à la fin d’octobre 2023, conjuguée à une légère baisse des importations de 0,6%, totalisant 8 816,93 milliards FCFA.
Les exportations de la Côte d’Ivoire ont été principalement stimulées par les ventes de produits manufacturés, enregistrant une hausse de 66% pour atteindre 2 839,47 milliards FCFA, notamment les ventes de produits pétroliers autres que le pétrole brut qui ont généré des recettes de 1 996,98 milliards FCFA, en augmentation significative de 75,8% en glissement annuel.
Dans une moindre mesure, les exportations de produits de première transformation ont connu une évolution positive de 10,8%, totalisant 1 725,14 milliards FCFA, tirées par les ventes de cacao transformé qui ont augmenté de 30,2%, atteignant 1 160,4 milliards FCFA.
La stabilité quasi-globale des importations est attribuable à la baisse des achats de produits alimentaires (-3,8% à 1 606,49 milliards FCFA), des autres biens de consommation (-15% à 2 416,92 milliards FCFA), ainsi que des biens intermédiaires (-1,7% à 1 559,41 milliards FCFA). Cette tendance a été compensée par l’augmentation des achats de biens d’équipements (+24,3% à 1 873,1 milliards FCFA).
Dr Ange Ponou
SIKA FINANCE du 21/02/24
Le CEPICI a mobilisé 1000 milliards FCFA d’investissements privés agréés (22/02/ 2024)
Le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), le guichet unique de l’investissement dans le pays, a mobilisé 1000 milliards FCFA d’investissements privés agréés en 2023 en Côte d’Ivoire.
L’information a été donnée le jeudi 22 février 2024 à Abidjan par Solange Amichia, la directrice générale du CEPICI. Elle s’exprimait au cours d’une cérémonie dite conférence de presse bilan 2023 du CEPICI.
” La Côte d’Ivoire demeure une destination attractive et le CEPICI a mobilisé 1000 milliards FCFA d’investissements privés agréés en 2023. Les performances du guichet unique des formalités d’entreprises se sont améliorées avec la création de plus de 25000 entreprises en 2023. L’environnement des affaires est en constante amélioration en vue de renforcer la compétitivité du secteur privé avec la prise en compte du nouvel indice B-Ready de la banque mondiale “, a dit Mme Amichia au terme d’une présentation.
Par ailleurs, elle a promis l’engagement de son institution ” à apporter son assistance aux entreprises par la création du comité stratégique d’Aftercare en vue de la résolution de leurs préoccupations”.
Auparavant, Mme Amichia a fait savoir que le nombre de sociétés créées en Côte d’Ivoire est passé de 24.940 en 2022 à 25.429 en 2023.
Quant au nombre moyen de sociétés créées par jour, il est de 101 en 2023 contre 13 sociétés en 2013.
En ce qui concerne les investissements privés à mobiliser par le CEPICI en 2024, elle a indiqué qu’ils se chiffrent à 1454 milliards FCFA.
S’agissant des perspectives 2024 pour la promotion des investissements en Côte d’Ivoire, le CEPICI entend poursuivre l’exécution de la stratégie de ciblage des investissements dans les secteurs prioritaires du Plan national de développement (PND) et accroître le taux de conversion des intentions captées en investissements effectifs.
Relativement à l’environnement des affaires, Mme Amichia, a affirmé entre autres, que le CEPICI va élaborer l’agenda des réformes prioritaires focus B-Ready en mars 2024 et faire adopter en conseil des ministres l’agenda des réformes 2024-2026 d’amélioration du climat des affaires.
Au titre de l’amélioration des performances du guichet unique des formalités d’entreprises (GUFE), le CEPICI entend dématérialiser complètement le processus de création d’entreprise en ligne, renouveler les infrastructures informatiques du GUFE et déménager les services du GUFE sur un site unique et adapté.
Créé en 1993 et restructuré en septembre 2012, le CEPICI est l’outil gouvernemental de promotion des investissements privés en Côte d’Ivoire. De ce fait, il coordonne l’ensemble des initiatives et actions en matière de promotion des investissements et de développement du secteur privé.
L.Barro
Abidjan.net jeudi 22 février 2024 |
Côte d’Ivoire : le Gouvernement lève la mesure de suspension temporaire d’exportation de la banane plantain, du manioc et ses dérivés ainsi que l’igname (22 /02/ 2024)
Le Gouvernement ivoirien décide de la levée de la mesure de suspension temporaire d’exportation de la banane plantain, du manioc et ses dérivés ainsi que l’igname. La décision de levée de la suspension a été estampillée par les Ministres en charge du Commerce, de l’Agriculture et des Finances et rendue publique, à travers un communiqué, dans l’après-midi du jeudi 22 février 2024.
Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement durable et le Ministre des Finances et du Budget portent à la connaissance des usagers du Commerce extérieur la levée de la mesure de suspension temporaire d’exportation de la banane plantain, du manioc et ses dérivés ainsi que de l’igname à compter de la date de signature du présent avis »
Côte d’Ivoire /Démarrage de l’opération de recensement des entreprises (22 février)
Après la phase de lancement intervenue le 22 février dans la ville portuaire de San Pedro, au Sud-Est de la Côte d’Ivoire, le Recensement général des entreprises et établissements de Côte d’Ivoire (RGEECI) démarre ce 5 mars.
Cette initiative conduite par le ministère ivoirien en charge de l’Economie, du Plan et du Développement, vise à ‘’disposer d’une banque de données économiques et financières actualisée et exhaustive sur les entreprises et établissements, tant pour les secteurs formels qu’informels, tout en instituant un Système d’information géographique (SIG) sur les entreprises”, souligne une note du ministère consultée par Sika Finance.
Soutenu par un financement de la Banque mondiale via le Projet pour l’harmonisation et l’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHAS), cette opération, étalée sur 9 mois, sera exécutée par 3 000 agents recenseurs de l’Institut National de la Statistique de Côte d’Ivoire (INS-CI).
Ce dénombrement sera couplé à l’enrôlement des unités du secteur informel, en vue de leur offrir des opportunités tangibles d’inclusion financière. Cette composante particulière de l’opération est conduite en collaboration avec Mafia Holding, partenaire technique et financier, sous l’égide du ministère ivoirien en charge du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME.
Les résultats escomptés du RGEE-CI permettront de ‘’détailler la structure complète du secteur privé, de déceler les défis des entreprises et d’orienter efficacement les politiques de promotion et de création d’emplois”. En outre, ils faciliteront la planification des investissements dans divers secteurs et zones géographiques, ainsi que l’acheminement des infrastructures économiques nécessaires au développement local. Ils aideront les autorités dans les prises de décisions idoines en faveur de l’écosystème des entreprises.
L’opération comprend 7 étapes majeures dans son déroulé, allant de l’élaboration du document Projet et des outils techniques aux enquêtes pilotes, au dénombrement, au ratissage, au traitement et à l’analyse des données, pour finalement aboutir à la publication et à la dissémination des résultats.
Narcisse Angan
SIKA FINANCE du 05/03/24
Société Financière Internationale : visite du Vice-Président Sérgio PIMENTA en Côte d’Ivoire (18 mars 2024 Côte d’Ivoire, terre d’investissement 2024
Le vice-président à Abidjan pour renforcer le soutien au secteur privé
Le vice-président pour l’Afrique de la Société financière internationale (Sfi), Sérgio Pimenta, entame une visite de travail en Côte d’Ivoire ce lundi 18 mars 2024, indique un communiqué de l’institution.
Le vice-président sera en Côte d’Ivoire jusqu’au 19 mars à l’effet de réaffirmer “l’engagement d’Ifc à renforcer son soutien au secteur privé ivoirien, à la croissance économique et la création d’emplois”.
Selon notre source, M. Pimenta rencontrera, au cours de son séjour, Kaba Nialé, le ministre de l’Economie, du Plan et du Développement ; Adama Coulibaly, ministre des Finances et du Budget ; d’autres membres clés du gouvernement ainsi que des représentants du secteur privé.
Les débats avec les autorités ivoiriennes porteront sur la manière dont la Société financière internationale peut accompagner la mise en œuvre du Plan national de développement de la Côte d’Ivoire (Pnd 2021-2025). Ce, par le renforcement des investissements dans le logement abordable, l’agro-industrie, la santé, les infrastructures (y compris les infrastructures numériques), le développement des marchés des capitaux et le financement des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme).
Il faut indiquer que le vice-président sera accompagné pour l’occasion des équipes de direction de la Sfi en Afrique représentant les secteurs des infrastructures, de l’industrie manufacturière, de l’agro-alimentaire, des services et des industries financières.
FRATMAT INFOS du 18/03/24
Pétrole : La Côte d’Ivoire projette adhérer à l’OPEP (15 /03/ 2024)
Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, de l’Energie et du Pétrole.
” Pour nous, les choses sont claires, notre pays va remplir les conditions pour être membre de l’OPEP ” a annoncé le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, lors d’une rencontre le 15 mars avec le GPP, la faîtière locale des acteurs de l’industrie du pétrole.
Cette ambition affichée est la conséquence de la découverte de deux importants gisements de pétrole Baleine (septembre 2021- juin 2022) et Calao (février 2024) au large des côtes du pays. ” Si hier la Côte d’Ivoire était tout juste un pays importateur, avec ces différentes découvertes, nous allons passer dans un délai très proche, à celui de pays exportateur net de produits pétroliers ” a souligné le ministre.
Le gisement baleine, avec un potentiel certifié de 2,5 milliards de barils, va voir sa production actuelle de 18 000 bpj (barils par jour) portée à 50 000 bpj en décembre 2024 avant d’atteindre 150 000 bpj à l’horizon 2027 lors de sa troisième phase de développement. Ce qui devrait porter la production globale du pays à 200 000 barils à cette échéance. Et à terme, avec la mise en exploitation de Calao, l’offre ivoirienne devrait atteindre des sommets.
Voir aussi – Côte d’Ivoire : ENI va investir 10 milliards de dollars pour le gisement Baleine
Pour la Côte d’Ivoire, adhérer à l’OPEP reviendra à intégrer un cartel qui est le premier centre de décision stratégique sur les questions de l’or noir dont les cours restent très volatiles.
Rappelons que l’organisation internationale qui réunit de grands pays producteurs du pétrole, au nombre de 12 dont 6 pays africains, vise à réguler l’offre mondiale afin de maintenir les prix à un certain niveau dans l’intérêt de ses pays membres. L’OPEP représente environ 40% de l’offre mondiale de pétrole.
Fanuelle Yao
SIKAFINANCE du 19/03/24
La Côte d’Ivoire déclasse le Maroc et devient le premier fournisseur africain du Cameroun (2023)
Les exportations ivoiriennes de biens vers le Cameroun ont suivi une trajectoire ascendante au cours des trois dernières années. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, Abidjan a expédié pour environ 76 milliards FCFA de marchandises vers Yaoundé en 2023, en hausse de 21,8% par rapport à 2021, et de 25,4% par rapport à 2022. Grâce à cette performance, la Côte d’Ivoire détrône le Maroc et devient le plus gros fournisseur africain du Cameroun en 2023 avec une part de marché de 16%.
Dans le même temps, les importations ivoiriennes depuis le Cameroun restent faibles. La première puissance de l’UEMOA ne figure pas dans la liste des 10 premiers clients africains du Cameroun.
En 2022, les expéditions camerounaises se sont davantage rétrécies, s’établissant à 3 milliards FCFA (contre 8,3 milliards FCFA en 2021). Abidjan enregistrait ainsi un excédent commercial de 57 milliards FCFA vis-à-vis de Yaoundé. Le rapport de l’INS ne précise cependant pas la nature des produits échangés entre les deux pays.
En 2023, le Tchad (149,1 milliards FCFA), l’Afrique du Sud (47,9 milliards FCFA) et le Nigéria (39,5 milliards FCFA) ont été les principales destinations des marchandises camerounaises en Afrique. Toutefois, les statisticiens de l’INS estiment que les échanges commerciaux entre le Cameroun et ses voisins (la CEMAC et le Nigéria) devraient être beaucoup plus importants. Cela est principalement dû à la porosité des frontières qui engendre des échanges transfrontaliers non enregistrés dans les statistiques douanières.
Précisons qu’en 2023, le Cameroun a accusé un déficit commercial record de plus de 2 000 milliards FCFA, en hausse de 40,3% par rapport à l’année 2022. Cette dégradation résulte de la baisse des recettes d’exportations de 495 milliards FCFA (14,2%), combinée à la hausse des dépenses d’importations de 81 milliards FCFA (1,7 %).
La Rédaction
SIKAFINANCE du 14/05/24
”Non, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays pauvre très endetté (PPTE) ! (2022)
Depuis plusieurs jours, une campagne de désinformation et d’intoxication circule dans l’espace médiatique et public sur la Côte d’Ivoire supposément redevenue PPTE, entendez Pays Pauvre Très Endetté. Il faut rappeler que cette polémique fait régulièrement irruption dans le débat public, comme en 2022, poussant la Banque mondiale à apporter un démenti formel.
C’est donc dans cette optique qu’il est important de redire très clairement que la Côte d’Ivoire ne fait plus partie de l’initiative PPTE depuis 2018. Notre pays est classé au rang des pays à revenus intermédiaires. Ceci nous emmène donc à apporter les précisions suivantes :
- Nos fondamentaux économiques sont solides. La Côte d’Ivoire, première puissance économique de la zone UEMOA présente, dans un contexte international difficile, des perspectives économiques positives portées par les efforts de diversification et de consolidation initiés par le Gouvernement.
- Au sujet de la polémique sur un hypothétique retour de la Côte d’Ivoire au programme Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) : il faut premièrement rappeler que l’initiative PPTE a été créée par le ” Club de Paris ” en collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le but d’alléger ou de réaménager la dette extérieure des pays présentant des difficultés à l’honorer. Notre pays a été classé par la Banque mondiale au rang des Pays à revenus intermédiaires (tranche inférieure) aux côtés de l’Angola, du Kenya, ou encore du Nigéria. La polémique est en réalité née de la mauvaise interprétation d’un article publié sur le site de la Banque mondiale mettant à jour la liste des pays ayant bénéficié par le passé de l’Initiative PPTE. La Côte d’Ivoire a effectivement bénéficié de ce dispositif d’allègement de dette en 2012 mais en est sorti en 2018. Toutes ces données sont régulièrement mises à jour par la Banque mondiale et disponibles sur le lien suivant : https://www.elibrary.imf.org/view/journalA003-en.xml“
- Enfin, certains analystes relèvent par la négative la ratification de l’accord sur la Facilité Africaine de Soutien Juridique (FASJ), instrument relevant de la Banque Africaine de Développement (BAD). Pour comprendre la pertinence de cet instrument pour notre pays, il faut se référer à ses missions. Initialement focalisées sur le soutien juridique aux Etats africains, en particulier aux Pays Pauvres Très Endettés, ces missions ont considérablement évolué depuis l’atteinte du point d’achèvement par les pays africains en s’articulant autour de l’assistance dans plusieurs secteurs tels que les activités extractives, les ressources naturelles, les infrastructures, les Partenariats Public-Privé (PPP), l’énergie, la dette souveraine, le règlement des différends, les traités internationaux, la bonne gouvernance, l’environnement et la promotion du Genre. C’est dans ce cadre que cet accord qui présente des opportunités de collaboration multiformes pour notre pays a été ratifié.
Communiqué du Ministère des Finances et du Budget- Côte d’Ivoire
SIKAFINANCE du 14/05/24
Assemblée Nationale : le Ministre Adama Coulibaly obtient le feu vert des députés (16 /05/2024)
2 projets de lois portant ratification de l’ordonnance sur la réforme des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères à la charge des salariés et celui de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive
Ce jeudi 16 mai 2024, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly était devant les députés membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, pour présenter et défendre deux projets de loi portant ratification d’ordonnance. Il s’agit du projet de loi portant ratification de l’ordonnance n° 2023-719 du 13 septembre 2023 portant réforme des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères à la charge des salariés et celui portant ratification de l’ordonnance n°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.
Les députés membres de ladite commission ont donné leur feu vert au ministre en adoptant à l’unanimité des deux projets de loi portant ratification.
Pour le premier projet de ratification, l’émissaire du gouvernement a indiqué dans son exposé des motifs que c’est pour simplifier l’imposition des traitements, salaires, pensions et rentes viagères et atténuer les inégalités induites par le système actuel de calcul, qu’il est proposé d’aménager le dispositif fiscal en la matière. Cet aménagement, a-t-il poursuivi, consiste, entre autres, à fusionner les trois impôts cédulaires (Impôt sur les salaire (IS) , la contribution nationale pour le développement économique, culturel et social de la Nation (CN) et l’impôt général sur le revenu assis sur les salaires (IGR/ Salaires), instituer une tranche d’imposition à taux nul pour des salaires mensuels inférieurs à 75 000 francs CFA ainsi que relever la fraction exonérée des pensions de retraite et rentes viagères de 300 000 francs à 320 000 franc CFA.
En outre, le ministre a souligné qu’en vue d’alléger les charges des salariés à la retraite, ledit projet de loi portant ordonnance propose de réduire l’impôt sur les pensions des personnes âgées de plus de 70 ans. Non sans se satisfaire qu’avec la présente réforme « plus de 90% des salariés verront leurs traitements et salaires connaître une augmentation ».
A l’en croire, ce texte, en effet est assez important, en ce sens qu’il vise à introduire également une certaine équité dans les impôts de manière à faire en sorte que les personnes qui gagnent beaucoup plus n’aient pas à payer moins d’impôt que ceux qui sont dans une situation intermédiaire ou bien moins lotis.
Dans ce système progressif, ceux qui ont les salaires les plus faibles vont avoir des impôts plus faibles que ceux qui ont les salaires les plus élevés. Je crois que vous avez vu dans les documents qu’on part d’un taux d’imposition de zéro pour les salaires de moins de 75 000 FCFA à 32% pour les salaires de plus de 8 millions de FCFA.
« Cette réforme impacte positivement plus de 99% des travailleurs du public et 94% de ceux du privé. C’est dire que l’Etat supporte le coût de la réforme qui est de 39 milliards de FCFA. Tous les salariés et retraités sont gagnants dans la mise en œuvre de ladite réforme qui a pour objectif d’augmenter le caractère social des actions du gouvernement. Elle vient renforcer toutes les réformes prises au niveau social », s’est félicité le ministre des Finances et du Budget.
Le second projet de loi portant ratification, a fait savoir l’émissaire du gouvernement, résulte d’une réforme qui a été faite au niveau communautaire dans l’espace UEMOA, lors d’un Conseil des ministres de l’institution tenu le 31 mars 2023. Ce conseil, rappelle-t-il, a adopté une loi uniforme qui apporte des innovations, notamment sur le renforcement du rôle et du nombre des membres des cellules nationales de traitement de l’information (Centif). « Le nombre des membres qui était initialement de 6 est désormais entre 6 et 8 membres ».
Selon lui, Le système de contrôle des virements est également renforcé via ce texte avec plus de traçabilité et de contrôle. En sus, s’agissant les personnes politiquement exposées, le champ a été élargi. Auparavant, c’était seulement, les personnes elles-mêmes qui étaient concernées mais avec cette nouvelle loi il y a également en plus d’elles-mêmes, leurs familles et les personnes qui leur sont proches.
L’émissaire a donc salué l’adoption dudit projet de loi de ratification, tout en précisant que ce texte permettra à notre pays de mettre son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux en ligne et en conformité avec les standards internationaux.
SERCOM MFB










