Category: ECONOMIE ET FINANCES
Ãchanges extÃĐrieurs : La CÃīte dâIvoire à nouveau excÃĐdentaire de 978 milliards FCFA à fin octobre 2023
La CÃīte d’Ivoire a enregistrÃĐ un excÃĐdent commercial de 977,8 milliards FCFA au cours des dix premiers mois de l’annÃĐe 2023, marquant une amÃĐlioration significative par rapport à la mÊme pÃĐriode de l’annÃĐe prÃĐcÃĐdente oÃđ le pays affichait un dÃĐficit commercial de 658,8 milliards FCFA, selon les donnÃĐes officielles.
Cette performance remarquable dÃĐcoule d’une augmentation substantielle de 19,2% des exportations de biens, qui ont atteint 9 794,74 milliards FCFA à la fin d’octobre 2023, conjuguÃĐe à une lÃĐgÃĻre baisse des importations de 0,6%, totalisant 8 816,93 milliards FCFA.
Les exportations de la CÃīte d’Ivoire ont ÃĐtÃĐ principalement stimulÃĐes par les ventes de produits manufacturÃĐs, enregistrant une hausse de 66% pour atteindre 2Â 839,47 milliards FCFA, notamment les ventes de produits pÃĐtroliers autres que le pÃĐtrole brut qui ont gÃĐnÃĐrÃĐ des recettes de 1Â 996,98 milliards FCFA, en augmentation significative de 75,8% en glissement annuel.
Dans une moindre mesure, les exportations de produits de premiÃĻre transformation ont connu une ÃĐvolution positive de 10,8%, totalisant 1Â 725,14 milliards FCFA, tirÃĐes par les ventes de cacao transformÃĐ qui ont augmentÃĐ de 30,2%, atteignant 1Â 160,4 milliards FCFA.
La stabilitÃĐ quasi-globale des importations est attribuable à la baisse des achats de produits alimentaires (-3,8% à 1 606,49 milliards FCFA), des autres biens de consommation (-15% à 2 416,92 milliards FCFA), ainsi que des biens intermÃĐdiaires (-1,7% à 1 559,41 milliards FCFA). Cette tendance a ÃĐtÃĐ compensÃĐe par l’augmentation des achats de biens d’ÃĐquipements (+24,3% à 1 873,1 milliards FCFA).
Dr Ange Ponou
SIKA FINANCE du 21/02/24
Le CEPICI a mobilisÃĐ 1000 milliards FCFA d’investissements privÃĐs agrÃĐÃĐs (22/02/ 2024)
Le Centre de promotion des investissements en CÃīte d’Ivoire (CEPICI), le guichet unique de l’investissement dans le pays, a mobilisÃĐ 1000 milliards FCFA d’investissements privÃĐs agrÃĐÃĐs en 2023 en CÃīte d’Ivoire.
L’information a ÃĐtÃĐ donnÃĐe le jeudi 22 fÃĐvrier 2024 à  Abidjan par Solange Amichia, la directrice gÃĐnÃĐrale du CEPICI. Elle s’exprimait au cours d’une cÃĐrÃĐmonie dite confÃĐrence de presse bilan 2023 du CEPICI.
” La CÃīte d’Ivoire demeure une destination attractive et le CEPICI a mobilisÃĐ 1000 milliards FCFA d’investissements privÃĐs agrÃĐÃĐs en 2023. Les performances du guichet unique des formalitÃĐs d’entreprises se sont amÃĐliorÃĐes avec la crÃĐation de plus de 25000 entreprises en 2023. L’environnement des affaires est en constante amÃĐlioration en vue de renforcer la compÃĐtitivitÃĐ du secteur privÃĐ avec la prise en compte du nouvel indice B-Ready de la banque mondiale “, a dit Mme Amichia au terme d’une prÃĐsentation.
Par ailleurs, elle a promis l’engagement de son institution ” Ã apporter son assistance aux entreprises par la crÃĐation du comitÃĐ stratÃĐgique d’Aftercare en vue de la rÃĐsolution de leurs prÃĐoccupations”.
Auparavant, Mme Amichia a fait savoir que le nombre de sociÃĐtÃĐs crÃĐÃĐes en CÃīte d’Ivoire est passÃĐ de 24.940 en 2022 à 25.429 en 2023.
Quant au nombre moyen de sociÃĐtÃĐs crÃĐÃĐes par jour, il est de 101 en 2023 contre 13 sociÃĐtÃĐs en 2013.
En ce qui concerne les investissements privÃĐs à  mobiliser par le CEPICI en 2024, elle a indiquÃĐ qu’ils se chiffrent à  1454 milliards FCFA.
S’agissant des perspectives 2024 pour la promotion des investissements en CÃīte d’Ivoire, le CEPICI entend poursuivre l’exÃĐcution de la stratÃĐgie de ciblage des investissements dans les secteurs prioritaires du Plan national de dÃĐveloppement (PND) et accroÃŪtre le taux de conversion des intentions captÃĐes en investissements effectifs.
Relativement à l’environnement des affaires, Mme Amichia, a affirmÃĐ entre autres, que le CEPICI va ÃĐlaborer l’agenda des rÃĐformes prioritaires focus B-Ready en mars 2024 et faire adopter en conseil des ministres l’agenda des rÃĐformes 2024-2026 d’amÃĐlioration du climat des affaires.
Au titre de l’amÃĐlioration des performances du guichet unique des formalitÃĐs d’entreprises (GUFE), le CEPICI entend dÃĐmatÃĐrialiser complÃĻtement le processus de crÃĐation d’entreprise en ligne, renouveler les infrastructures informatiques du GUFE et dÃĐmÃĐnager les services du GUFE sur un site unique et adaptÃĐ.
CrÃĐÃĐ en 1993 et restructurÃĐ en septembre 2012, le CEPICI est l’outil gouvernemental de promotion des investissements privÃĐs en CÃīte d’Ivoire. De ce fait, il coordonne l’ensemble des initiatives et actions en matiÃĻre de promotion des investissements et de dÃĐveloppement du secteur privÃĐ.
L.Barro
Abidjan.net jeudi 22 fÃĐvrier 2024 |
CÃīte dâIvoire : le Gouvernement lÃĻve la mesure de suspension temporaire dâexportation de la banane plantain, du manioc et ses dÃĐrivÃĐs ainsi que lâigname (22 /02/ 2024)
Le Gouvernement ivoirien dÃĐcide de la levÃĐe de la mesure de suspension temporaire dâexportation de la banane plantain, du manioc et ses dÃĐrivÃĐs ainsi que lâigname. La dÃĐcision de levÃĐe de la suspension a ÃĐtÃĐ estampillÃĐe par les Ministres en charge du Commerce, de lâAgriculture et des Finances et rendue publique, Ã travers un communiquÃĐ, dans lâaprÃĻs-midi du jeudi 22 fÃĐvrier 2024.
Le Ministre du Commerce et de lâIndustrie, le Ministre dâEtat, Ministre de lâAgriculture et du DÃĐveloppement durable et le Ministre des Finances et du Budget portent à la connaissance des usagers du Commerce extÃĐrieur la levÃĐe de la mesure de suspension temporaire dâexportation de la banane plantain, du manioc et ses dÃĐrivÃĐs ainsi que de lâigname à compter de la date de signature du prÃĐsent avis Âŧ
CÃīte dâIvoire /DÃĐmarrage de lâopÃĐration de recensement des entreprises (22 fÃĐvrier)
AprÃĻs la phase de lancement intervenue le 22 fÃĐvrier dans la ville portuaire de San Pedro, au Sud-Est de la CÃīte d’Ivoire, le Recensement gÃĐnÃĐral des entreprises et ÃĐtablissements de CÃīte d’Ivoire (RGEECI) dÃĐmarre ce 5 mars.
Cette initiative conduite par le ministÃĻre ivoirien en charge de l’Economie, du Plan et du DÃĐveloppement, vise à â’disposer d’une banque de donnÃĐes ÃĐconomiques et financiÃĻres actualisÃĐe et exhaustive sur les entreprises et ÃĐtablissements, tant pour les secteurs formels qu’informels, tout en instituant un SystÃĻme d’information gÃĐographique (SIG) sur les entreprises”, souligne une note du ministÃĻre consultÃĐe par Sika Finance.
Soutenu par un financement de la Banque mondiale via le Projet pour l’harmonisation et l’amÃĐlioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHAS), cette opÃĐration, ÃĐtalÃĐe sur 9 mois, sera exÃĐcutÃĐe par 3 000 agents recenseurs de l’Institut National de la Statistique de CÃīte d’Ivoire (INS-CI).
Ce dÃĐnombrement sera couplÃĐ Ã l’enrÃīlement des unitÃĐs du secteur informel, en vue de leur offrir des opportunitÃĐs tangibles d’inclusion financiÃĻre. Cette composante particuliÃĻre de l’opÃĐration est conduite en collaboration avec Mafia Holding, partenaire technique et financier, sous l’ÃĐgide du ministÃĻre ivoirien en charge du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME.
Les rÃĐsultats escomptÃĐs du RGEE-CI permettront de â’dÃĐtailler la structure complÃĻte du secteur privÃĐ, de dÃĐceler les dÃĐfis des entreprises et d’orienter efficacement les politiques de promotion et de crÃĐation d’emplois”. En outre, ils faciliteront la planification des investissements dans divers secteurs et zones gÃĐographiques, ainsi que l’acheminement des infrastructures ÃĐconomiques nÃĐcessaires au dÃĐveloppement local. Ils aideront les autoritÃĐs dans les prises de dÃĐcisions idoines en faveur de l’ÃĐcosystÃĻme des entreprises.
L’opÃĐration comprend 7 ÃĐtapes majeures dans son dÃĐroulÃĐ, allant de l’ÃĐlaboration du document Projet et des outils techniques aux enquÊtes pilotes, au dÃĐnombrement, au ratissage, au traitement et à l’analyse des donnÃĐes, pour finalement aboutir à la publication et à la dissÃĐmination des rÃĐsultats.
Narcisse Angan
SIKA FINANCE du  05/03/24
SociÃĐtÃĐ FinanciÃĻre Internationale : visite du Vice-PrÃĐsident SÃĐrgio PIMENTA en CÃīte dâIvoire (18 mars 2024 CÃīte dâIvoire, terre dâinvestissement 2024
Le vice-prÃĐsident à Abidjan pour renforcer le soutien au secteur privÃĐ
 Le vice-prÃĐsident pour lâAfrique de la SociÃĐtÃĐ financiÃĻre internationale (Sfi), SÃĐrgio Pimenta, entame une visite de travail en CÃīte dâIvoire ce lundi 18 mars 2024, indique un communiquÃĐ de lâinstitution.
Le vice-prÃĐsident sera en CÃīte dâIvoire jusquâau 19 mars à lâeffet de rÃĐaffirmer “lâengagement dâIfc à renforcer son soutien au secteur privÃĐ ivoirien, à la croissance ÃĐconomique et la crÃĐation d’emplois”.
Selon notre source, M. Pimenta rencontrera, au cours de son sÃĐjour, Kaba NialÃĐ, le ministre de l’Economie, du Plan et du DÃĐveloppement ; Adama Coulibaly, ministre des Finances et du Budget ; dâautres membres clÃĐs du gouvernement ainsi que des reprÃĐsentants du secteur privÃĐ.
Les dÃĐbats avec les autoritÃĐs ivoiriennes porteront sur la maniÃĻre dont la SociÃĐtÃĐ financiÃĻre internationale peut accompagner la mise en Åuvre du Plan national de dÃĐveloppement de la CÃīte d’Ivoire (Pnd 2021-2025). Ce, par le renforcement des investissements dans le logement abordable, l’agro-industrie, la santÃĐ, les infrastructures (y compris les infrastructures numÃĐriques), le dÃĐveloppement des marchÃĐs des capitaux et le financement des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme).
Il faut indiquer que le vice-prÃĐsident sera accompagnÃĐ pour l’occasion des ÃĐquipes de direction de la Sfi en Afrique reprÃĐsentant les secteurs des infrastructures, de l’industrie manufacturiÃĻre, de l’agro-alimentaire, des services et des industries financiÃĻres.
FRATMAT INFOS du   18/03/24
PÃĐtrole : La CÃīte dâIvoire projette adhÃĐrer à lâOPEP (15 /03/ 2024)
Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, de l’Energie et du PÃĐtrole.Â
” Pour nous, les choses sont claires, notre pays va remplir les conditions pour Être membre de l’OPEP ” a annoncÃĐ le ministre ivoirien des Mines, du PÃĐtrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, lors d’une rencontre le 15 mars avec le GPP, la faÃŪtiÃĻre locale des acteurs de l’industrie du pÃĐtrole.
Cette ambition affichÃĐe est la consÃĐquence de la dÃĐcouverte de deux importants gisements de pÃĐtrole Baleine (septembre 2021- juin 2022) et Calao (fÃĐvrier 2024) au large des cÃītes du pays. ” Si hier la CÃīte d’Ivoire ÃĐtait tout juste un pays importateur, avec ces diffÃĐrentes dÃĐcouvertes, nous allons passer dans un dÃĐlai trÃĻs proche, Ã celui de pays exportateur net de produits pÃĐtroliers ” a soulignÃĐ le ministre.
Le gisement baleine, avec un potentiel certifiÃĐ de 2,5 milliards de barils, va voir sa production actuelle de 18 000 bpj (barils par jour) portÃĐe à 50 000 bpj en dÃĐcembre 2024 avant d’atteindre 150 000 bpj à l’horizon 2027 lors de sa troisiÃĻme phase de dÃĐveloppement. Ce qui devrait porter la production globale du pays à 200 000 barils à cette ÃĐchÃĐance. Et à terme, avec la mise en exploitation de Calao, l’offre ivoirienne devrait atteindre des sommets.
Voir aussi –Â CÃīte d’Ivoire : ENI va investir 10 milliards de dollars pour le gisement Baleine
Pour la CÃīte d’Ivoire, adhÃĐrer à l’OPEP reviendra à intÃĐgrer un cartel qui est le premier centre de dÃĐcision stratÃĐgique sur les questions de l’or noir dont les cours restent trÃĻs volatiles.
Rappelons que l’organisation internationale qui rÃĐunit de grands pays producteurs du pÃĐtrole, au nombre de 12 dont 6 pays africains, vise à rÃĐguler l’offre mondiale afin de maintenir les prix à un certain niveau dans l’intÃĐrÊt de ses pays membres. L’OPEP reprÃĐsente environ 40% de l’offre mondiale de pÃĐtrole.Â
Fanuelle YaoÂ
SIKAFINANCE du 19/03/24
La CÃīte dâIvoire dÃĐclasse le Maroc et devient le premier fournisseur africain du Cameroun (2023)
Les exportations ivoiriennes de biens vers le Cameroun ont suivi une trajectoire ascendante au cours des trois derniÃĻres annÃĐes. Selon les donnÃĐes de l’Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, Abidjan a expÃĐdiÃĐ pour environ 76 milliards FCFA de marchandises vers YaoundÃĐ en 2023, en hausse de 21,8% par rapport à 2021, et de 25,4% par rapport à 2022. GrÃĒce à cette performance, la CÃīte d’Ivoire dÃĐtrÃīne le Maroc et devient le plus gros fournisseur africain du Cameroun en 2023 avec une part de marchÃĐ de 16%.
Dans le mÊme temps, les importations ivoiriennes depuis le Cameroun restent faibles. La premiÃĻre puissance de l’UEMOA ne figure pas dans la liste des 10 premiers clients africains du Cameroun.
En 2022, les expÃĐditions camerounaises se sont davantage rÃĐtrÃĐcies, s’ÃĐtablissant à 3 milliards FCFA (contre 8,3 milliards FCFA en 2021). Abidjan enregistrait ainsi un excÃĐdent commercial de 57 milliards FCFA vis-à -vis de YaoundÃĐ. Le rapport de l’INS ne prÃĐcise cependant pas la nature des produits ÃĐchangÃĐs entre les deux pays.
En 2023, le Tchad (149,1 milliards FCFA), l’Afrique du Sud (47,9 milliards FCFA) et le NigÃĐria (39,5 milliards FCFA) ont ÃĐtÃĐ les principales destinations des marchandises camerounaises en Afrique. Toutefois, les statisticiens de l’INS estiment que les ÃĐchanges commerciaux entre le Cameroun et ses voisins (la CEMAC et le NigÃĐria) devraient Être beaucoup plus importants. Cela est principalement dÃŧ à la porositÃĐ des frontiÃĻres qui engendre des ÃĐchanges transfrontaliers non enregistrÃĐs dans les statistiques douaniÃĻres.
PrÃĐcisons qu’en 2023, le Cameroun a accusÃĐ un dÃĐficit commercial record de plus de 2 000 milliards FCFA, en hausse de 40,3% par rapport aĖ l’annÃĐe 2022. Cette dÃĐgradation rÃĐsulte de la baisse des recettes d’exportations de 495 milliards FCFA (14,2%), combinÃĐe aĖ la hausse des dÃĐpenses d’importations de 81 milliards FCFA (1,7 %).
La RÃĐdaction
SIKAFINANCE du  14/05/24
”Non, la CÃīte d’Ivoire n’est pas un pays pauvre trÃĻs endettÃĐ (PPTE) ! (2022)
Depuis plusieurs jours, une campagne de dÃĐsinformation et d’intoxication circule dans l’espace mÃĐdiatique et public sur la CÃīte d’Ivoire supposÃĐment redevenue PPTE, entendez Pays Pauvre TrÃĻs EndettÃĐ. Il faut rappeler que cette polÃĐmique fait rÃĐguliÃĻrement irruption dans le dÃĐbat public, comme en 2022, poussant la Banque mondiale à apporter un dÃĐmenti formel.
C’est donc dans cette optique qu’il est important de redire trÃĻs clairement que la CÃīte d’Ivoire ne fait plus partie de l’initiative PPTE depuis 2018. Notre pays est classÃĐ au rang des pays à revenus intermÃĐdiaires. Ceci nous emmÃĻne donc à apporter les prÃĐcisions suivantes :Â
- Nos fondamentaux ÃĐconomiques sont solides. La CÃīte d’Ivoire, premiÃĻre puissance ÃĐconomique de la zone UEMOA prÃĐsente, dans un contexte international difficile, des perspectives ÃĐconomiques positives portÃĐes par les efforts de diversification et de consolidation initiÃĐs par le Gouvernement.
- Au sujet de la polÃĐmique sur un hypothÃĐtique retour de la CÃīte d’Ivoire au programme Pays Pauvres TrÃĻs EndettÃĐs (PPTE) : il faut premiÃĻrement rappeler que l’initiative PPTE a ÃĐtÃĐ crÃĐÃĐe par le ” Club de Paris ” en collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le but d’allÃĐger ou de rÃĐamÃĐnager la dette extÃĐrieure des pays prÃĐsentant des difficultÃĐs à l’honorer. Notre pays a ÃĐtÃĐ classÃĐ par la Banque mondiale au rang des Pays à revenus intermÃĐdiaires (tranche infÃĐrieure) aux cÃītÃĐs de l’Angola, du Kenya, ou encore du NigÃĐria. La polÃĐmique est en rÃĐalitÃĐ nÃĐe de la mauvaise interprÃĐtation d’un article publiÃĐ sur le site de la Banque mondiale mettant à jour la liste des pays ayant bÃĐnÃĐficiÃĐ par le passÃĐ de l’Initiative PPTE. La CÃīte d’Ivoire a effectivement bÃĐnÃĐficiÃĐ de ce dispositif d’allÃĻgement de dette en 2012 mais en est sorti en 2018. Toutes ces donnÃĐes sont rÃĐguliÃĻrement mises à jour par la Banque mondiale et disponibles sur le lien suivant : https://www.elibrary.imf.org/view/journalA003-en.xml“
- Enfin, certains analystes relÃĻvent par la nÃĐgative la ratification de l’accord sur la FacilitÃĐ Africaine de Soutien Juridique (FASJ), instrument relevant de la Banque Africaine de DÃĐveloppement (BAD). Pour comprendre la pertinence de cet instrument pour notre pays, il faut se rÃĐfÃĐrer à ses missions. Initialement focalisÃĐes sur le soutien juridique aux Etats africains, en particulier aux Pays Pauvres TrÃĻs EndettÃĐs, ces missions ont considÃĐrablement ÃĐvoluÃĐ depuis l’atteinte du point d’achÃĻvement par les pays africains en s’articulant autour de l’assistance dans plusieurs secteurs tels que les activitÃĐs extractives, les ressources naturelles, les infrastructures, les Partenariats Public-PrivÃĐ (PPP), l’ÃĐnergie, la dette souveraine, le rÃĻglement des diffÃĐrends, les traitÃĐs internationaux, la bonne gouvernance, l’environnement et la promotion du Genre. C’est dans ce cadre que cet accord qui prÃĐsente des opportunitÃĐs de collaboration multiformes pour notre pays a ÃĐtÃĐ ratifiÃĐ.
CommuniquÃĐ Â du MinistÃĻre des Finances et du Budget- CÃīte d’Ivoire
 SIKAFINANCE  du 14/05/24
AssemblÃĐe Nationale : le Ministre Adama Coulibaly obtient le feu vert des dÃĐputÃĐs (16 /05/2024)
2 projets de lois portant ratification de lâordonnance sur la rÃĐforme des impÃīts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres à la charge des salariÃĐs et celui de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifÃĐration des armes de destruction massive
 Ce jeudi 16 mai 2024, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly ÃĐtait devant les dÃĐputÃĐs membres de la Commission des Affaires Economiques et FinanciÃĻres (CAEF) de lâAssemblÃĐe nationale, pour prÃĐsenter et dÃĐfendre deux projets de loi portant ratification dâordonnance. Il sâagit du projet de loi portant ratification de lâordonnance n° 2023-719 du 13 septembre 2023 portant rÃĐforme des impÃīts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres à la charge des salariÃĐs et celui portant ratification de lâordonnance n°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifÃĐration des armes de destruction massive.
Les dÃĐputÃĐs membres de ladite commission ont donnÃĐ leur feu vert au ministre en adoptant à lâunanimitÃĐ des deux projets de loi portant ratification.
Pour le premier projet de ratification, lâÃĐmissaire du gouvernement a indiquÃĐ dans son exposÃĐ des motifs que câest pour simplifier lâimposition des traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres et attÃĐnuer les inÃĐgalitÃĐs induites par le systÃĻme actuel de calcul, quâil est proposÃĐ dâamÃĐnager le dispositif fiscal en la matiÃĻre. Cet amÃĐnagement, a-t-il poursuivi, consiste, entre autres, à fusionner les trois impÃīts cÃĐdulaires (ImpÃīt sur les salaire (IS) , la contribution nationale pour le dÃĐveloppement ÃĐconomique, culturel et social de la Nation (CN) et lâimpÃīt gÃĐnÃĐral sur le revenu assis sur les salaires (IGR/ Salaires), instituer une tranche dâimposition à taux nul pour des salaires mensuels infÃĐrieurs à 75 000 francs CFA ainsi que relever la fraction exonÃĐrÃĐe des pensions de retraite et rentes viagÃĻres de 300 000 francs à 320 000 franc CFA.
En outre, le ministre a soulignÃĐ quâen vue dâallÃĐger les charges des salariÃĐs à la retraite, ledit projet de loi portant ordonnance propose de rÃĐduire lâimpÃīt sur les pensions des personnes ÃĒgÃĐes de plus de 70 ans. Non sans se satisfaire quâavec la prÃĐsente rÃĐforme ÂŦ plus de 90% des salariÃĐs verront leurs traitements et salaires connaÃŪtre une augmentation Âŧ.
A lâen croire, ce texte, en effet est assez important, en ce sens quâil vise à introduire ÃĐgalement une certaine ÃĐquitÃĐ dans les impÃīts de maniÃĻre à faire en sorte que les personnes qui gagnent beaucoup plus nâaient pas à payer moins dâimpÃīt que ceux qui sont dans une situation intermÃĐdiaire ou bien moins lotis.
Dans ce systÃĻme progressif, ceux qui ont les salaires les plus faibles vont avoir des impÃīts plus faibles que ceux qui ont les salaires les plus ÃĐlevÃĐs. Je crois que vous avez vu dans les documents quâon part dâun taux dâimposition de zÃĐro pour les salaires de moins de 75 000 FCFA Ã 32% pour les salaires de plus de 8 millions de FCFA.
ÂŦ Cette rÃĐforme impacte positivement plus de 99% des travailleurs du public et 94% de ceux du privÃĐ. Câest dire que lâEtat supporte le coÃŧt de la rÃĐforme qui est de 39 milliards de FCFA. Tous les salariÃĐs et retraitÃĐs sont gagnants dans la mise en Åuvre de ladite rÃĐforme qui a pour objectif dâaugmenter le caractÃĻre social des actions du gouvernement. Elle vient renforcer toutes les rÃĐformes prises au niveau social Âŧ, sâest fÃĐlicitÃĐ le ministre des Finances et du Budget.
Le second projet de loi portant ratification, a fait savoir lâÃĐmissaire du gouvernement, rÃĐsulte dâune rÃĐforme qui a ÃĐtÃĐ faite au niveau communautaire dans lâespace UEMOA, lors dâun Conseil des ministres de lâinstitution tenu le 31 mars 2023. Ce conseil, rappelle-t-il, a adoptÃĐ une loi uniforme qui apporte des innovations, notamment sur le renforcement du rÃīle et du nombre des membres des cellules nationales de traitement de lâinformation (Centif).  ÂŦ Le nombre des membres qui ÃĐtait initialement de 6 est dÃĐsormais entre 6 et 8 membres Âŧ.
Selon lui, Le systÃĻme de contrÃīle des virements est ÃĐgalement renforcÃĐ via ce texte avec plus de traçabilitÃĐ et de contrÃīle. En sus, sâagissant les personnes politiquement exposÃĐes, le champ a ÃĐtÃĐ ÃĐlargi. Auparavant, câÃĐtait seulement, les personnes elles-mÊmes qui ÃĐtaient concernÃĐes mais avec cette nouvelle loi il y a ÃĐgalement en plus dâelles-mÊmes, leurs familles et les personnes qui leur sont proches.
 LâÃĐmissaire a donc saluÃĐ lâadoption dudit projet de loi de ratification, tout en prÃĐcisant que ce texte permettra à notre pays de mettre son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux en ligne et en conformitÃĐ avec les standards internationaux.
  SERCOM MFB










