ACTU-11

La Côte d’Ivoire déclasse le Maroc et devient le premier fournisseur africain du Cameroun (2023)

Les exportations ivoiriennes de biens vers le Cameroun ont suivi une trajectoire ascendante au cours des trois dernières années. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, Abidjan a expédié pour environ 76 milliards FCFA de marchandises vers Yaoundé en 2023, en hausse de 21,8% par rapport à 2021, et de 25,4% par rapport à 2022. Grâce à cette performance, la Côte d’Ivoire détrône le Maroc et devient le plus gros fournisseur africain du Cameroun en 2023 avec une part de marché de 16%.

Dans le même temps, les importations ivoiriennes depuis le Cameroun restent faibles. La première puissance de l’UEMOA ne figure pas dans la liste des 10 premiers clients africains du Cameroun.

En 2022, les expéditions camerounaises se sont davantage rétrécies, s’établissant à 3 milliards FCFA (contre 8,3 milliards FCFA en 2021). Abidjan enregistrait ainsi un excédent commercial de 57 milliards FCFA vis-à-vis de Yaoundé. Le rapport de l’INS ne précise cependant pas la nature des produits échangés entre les deux pays.

En 2023, le Tchad (149,1 milliards FCFA), l’Afrique du Sud (47,9 milliards FCFA) et le Nigéria (39,5 milliards FCFA) ont été les principales destinations des marchandises camerounaises en Afrique. Toutefois, les statisticiens de l’INS estiment que les échanges commerciaux entre le Cameroun et ses voisins (la CEMAC et le Nigéria) devraient être beaucoup plus importants. Cela est principalement dû à la porosité des frontières qui engendre des échanges transfrontaliers non enregistrés dans les statistiques douanières.

Précisons qu’en 2023, le Cameroun a accusé un déficit commercial record de plus de 2 000 milliards FCFA, en hausse de 40,3% par rapport à l’année 2022. Cette dégradation résulte de la baisse des recettes d’exportations de 495 milliards FCFA (14,2%), combinée à la hausse des dépenses d’importations de 81 milliards FCFA (1,7 %).

La Rédaction

SIKAFINANCE du  14/05/24

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ACTU-10

Nouvelle loi sur le mariage en Côte d’Ivoire_(14 /02/2023)

La femme mariée a l’usage (le droit) du nom du mari et non l’obligation et l’ordre dans lequel son nom doit s’écrire est désormais déterminé et harmonisé ainsi qu’il suit : « Madame, suivi de ses nom et prénoms de jeune fille, épouse, suivi du nom du mari ».

L’information a été donnée par le Sous-directeur de la Législation à la Direction des Etudes de la Législation et de la Documentation (DELD) du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Trabi Botty Jérôme. Invité de la conférence de presse hebdomadaire du Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG) ”Tout Savoir Sur”, le mardi 14 février 2023 à Abidjan-Plateau, il intervenait sur la nouvelle loi relative au mariage, loi n° 2019-570 du 26 juin 2019.

Contrairement à l’ancienne loi qui comportait deux régimes matrimoniaux, la nouvelle loi en institue désormais trois. Notamment, la communauté de biens réduite aux acquêts, la séparation de biens et le contrat de mariage par acte notarié. Le contrat de mariage par acte notarié est une convention par laquelle les futurs époux règlent les effets patrimoniaux de leur mariage (art. 59), convention faite par devant notaire et les effets à compter de la date de la célébration du mariage, a expliqué Trabi Botty Jérôme.

Et de préciser que lorsque les époux désirent changer de régime matrimonial, ils doivent attendre après deux années d’application du régime adopté, et, la requête en changement de régime matrimonial peut-être présentée soit par les deux époux soit par l’un des deux désormais (art. 62), contrairement à l’ancienne loi qui exigeait uniquement une requête conjointe des deux époux. Selon lui, la loi qui interdisait la dot et faisait de sa pratique une infraction, punie comme telle, est abrogée. Par ailleurs, Trabi Botty Jérôme a indiqué que le lieu de célébration du mariage est, en principe, le siège de la circonscription d’état civil du domicile ou de la résidence de l’un des futurs époux. Cependant, le mariage peut être célébré en un autre lieu dans les trois hypothèses et conditions suivantes.

”Sur autorisation écrite du Procureur de la République, l’officier de l’état civil peut célébrer un mariage en un lieu autre que le siège, en restant à l’intérieur de sa circonscription d’état civil. En cas d’empêchements graves, le procureur de la République peut requérir l’officier de l’état civil de se transporter au domicile ou à la résidence de l’un des futurs époux.

Ce domicile ou cette résidence doit être situé dans les limites du ressort territorial de la circonscription ou du centre d’état civil. Et en cas de péril imminent de mort de l’un des futurs époux, l’officier de l’état civil peut, sans autorisation ni réquisition du Procureur de la République, se transporter au domicile ou à la résidence de l’un d’eux ou en tout autre lieu, pour y célébrer le mariage”, a-t-il expliqué. Au niveau des effets du mariage, Si la cohabitation présente un danger physique ou moral pour l’un des époux, celui-ci peut demander au président du tribunal à être autorisé à résider séparément pour une durée déterminée, a déclaré Trabi Botty Jérôme.

Trabi Botty Jérôme a également indiqué que pour ce qui est de la reconnaissance d’un enfant hors mariage d’un homme alors qu’il est marié, l’enfant ne peut porter son nom qu’avec l’acte du commissaire de justice et du consentement de sa femme. Aussi quand un des conjoints refuse de contribuer aux charges familiales, il peut y être contraint par le juge.

FRATERNITE MATIN INFO du 14/02/23

Source : CICG

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ACTU-9

”Non, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays pauvre très endetté (PPTE) ! (2022)

Depuis plusieurs jours, une campagne de désinformation et d’intoxication circule dans l’espace médiatique et public sur la Côte d’Ivoire supposément redevenue PPTE, entendez Pays Pauvre Très Endetté. Il faut rappeler que cette polémique fait régulièrement irruption dans le débat public, comme en 2022, poussant la Banque mondiale à apporter un démenti formel.

C’est donc dans cette optique qu’il est important de redire très clairement que la Côte d’Ivoire ne fait plus partie de l’initiative PPTE depuis 2018. Notre pays est classé au rang des pays à revenus intermédiaires. Ceci nous emmène donc à apporter les précisions suivantes : 

  • Nos fondamentaux économiques sont solides. La Côte d’Ivoire, première puissance économique de la zone UEMOA présente, dans un contexte international difficile, des perspectives économiques positives portées par les efforts de diversification et de consolidation initiés par le Gouvernement.
  • Au sujet de la polémique sur un hypothétique retour de la Côte d’Ivoire au programme Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) : il faut premièrement rappeler que l’initiative PPTE a été créée par le ” Club de Paris ” en collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le but d’alléger ou de réaménager la dette extérieure des pays présentant des difficultés à l’honorer. Notre pays a été classé par la Banque mondiale au rang des Pays à revenus intermédiaires (tranche inférieure) aux côtés de l’Angola, du Kenya, ou encore du Nigéria. La polémique est en réalité née de la mauvaise interprétation d’un article publié sur le site de la Banque mondiale mettant à jour la liste des pays ayant bénéficié par le passé de l’Initiative PPTE. La Côte d’Ivoire a effectivement bénéficié de ce dispositif d’allègement de dette en 2012 mais en est sorti en 2018. Toutes ces données sont régulièrement mises à jour par la Banque mondiale et disponibles sur le lien suivant : https://www.elibrary.imf.org/view/journalA003-en.xml
  • Enfin, certains analystes relèvent par la négative la ratification de l’accord sur la Facilité Africaine de Soutien Juridique (FASJ), instrument relevant de la Banque Africaine de Développement (BAD). Pour comprendre la pertinence de cet instrument pour notre pays, il faut se référer à ses missions. Initialement focalisées sur le soutien juridique aux Etats africains, en particulier aux Pays Pauvres Très Endettés, ces missions ont considérablement évolué depuis l’atteinte du point d’achèvement par les pays africains en s’articulant autour de l’assistance dans plusieurs secteurs tels que les activités extractives, les ressources naturelles, les infrastructures, les Partenariats Public-Privé (PPP), l’énergie, la dette souveraine, le règlement des différends, les traités internationaux, la bonne gouvernance, l’environnement et la promotion du Genre. C’est dans ce cadre que cet accord qui présente des opportunités de collaboration multiformes pour notre pays a été ratifié.

Communiqué  du Ministère des Finances et du Budget- Côte d’Ivoire

 SIKAFINANCE  du 14/05/24

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ACTU-8

Recommandations issues du rapport sikafinance 2023 sur la compétitivité des entreprises ivoiriennes

L’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprises (ONCE) a requis auprès de Sikafinance (Société d’information financière et économique relative à la bourse dans les huit (08) pays de l’UEMOA), la production d’un rapport sur la compétitivité des entreprises ivoiriennes dans l’optique d’appréhender tous les contours de sa mission et de l’opérationnalisation de celle-ci.

Ce rapport, dans son essence, porte sur le comportement de ces entreprises dans tous les trois secteurs d’activités économiques (primaire, secondaire et tertiaire) et se contextualise dans un environnement depuis la crise post-électorale de 2011.

Il a révélé des défis significatifs mais également des opportunités prometteuses pour le développement économique du pays. L’environnement des affaires en Côte d’Ivoire est en constante évolution et il est crucial que les entreprises adoptent des stratégies novatrices pour rester compétitives sur le marché régional et international. Ces entreprises doivent donc consentir à des efforts et ce, à plusieurs niveaux.

  1. Recommandations Secteur Primaire

– Réaliser des investissements dans le cadre de la modernisation des pratiques agricoles pour améliorer les rendements des cultures d’exportation et des cultures vivrières qui ont un impact direct sur l’autosuffisance alimentaire recherchée.

-Renforcer les capacités des structures de recherche, de financement et d’encadrement (CNRA, FIRCA, ANADER) en termes de budget, d’équipement et de ressources humaines de qualité.

-Procéder à un regroupement des agriculteurs en coopératives pour empêcher une dispersion des mesures d’accompagnement (formations, subvention…).

-Consolider le Fonds de Garantie des crédits aux PME (FGPME).

-Renforcer le Partenariat Public – Privé.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-Soutenir le sous-secteur agricole par la mise en place d’un mécanisme de suivi évaluation pour permettre une révision continuelle des stratégies.

  1. Recommandations Secteur Secondaire

-Œuvrer à réduire les coûts de production.

-Créer les conditions pour un fonctionnement des usines à plein régime (disponibilité des intrants, de personnel qualifié pour l’entretien des installations,…).

-Réduire le coût de l’électricité.

-Solliciter les fonds d’investissement et de garantie au profit des entreprises à capitaux ivoiriens (prêts à taux préférentiels et garanties de prêts).

-Réduire les taxes d’importation sur les biens d’équipements industriels.

-Encourager la création de joint-ventures (coentreprises) avec les entreprises étrangères de référence pour bénéficier de leur savoir-faire.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et le  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-Créer un fonds d’investissement et un fonds de garantie de prêts pour soutenir les entreprises extractives locales, de BTP, de production et de distribution d’électricité, de gaz et d’eau ainsi que pour l’industrie manufacturière.

-Favoriser la transparence et l’efficacité dans l’octroi des contrats publics de construction et développer la sous-traitance avec les entreprises locales.

-Simplifier les processus administratifs et les procédures de demande de licences et de permis et encourager la création de sociétés à capitaux majoritairement ivoiriens en offrant des incitatifs fiscaux et douaniers aux nouvelles entreprises ivoiriennes du secteur extractif.

-Financer des projets de recherche dans le secteur de l’industrie extractive et encourager les collaborations entre entreprises et institutions de recherche pour l’innovation.

-Encourager l’utilisation des énergies renouvelables dans les opérations d’exploitation et soutenir les initiatives qui contribuent à la transition énergétique du secteur.

  1. Recommandations Secteur Tertiaire

-Améliorer la qualité des services.

-Promouvoir l’innovation et la diversification des produits  et services.

-Adapter la formation professionnelle aux besoins du secteur.

-Vulgariser les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et assurer la régulation face aux géants du numérique.

-Promouvoir l’inclusion financière.

-Renforcer la cyber sécurité.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et le  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-Améliorer continuellement les infrastructures touristiques pour offrir une expérience de qualité aux visiteurs et -créer des packages adaptés aux niveaux de revenus locaux pour stimuler le tourisme intérieur.

En mettant en œuvre ces recommandations, les entreprises ivoiriennes peuvent améliorer leur compétitivité, contribuant ainsi à la croissance économique durable du pays.

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ACTU-7

Assemblée Nationale : le Ministre Adama Coulibaly obtient le feu vert des députés (16 /05/2024)

2 projets de lois portant ratification de l’ordonnance sur la réforme des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères à la charge des salariés et celui de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive

 Ce jeudi 16 mai 2024, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly était devant les députés membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, pour présenter et défendre deux projets de loi portant ratification d’ordonnance. Il s’agit du projet de loi portant ratification de l’ordonnance n° 2023-719 du 13 septembre 2023 portant réforme des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères à la charge des salariés et celui portant ratification de l’ordonnance n°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.

Les députés membres de ladite commission ont donné leur feu vert au ministre en adoptant à l’unanimité des deux projets de loi portant ratification.

Pour le premier projet de ratification, l’émissaire du gouvernement a indiqué dans son exposé des motifs que c’est pour simplifier l’imposition des traitements, salaires, pensions et rentes viagères et atténuer les inégalités induites par le système actuel de calcul, qu’il est proposé d’aménager le dispositif fiscal en la matière. Cet aménagement, a-t-il poursuivi, consiste, entre autres, à fusionner les trois impôts cédulaires (Impôt sur les salaire (IS) , la contribution nationale pour le développement économique, culturel et social de la Nation (CN) et l’impôt général sur le revenu assis sur les salaires (IGR/ Salaires), instituer une tranche d’imposition à taux nul pour des salaires mensuels inférieurs à 75 000 francs CFA ainsi que relever la fraction exonérée des pensions de retraite et rentes viagères de 300 000 francs à 320 000 franc CFA.

En outre, le ministre a souligné qu’en vue d’alléger les charges des salariés à la retraite, ledit projet de loi portant ordonnance propose de réduire l’impôt sur les pensions des personnes âgées de plus de 70 ans. Non sans se satisfaire qu’avec la présente réforme « plus de 90% des salariés verront leurs traitements et salaires connaître une augmentation ».

A l’en croire, ce texte, en effet est assez important, en ce sens qu’il vise à introduire également une certaine équité dans les impôts de manière à faire en sorte que les personnes qui gagnent beaucoup plus n’aient pas à payer moins d’impôt que ceux qui sont dans une situation intermédiaire ou bien moins lotis.

Dans ce système progressif, ceux qui ont les salaires les plus faibles vont avoir des impôts plus faibles que ceux qui ont les salaires les plus élevés. Je crois que vous avez vu dans les documents qu’on part d’un taux d’imposition de zéro pour les salaires de moins de 75 000 FCFA à 32% pour les salaires de plus de 8 millions de FCFA.

« Cette réforme impacte positivement plus de 99% des travailleurs du public et 94% de ceux du privé. C’est dire que l’Etat supporte le coût de la réforme qui est de 39 milliards de FCFA. Tous les salariés et retraités sont gagnants dans la mise en œuvre de ladite réforme qui a pour objectif d’augmenter le caractère social des actions du gouvernement. Elle vient renforcer toutes les réformes prises au niveau social », s’est félicité le ministre des Finances et du Budget.

Le second projet de loi portant ratification, a fait savoir l’émissaire du gouvernement, résulte d’une réforme qui a été faite au niveau communautaire dans l’espace UEMOA, lors d’un Conseil des ministres de l’institution tenu le 31 mars 2023. Ce conseil, rappelle-t-il, a adopté une loi uniforme qui apporte des innovations, notamment sur le renforcement du rôle et du nombre des membres des cellules nationales de traitement de l’information (Centif).  « Le nombre des membres qui était initialement de 6 est désormais entre 6 et 8 membres ».

Selon lui, Le système de contrôle des virements est également renforcé via ce texte avec plus de traçabilité et de contrôle. En sus, s’agissant les personnes politiquement exposées, le champ a été élargi. Auparavant, c’était seulement, les personnes elles-mêmes qui étaient concernées mais avec cette nouvelle loi il y a également en plus d’elles-mêmes, leurs familles et les personnes qui leur sont proches.

 L’émissaire a donc salué l’adoption dudit projet de loi de ratification, tout en précisant que ce texte permettra à notre pays de mettre son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux en ligne et en conformité avec les standards internationaux.

  SERCOM MFB

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ACTU 6

Logements en location-vente et location simple : “Le Président veut que le loyer n’excède pas le tiers du salaire”, selon le Premier Ministre_4 juillet 2024

L’impact recherché à travers le projet de logements en location-vente et location simple du Programme présidentiel de logements sociaux et économiques a été mis en avant le 4 juillet 2024, par le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Dr Robert Beugré Mambé. C’était lors de la cérémonie de lancement dudit projet à la cité Bae (Brigade anti-émeute) de Yopougon (Abidjan).

À l’occasion, Dr Robert Beugré Mambé a déclaré que le projet dont la première phase de 25 000 logements vient d’être lancée, fera l’objet d’un suivi qui tranchera « radicalement » avec les insuffisances qu’a connues le Programme présidentiel de logements sociaux et économiques.

Le chef du gouvernement a laissé entendre que le Président de la République « a souhaité que le loyer n’excède pas le tiers du revenu de l’acquéreur et que l’apport initial dans le cadre de la location soit le plus réduit ».

Le Premier ministre a également indiqué que la commission spéciale chargée de l’attribution des appartements veillera à ce que personne ne puisse acquérir plus d’un logement à la fois, grâce à un système d’enregistrement biométrique que le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme mettra en place.

Dr Robert Beugré Mambé n’a pas manqué d’exprimer la gratitude du gouvernement aux partenaires, notamment la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) qui finance cette première phase du projet. Il s’est réjoui de l’engagement de l’institution financière réitéré par Cédric Montetcho, responsable du développement commercial, représentant le président Mohamed Ould Tah. Surtout que le prêt est remboursable aux taux de 2,5 % sur 25 ans avec un différé de 5 ans.
Les remerciements de Robert Beugré Mambé ont aussi été formulés à l’endroit du groupe de la Banque mondiale, de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), la Banque de développement d’Abu Dabi et de la Banque islamique de développement (Bid).

Un nouveau départ du programme de logements sociaux et économiques

Relativement à cette première phase de 25 000 logements financée par la Badea à hauteur de 45 milliards de FCfa, le ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Nabagné Koné, a indiqué que la Cité Bae accueillera 800 logements de trois et quatre pièces logés dans des immeubles R + 9, quand la zone industrielle d’Akoupé-Zeudji en abritera 1160.

Pour les villes de l’intérieur sélectionnées (Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et San Pedro), sont prévus des appartements de trois et quatre pièces dans des immeuble R + 4.

Bruno Nabagné Koné a également indiqué que des études montrent que si rien n’est fait urgemment, le besoin actuel estimé à 800 mille logements pourrait s’alourdir avec des demandes de 80 mille à 100 mille logements par an.

Au dire du ministre, les besoins de financement pour 150 mille logements s’élèvent à 6500 milliards de FCfa dont 1000 milliards de part de l’État. C’est en cela que son département ministériel a pu acquérir 400 logements en 2022 et 2023, a-t-il fait savoir.

À en croire Bruno Koné, le maroquin qu’il dirige a également sécurisé 25 ha de terrain à Abidjan dont le site de la Bae à Yopougon, 10 à Akoupé-Zeudji en plus des 24 autres ha acquis à l’intérieur du pays.

Pour sa part, Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a exprimé le plein engagement de son département. Il en a profité pour solliciter la réhabilitation des bâtiments du site qui a accueilli la cérémonie de lancement, mais aussi la dotation en locaux adéquats de la préfecture de police délocalisée dans des baraquements à Abobo.

Plusieurs personnalités ont pris part à la cérémonie dont le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), Dr Aka Aouélé ; la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto ; la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Pr Mariatou Koné.

 

Par Aboubakar Bamba

FRATERNITE MATIN DIGITAL du 04/07/24

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ACTU 5

Ces dix États champions du commerce intra-africain (2023)

Miser sur un commerce panafricain, c’est bien l’ambition affichée par les États africains à travers la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Et si la mise en œuvre de cette initiative peine à se concrétiser, certains pays se distingue par le dynamisme de leurs échanges commerciaux à l’intérieur du continent. 

En 2023, les échanges intra-africains, estimés à près de 207,75 milliards USD (126 745 milliards FCFA), ont progressé de 5,77% par rapport à 2022, où ils s’étaient établis à 196,41 milliards USD (119 855 milliards FCFA), selon des données consultées par Sika Finance auprès d’Afreximbank.

Ce niveau de transactions a été soutenu principalement par l’Afrique du Sud qui consolide son impact dans la région grâce à ses exportations. Les ventes du pays arc-en-ciel en direction des autres pays du continent sont ressorties à 32 milliards USD (19 527 milliards FCFA) en 2023 contre 30,01 milliards USD (18 313 milliards FCFA) en 2022, ce qui correspond à une hausse de 6,64%. Cependant le rythme des exportations à ralenti cette année après avoir réalisé des bonds de 16% en 2022 et 31,01% en 2021. 

A l’inverse, le niveau des importations intra-africain de Pretoria demeure relativement faible même s’il est le plus élevé de la région. Ses achats ont diminué de 19% pour s’établir à 8 milliards USD (4 881 milliards FCFA) en 2023 comparé à 2022. En tout, l’Afrique du Sud représente à lui seul 19,25% du commerce intra-africain.

La Côte d’Ivoire, mieux que le Nigéria, le Maroc et l’Egypte

Parmi les quinze pays de la CEDEAO, trois se distinguent comme champions de la promotion des échanges entre pays africains. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Nigéria et du Mali, respectivement 2ème, 4e et 9e plus gros commerçants panafricains. Et si la force d’Abidjan et d’Abuja réside dans leurs exportations, ce n’est pas le cas pour le Mali qui a davantage importé dans la région qu’il n’a exporté.

Total des échanges intra-africains (en milliards $)     

Pays

2022

2023*

Afrique du Sud

40

40

Côte d’Ivoire

13

16

RD Congo

14

15

Nigéria

9

12

Egypte

8

8

Zambie

7

8

Zimbabwe

8

7

Maroc

6

7

Mali

6

7

Tanzanie

6

6

Total Afrique

196

208

En 2023, la Côte d’Ivoire a exporté pour 11 milliards USD de marchandise vers l’Afrique contre 4,84 milliards USD (2 953 milliards FCFA) d’importations. Ce qui illustre la contribution de 7% du pays dans le total des échanges intra-africain.  Quant aux Nigéria et aux Mali, le volume des échanges ressort respectivement à 11,52 milliards et 6,5 milliards USD. 

Au niveau de l’Afrique central, la République Démocratique du Congo (RDC) se distingue comme le quatrième plus important acteur du commerce intra-africain.  Kinshasa a montré en 2023 une forte appétence pour les produits africains, avec une augmentation de 7,65% de ses achats atteignant 7 milliards USD (4 271 milliards FCFA) contre des ventes en hausse de 3,62% à 8 milliards USD (4 881 milliards FCFA).

L’Égypte (5e) et le Maroc (8e) maintiennent également des relations commerciales dynamiques avec le reste du continent. Sur la période de référence, le Caire a exporté 6 milliards USD (3 661 milliards FCFA) contre 3 milliards USD (2 623 milliards FCFA) pour le royaume chérifien. Et ont importé respectivement 1,9 milliard USD (1 159 milliards FCFA) et 2,5 milliards USD (1 525 milliards FCFA).

Selon un rapport publié par la Banque mondiale en 2020, la mise en œuvre de la ZLECAf devrait accroître la richesse du continent africain de 450 milliards de dollars et sortir environ 68 millions de personnes de la pauvreté.  

Fanuelle YAO

SIKAFINANCE du 05/07/24

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ACTU 4

Près de 500 milliards FCFA d’investissements pour construire la plus grande mine d’or de Côte d’Ivoire (10/07/ 2024)

       Réuni ce 10 juillet 2024 à Abidjan, le conseil des ministres de Côte d’Ivoire a adopté plusieurs décrets, dont deux qui attribuent à la société Shark Mining, détenue à 90% par Montage Gold, des permis d’exploitation pour un gisement d’or dans les départements de Dianra et Kani dans le nord du pays. Couvrant une superficie totale de 357 km2 ces permis englobent à la fois les gisements de Koné et Gbongogo et sont valables pour 20 et 8 ans respectivement, avec possibilité de prolongation.

“L’octroi des permis d’exploitation représente la dernière autorisation gouvernementale requise pour permettre le développement et l’exploitation du projet Koné”, a déclaré Montage Gold dans un communiqué, ajoutant que les travaux de construction de la mine devraient être engagés dès le 1er trimestre 2025 pour un début de production en 2027. Selon une étude de faisabilité publiée en janvier 2024, le projet Koné devrait livrer en moyenne 349 000 onces d’or par an (environ 9,89 tonnes) avant de grimper à 378 000 onces (environ 10,71 tonnes) à partir de la troisième année d’exploitation. 489 milliards FCFA d’investissement Selon les autorités ivoiriennes, ce gisement possède des ressources estimées à 152 tonnes, soit le troisième projet aurifère le plus important d’Afrique de l’Ouest.

cessaires pour démarrer le projet dans les délais escomptés.

La délivrance du permis d’exploitation pour les mines de Koné et Gbongogo intervient queL’exploitation devrait générer environ 2 500 emplois directs en phase de construction de la mine et 1 000 autres en phase d’exploitation. Les investissements prévus sont estimés à 489 milliards FCFA (environ 807, 2 millions de dollars) dont 19,8 milliards FCFA (environ 31,6 millions de dollars) pour le développement local dans la zone de production. La balle est donc désormais dans le camp de la compagnie minière qui doit mobiliser les financements nélques jours seulement après l’entrée en production de la mine de Lafigué au centre du pays. À travers la monétisation de son potentiel aurifère, Abidjan cible une production annuelle de 100 tonnes d’or d’ici 2030 (contre 50 tonnes en 2023) devenant ainsi un géant en la matière sur le continent africain. Pour atteindre cet objectif, le pays a attiré ces dernières années les plus grosses compagnies minières en mettant en place un cadre incitatif.

Martino De Ciccio, le PDG de Montage Gold a salué le “climat d’investissement très favorable” qu’offre le pays. Rappelons que selon une étude de Fraser Institute, la Côte d’Ivoire est la meilleure juridiction en Afrique de l’Ouest pour l’investissement dans le secteur minier.

Cédrick JIONGO

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ACTU 3

Côte d’Ivoire / Café-Cacao : Les exportateurs nationaux obtiennent une subvention publique (26 mai 2021)

      Les exportateurs nationaux de café-cacao peuvent se frotter les mains. En effet, ils vont bénéficier d’une subvention octroyée par le gouvernement ivoirien pour les quatre prochaines campagnes, à savoir la saison en cours 2023-2024, et celles à venir 2024-2025, 2025-2026, et 2026-2027. Les campagnes de commercialisation de ses deux mamelles de l’économie se déroulent en deux phases, à savoir la période du 1er octobre au 31 mars de l’année suivante (grande saison) et celle du 1er avril au 31 septembre de la même année (saison intermédiaire). A en croire le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, qui s’est exprimé au terme du conseil des ministres de ce 10 juillet, cette décision a été ‘’prise conformément à l’ordonnance du 28 décembre 2011 fixant les règles relatives à la commercialisation du Café et du cacao, et à la régulation de la filière café-cacao. Cette mesure vise a-t-il poursuivi à ‘’promouvoir l’émergence de champions nationaux dans les différents secteurs de l’économie du café et du cacao et à assurer durablement leur compétitivité sur le marché national et international”. Soulignons que cette nouvelle décision des autorités ivoiriennes intervient après celle prise en conseil des ministres le 26 mai 2021, relative à l’attribution de 20% des exportations de fèves aux exportateurs et transformateurs ivoiriens de café-cacao, en vue de favoriser l’émergence de champions nationaux dans le secteur et de créer les conditions de la pérennisation de leurs activités. La Côte d’Ivoire étant le premier producteur de cacao à l’échelle mondiale avec 40% de l’offre.  

Narcisse Angan

SIKAFINANC du 11/07/24

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ACTU 2

Compte Rendu de l’Atelier de Réflexion sur la Dynamisation de l’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprises (ONCE). (25/07/2024)

Le jeudi 25 juillet 2024 , à la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sise au Plateau, l’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprises (ONCE) a réuni un parterre de personnalités  du monde des Finances et de l’Economie.
L’objectif de cette rencontre était de dresser un bilan des activités de l’ONCE et d’appréhender les mécanismes pouvant lui permettre d’être davantage efficace dans la mise en œuvre de sa mission.
Il s’agissait également de réitérer la centralité du rôle de l’ONCE dans l’accompagnement du Gouvernement, relativement à la problématique de la compétitivité et de fournir à la Côte d’Ivoire, les armes économiques nécessaires pour faire face à la rude concurrence qui se profile à l’horizon avec l’ouverture des marchés consécutive au démantèlement des barrières douanières et aux Accords de Partenariat Economique (APE).

Pour débattre de cette problématique complexe, l’ONCE a sollicité l’expertise de personnes-ressources pour diriger les travaux au profit des membres du Conseil d’Orientation, des Structures partenaires et des Invités. Ces Experts ont entretenu les participants des enjeux et des implications présents et futurs de la dynamisation de l’Observatoire.
 L’atelier était présidé par le Ministre des Finances et du Budget, représenté par son Conseiller Technique, Monsieur MIMBA Antoine.

Au nom du Ministre ADAMA Coulibaly, Monsieur MIMBA Antoine a rappelé les défis économiques imminents qui attendent la Côte d’Ivoire et la nécessité de renforcer ses fondamentaux, à l’effet de saisir les opportunités et d’affronter avec détermination l’environnement économique mondial fortement concurrentiel.

Ce discours introductif a ouvert les travaux de l’atelier, posant ainsi les bases  d’échanges fructueux.
 Cette rencontre de travail a été un moment crucial pour l’ONCE, permettant de mobiliser des expertises variées autour des enjeux stratégiques et des modalités pratiques de sa dynamisation.
Les échanges ont permis de faire des recommandations  pour une dynamisation effective de l’Observatoire, contribuant ainsi à la préparation de la Côte d’Ivoire à relever les défis économiques mondiaux.

SerCom.ONCE

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