ACTU-11

La CÃīte d’Ivoire dÃĐclasse le Maroc et devient le premier fournisseur africain du Cameroun (2023)

Les exportations ivoiriennes de biens vers le Cameroun ont suivi une trajectoire ascendante au cours des trois derniÃĻres annÃĐes. Selon les donnÃĐes de l’Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, Abidjan a expÃĐdiÃĐ pour environ 76 milliards FCFA de marchandises vers YaoundÃĐ en 2023, en hausse de 21,8% par rapport à 2021, et de 25,4% par rapport à 2022. GrÃĒce à cette performance, la CÃīte d’Ivoire dÃĐtrÃīne le Maroc et devient le plus gros fournisseur africain du Cameroun en 2023 avec une part de marchÃĐ de 16%.

Dans le mÊme temps, les importations ivoiriennes depuis le Cameroun restent faibles. La premiÃĻre puissance de l’UEMOA ne figure pas dans la liste des 10 premiers clients africains du Cameroun.

En 2022, les expÃĐditions camerounaises se sont davantage rÃĐtrÃĐcies, s’ÃĐtablissant à 3 milliards FCFA (contre 8,3 milliards FCFA en 2021). Abidjan enregistrait ainsi un excÃĐdent commercial de 57 milliards FCFA vis-à-vis de YaoundÃĐ. Le rapport de l’INS ne prÃĐcise cependant pas la nature des produits ÃĐchangÃĐs entre les deux pays.

En 2023, le Tchad (149,1 milliards FCFA), l’Afrique du Sud (47,9 milliards FCFA) et le NigÃĐria (39,5 milliards FCFA) ont ÃĐtÃĐ les principales destinations des marchandises camerounaises en Afrique. Toutefois, les statisticiens de l’INS estiment que les ÃĐchanges commerciaux entre le Cameroun et ses voisins (la CEMAC et le NigÃĐria) devraient Être beaucoup plus importants. Cela est principalement dÃŧ à la porositÃĐ des frontiÃĻres qui engendre des ÃĐchanges transfrontaliers non enregistrÃĐs dans les statistiques douaniÃĻres.

PrÃĐcisons qu’en 2023, le Cameroun a accusÃĐ un dÃĐficit commercial record de plus de 2 000 milliards FCFA, en hausse de 40,3% par rapport aĖ€ l’annÃĐe 2022. Cette dÃĐgradation rÃĐsulte de la baisse des recettes d’exportations de 495 milliards FCFA (14,2%), combinÃĐe aĖ€ la hausse des dÃĐpenses d’importations de 81 milliards FCFA (1,7 %).

La RÃĐdaction

SIKAFINANCE du  14/05/24

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ACTU-10

Nouvelle loi sur le mariage en CÃīte d’Ivoire_(14 /02/2023)

La femme mariÃĐe a l’usage (le droit) du nom du mari et non l’obligation et l’ordre dans lequel son nom doit s’ÃĐcrire est dÃĐsormais dÃĐterminÃĐ et harmonisÃĐ ainsi qu’il suit : ÂŦ Madame, suivi de ses nom et prÃĐnoms de jeune fille, ÃĐpouse, suivi du nom du mari Âŧ.

L’information a ÃĐtÃĐ donnÃĐe par le Sous-directeur de la LÃĐgislation à la Direction des Etudes de la LÃĐgislation et de la Documentation (DELD) du ministÃĻre de la Justice et des Droits de l’Homme, Trabi Botty JÃĐrÃīme. InvitÃĐ de la confÃĐrence de presse hebdomadaire du Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG) ”Tout Savoir Sur”, le mardi 14 fÃĐvrier 2023 à Abidjan-Plateau, il intervenait sur la nouvelle loi relative au mariage, loi n° 2019-570 du 26 juin 2019.

Contrairement à l’ancienne loi qui comportait deux rÃĐgimes matrimoniaux, la nouvelle loi en institue dÃĐsormais trois. Notamment, la communautÃĐ de biens rÃĐduite aux acquÊts, la sÃĐparation de biens et le contrat de mariage par acte notariÃĐ. Le contrat de mariage par acte notariÃĐ est une convention par laquelle les futurs ÃĐpoux rÃĻglent les effets patrimoniaux de leur mariage (art. 59), convention faite par devant notaire et les effets à compter de la date de la cÃĐlÃĐbration du mariage, a expliquÃĐ Trabi Botty JÃĐrÃīme.

Et de prÃĐciser que lorsque les ÃĐpoux dÃĐsirent changer de rÃĐgime matrimonial, ils doivent attendre aprÃĻs deux annÃĐes d’application du rÃĐgime adoptÃĐ, et, la requÊte en changement de rÃĐgime matrimonial peut-Être prÃĐsentÃĐe soit par les deux ÃĐpoux soit par l’un des deux dÃĐsormais (art. 62), contrairement à l’ancienne loi qui exigeait uniquement une requÊte conjointe des deux ÃĐpoux. Selon lui, la loi qui interdisait la dot et faisait de sa pratique une infraction, punie comme telle, est abrogÃĐe. Par ailleurs, Trabi Botty JÃĐrÃīme a indiquÃĐ que le lieu de cÃĐlÃĐbration du mariage est, en principe, le siÃĻge de la circonscription d’ÃĐtat civil du domicile ou de la rÃĐsidence de l’un des futurs ÃĐpoux. Cependant, le mariage peut Être cÃĐlÃĐbrÃĐ en un autre lieu dans les trois hypothÃĻses et conditions suivantes.

”Sur autorisation ÃĐcrite du Procureur de la RÃĐpublique, l’officier de l’ÃĐtat civil peut cÃĐlÃĐbrer un mariage en un lieu autre que le siÃĻge, en restant à l’intÃĐrieur de sa circonscription d’ÃĐtat civil. En cas d’empÊchements graves, le procureur de la RÃĐpublique peut requÃĐrir l’officier de l’ÃĐtat civil de se transporter au domicile ou à la rÃĐsidence de l’un des futurs ÃĐpoux.

Ce domicile ou cette rÃĐsidence doit Être situÃĐ dans les limites du ressort territorial de la circonscription ou du centre d’ÃĐtat civil. Et en cas de pÃĐril imminent de mort de l’un des futurs ÃĐpoux, l’officier de l’ÃĐtat civil peut, sans autorisation ni rÃĐquisition du Procureur de la RÃĐpublique, se transporter au domicile ou à la rÃĐsidence de l’un d’eux ou en tout autre lieu, pour y cÃĐlÃĐbrer le mariage”, a-t-il expliquÃĐ. Au niveau des effets du mariage, Si la cohabitation prÃĐsente un danger physique ou moral pour l’un des ÃĐpoux, celui-ci peut demander au prÃĐsident du tribunal à Être autorisÃĐ Ã  rÃĐsider sÃĐparÃĐment pour une durÃĐe dÃĐterminÃĐe, a dÃĐclarÃĐ Trabi Botty JÃĐrÃīme.

Trabi Botty JÃĐrÃīme a ÃĐgalement indiquÃĐ que pour ce qui est de la reconnaissance d’un enfant hors mariage d’un homme alors qu’il est mariÃĐ, l’enfant ne peut porter son nom qu’avec l’acte du commissaire de justice et du consentement de sa femme. Aussi quand un des conjoints refuse de contribuer aux charges familiales, il peut y Être contraint par le juge.

FRATERNITE MATIN INFO du 14/02/23

Source : CICG

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ACTU-9

”Non, la CÃīte d’Ivoire n’est pas un pays pauvre trÃĻs endettÃĐ (PPTE) ! (2022)

Depuis plusieurs jours, une campagne de dÃĐsinformation et d’intoxication circule dans l’espace mÃĐdiatique et public sur la CÃīte d’Ivoire supposÃĐment redevenue PPTE, entendez Pays Pauvre TrÃĻs EndettÃĐ. Il faut rappeler que cette polÃĐmique fait rÃĐguliÃĻrement irruption dans le dÃĐbat public, comme en 2022, poussant la Banque mondiale à apporter un dÃĐmenti formel.

C’est donc dans cette optique qu’il est important de redire trÃĻs clairement que la CÃīte d’Ivoire ne fait plus partie de l’initiative PPTE depuis 2018. Notre pays est classÃĐ au rang des pays à revenus intermÃĐdiaires. Ceci nous emmÃĻne donc à apporter les prÃĐcisions suivantes : 

  • Nos fondamentaux ÃĐconomiques sont solides. La CÃīte d’Ivoire, premiÃĻre puissance ÃĐconomique de la zone UEMOA prÃĐsente, dans un contexte international difficile, des perspectives ÃĐconomiques positives portÃĐes par les efforts de diversification et de consolidation initiÃĐs par le Gouvernement.
  • Au sujet de la polÃĐmique sur un hypothÃĐtique retour de la CÃīte d’Ivoire au programme Pays Pauvres TrÃĻs EndettÃĐs (PPTE) : il faut premiÃĻrement rappeler que l’initiative PPTE a ÃĐtÃĐ crÃĐÃĐe par le ” Club de Paris ” en collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le but d’allÃĐger ou de rÃĐamÃĐnager la dette extÃĐrieure des pays prÃĐsentant des difficultÃĐs à l’honorer. Notre pays a ÃĐtÃĐ classÃĐ par la Banque mondiale au rang des Pays à revenus intermÃĐdiaires (tranche infÃĐrieure) aux cÃītÃĐs de l’Angola, du Kenya, ou encore du NigÃĐria. La polÃĐmique est en rÃĐalitÃĐ nÃĐe de la mauvaise interprÃĐtation d’un article publiÃĐ sur le site de la Banque mondiale mettant à jour la liste des pays ayant bÃĐnÃĐficiÃĐ par le passÃĐ de l’Initiative PPTE. La CÃīte d’Ivoire a effectivement bÃĐnÃĐficiÃĐ de ce dispositif d’allÃĻgement de dette en 2012 mais en est sorti en 2018. Toutes ces donnÃĐes sont rÃĐguliÃĻrement mises à jour par la Banque mondiale et disponibles sur le lien suivant : https://www.elibrary.imf.org/view/journalA003-en.xml“
  • Enfin, certains analystes relÃĻvent par la nÃĐgative la ratification de l’accord sur la FacilitÃĐ Africaine de Soutien Juridique (FASJ), instrument relevant de la Banque Africaine de DÃĐveloppement (BAD). Pour comprendre la pertinence de cet instrument pour notre pays, il faut se rÃĐfÃĐrer à ses missions. Initialement focalisÃĐes sur le soutien juridique aux Etats africains, en particulier aux Pays Pauvres TrÃĻs EndettÃĐs, ces missions ont considÃĐrablement ÃĐvoluÃĐ depuis l’atteinte du point d’achÃĻvement par les pays africains en s’articulant autour de l’assistance dans plusieurs secteurs tels que les activitÃĐs extractives, les ressources naturelles, les infrastructures, les Partenariats Public-PrivÃĐ (PPP), l’ÃĐnergie, la dette souveraine, le rÃĻglement des diffÃĐrends, les traitÃĐs internationaux, la bonne gouvernance, l’environnement et la promotion du Genre. C’est dans ce cadre que cet accord qui prÃĐsente des opportunitÃĐs de collaboration multiformes pour notre pays a ÃĐtÃĐ ratifiÃĐ.

CommuniquÃР du MinistÃĻre des Finances et du Budget- CÃīte d’Ivoire

 SIKAFINANCE  du 14/05/24

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ACTU-8

Recommandations issues du rapport sikafinance 2023 sur la compÃĐtitivitÃĐ des entreprises ivoiriennes

L’Observatoire National sur la CompÃĐtitivitÃĐ des Entreprises (ONCE) a requis auprÃĻs de Sikafinance (SociÃĐtÃĐ d’information financiÃĻre et ÃĐconomique relative à la bourse dans les huit (08) pays de l’UEMOA), la production d’un rapport sur la compÃĐtitivitÃĐ des entreprises ivoiriennes dans l’optique d’apprÃĐhender tous les contours de sa mission et de l’opÃĐrationnalisation de celle-ci.

Ce rapport, dans son essence, porte sur le comportement de ces entreprises dans tous les trois secteurs d’activitÃĐs ÃĐconomiques (primaire, secondaire et tertiaire) et se contextualise dans un environnement depuis la crise post-ÃĐlectorale de 2011.

Il a rÃĐvÃĐlÃĐ des dÃĐfis significatifs mais ÃĐgalement des opportunitÃĐs prometteuses pour le dÃĐveloppement ÃĐconomique du pays. L’environnement des affaires en CÃīte d’Ivoire est en constante ÃĐvolution et il est crucial que les entreprises adoptent des stratÃĐgies novatrices pour rester compÃĐtitives sur le marchÃĐ rÃĐgional et international. Ces entreprises doivent donc consentir à des efforts et ce, à plusieurs niveaux.

  1. Recommandations Secteur Primaire

– RÃĐaliser des investissements dans le cadre de la modernisation des pratiques agricoles pour amÃĐliorer les rendements des cultures d’exportation et des cultures vivriÃĻres qui ont un impact direct sur l’autosuffisance alimentaire recherchÃĐe.

-Renforcer les capacitÃĐs des structures de recherche, de financement et d’encadrement (CNRA, FIRCA, ANADER) en termes de budget, d’ÃĐquipement et de ressources humaines de qualitÃĐ.

-ProcÃĐder à un regroupement des agriculteurs en coopÃĐratives pour empÊcher une dispersion des mesures d’accompagnement (formations, subventionâ€Ķ).

-Consolider le Fonds de Garantie des crÃĐdits aux PME (FGPME).

-Renforcer le Partenariat Public – PrivÃĐ.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de ResponsabilitÃĐ SociÃĐtale des Entreprises (RSE) et de  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-Soutenir le sous-secteur agricole par la mise en place d’un mÃĐcanisme de suivi ÃĐvaluation pour permettre une rÃĐvision continuelle des stratÃĐgies.

  1. Recommandations Secteur Secondaire

-Œuvrer à rÃĐduire les coÃŧts de production.

-CrÃĐer les conditions pour un fonctionnement des usines à plein rÃĐgime (disponibilitÃĐ des intrants, de personnel qualifiÃĐ pour l’entretien des installations,â€Ķ).

-RÃĐduire le coÃŧt de l’ÃĐlectricitÃĐ.

-Solliciter les fonds d’investissement et de garantie au profit des entreprises à capitaux ivoiriens (prÊts à taux prÃĐfÃĐrentiels et garanties de prÊts).

-RÃĐduire les taxes d’importation sur les biens d’ÃĐquipements industriels.

-Encourager la crÃĐation de joint-ventures (coentreprises) avec les entreprises ÃĐtrangÃĻres de rÃĐfÃĐrence pour bÃĐnÃĐficier de leur savoir-faire.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de ResponsabilitÃĐ SociÃĐtale des Entreprises (RSE) et le  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-CrÃĐer un fonds d’investissement et un fonds de garantie de prÊts pour soutenir les entreprises extractives locales, de BTP, de production et de distribution d’ÃĐlectricitÃĐ, de gaz et d’eau ainsi que pour l’industrie manufacturiÃĻre.

-Favoriser la transparence et l’efficacitÃĐ dans l’octroi des contrats publics de construction et dÃĐvelopper la sous-traitance avec les entreprises locales.

-Simplifier les processus administratifs et les procÃĐdures de demande de licences et de permis et encourager la crÃĐation de sociÃĐtÃĐs à capitaux majoritairement ivoiriens en offrant des incitatifs fiscaux et douaniers aux nouvelles entreprises ivoiriennes du secteur extractif.

-Financer des projets de recherche dans le secteur de l’industrie extractive et encourager les collaborations entre entreprises et institutions de recherche pour l’innovation.

-Encourager l’utilisation des ÃĐnergies renouvelables dans les opÃĐrations d’exploitation et soutenir les initiatives qui contribuent à la transition ÃĐnergÃĐtique du secteur.

  1. Recommandations Secteur Tertiaire

-AmÃĐliorer la qualitÃĐ des services.

-Promouvoir l’innovation et la diversification des produits  et services.

-Adapter la formation professionnelle aux besoins du secteur.

-Vulgariser les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et assurer la rÃĐgulation face aux gÃĐants du numÃĐrique.

-Promouvoir l’inclusion financiÃĻre.

-Renforcer la cyber sÃĐcuritÃĐ.

-Mettre en place un suivi de l’application des politiques de ResponsabilitÃĐ SociÃĐtale des Entreprises (RSE) et le  Paiement pour les Services Environnementaux (PSE).

-AmÃĐliorer continuellement les infrastructures touristiques pour offrir une expÃĐrience de qualitÃĐ aux visiteurs et -crÃĐer des packages adaptÃĐs aux niveaux de revenus locaux pour stimuler le tourisme intÃĐrieur.

En mettant en œuvre ces recommandations, les entreprises ivoiriennes peuvent amÃĐliorer leur compÃĐtitivitÃĐ, contribuant ainsi à la croissance ÃĐconomique durable du pays.

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ACTU-7

AssemblÃĐe Nationale : le Ministre Adama Coulibaly obtient le feu vert des dÃĐputÃĐs (16 /05/2024)

2 projets de lois portant ratification de l’ordonnance sur la rÃĐforme des impÃīts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres à la charge des salariÃĐs et celui de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifÃĐration des armes de destruction massive

 Ce jeudi 16 mai 2024, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly ÃĐtait devant les dÃĐputÃĐs membres de la Commission des Affaires Economiques et FinanciÃĻres (CAEF) de l’AssemblÃĐe nationale, pour prÃĐsenter et dÃĐfendre deux projets de loi portant ratification d’ordonnance. Il s’agit du projet de loi portant ratification de l’ordonnance n° 2023-719 du 13 septembre 2023 portant rÃĐforme des impÃīts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres à la charge des salariÃĐs et celui portant ratification de l’ordonnance n°2023-875 du 23 novembre 2023 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifÃĐration des armes de destruction massive.

Les dÃĐputÃĐs membres de ladite commission ont donnÃĐ leur feu vert au ministre en adoptant à l’unanimitÃĐ des deux projets de loi portant ratification.

Pour le premier projet de ratification, l’ÃĐmissaire du gouvernement a indiquÃĐ dans son exposÃĐ des motifs que c’est pour simplifier l’imposition des traitements, salaires, pensions et rentes viagÃĻres et attÃĐnuer les inÃĐgalitÃĐs induites par le systÃĻme actuel de calcul, qu’il est proposÃĐ d’amÃĐnager le dispositif fiscal en la matiÃĻre. Cet amÃĐnagement, a-t-il poursuivi, consiste, entre autres, à fusionner les trois impÃīts cÃĐdulaires (ImpÃīt sur les salaire (IS) , la contribution nationale pour le dÃĐveloppement ÃĐconomique, culturel et social de la Nation (CN) et l’impÃīt gÃĐnÃĐral sur le revenu assis sur les salaires (IGR/ Salaires), instituer une tranche d’imposition à taux nul pour des salaires mensuels infÃĐrieurs à 75 000 francs CFA ainsi que relever la fraction exonÃĐrÃĐe des pensions de retraite et rentes viagÃĻres de 300 000 francs à 320 000 franc CFA.

En outre, le ministre a soulignÃĐ qu’en vue d’allÃĐger les charges des salariÃĐs à la retraite, ledit projet de loi portant ordonnance propose de rÃĐduire l’impÃīt sur les pensions des personnes ÃĒgÃĐes de plus de 70 ans. Non sans se satisfaire qu’avec la prÃĐsente rÃĐforme ÂŦ plus de 90% des salariÃĐs verront leurs traitements et salaires connaÃŪtre une augmentation Âŧ.

A l’en croire, ce texte, en effet est assez important, en ce sens qu’il vise à introduire ÃĐgalement une certaine ÃĐquitÃĐ dans les impÃīts de maniÃĻre à faire en sorte que les personnes qui gagnent beaucoup plus n’aient pas à payer moins d’impÃīt que ceux qui sont dans une situation intermÃĐdiaire ou bien moins lotis.

Dans ce systÃĻme progressif, ceux qui ont les salaires les plus faibles vont avoir des impÃīts plus faibles que ceux qui ont les salaires les plus ÃĐlevÃĐs. Je crois que vous avez vu dans les documents qu’on part d’un taux d’imposition de zÃĐro pour les salaires de moins de 75 000 FCFA à 32% pour les salaires de plus de 8 millions de FCFA.

ÂŦ Cette rÃĐforme impacte positivement plus de 99% des travailleurs du public et 94% de ceux du privÃĐ. C’est dire que l’Etat supporte le coÃŧt de la rÃĐforme qui est de 39 milliards de FCFA. Tous les salariÃĐs et retraitÃĐs sont gagnants dans la mise en œuvre de ladite rÃĐforme qui a pour objectif d’augmenter le caractÃĻre social des actions du gouvernement. Elle vient renforcer toutes les rÃĐformes prises au niveau social Âŧ, s’est fÃĐlicitÃĐ le ministre des Finances et du Budget.

Le second projet de loi portant ratification, a fait savoir l’ÃĐmissaire du gouvernement, rÃĐsulte d’une rÃĐforme qui a ÃĐtÃĐ faite au niveau communautaire dans l’espace UEMOA, lors d’un Conseil des ministres de l’institution tenu le 31 mars 2023. Ce conseil, rappelle-t-il, a adoptÃĐ une loi uniforme qui apporte des innovations, notamment sur le renforcement du rÃīle et du nombre des membres des cellules nationales de traitement de l’information (Centif).  ÂŦ Le nombre des membres qui ÃĐtait initialement de 6 est dÃĐsormais entre 6 et 8 membres Âŧ.

Selon lui, Le systÃĻme de contrÃīle des virements est ÃĐgalement renforcÃĐ via ce texte avec plus de traçabilitÃĐ et de contrÃīle. En sus, s’agissant les personnes politiquement exposÃĐes, le champ a ÃĐtÃĐ ÃĐlargi. Auparavant, c’ÃĐtait seulement, les personnes elles-mÊmes qui ÃĐtaient concernÃĐes mais avec cette nouvelle loi il y a ÃĐgalement en plus d’elles-mÊmes, leurs familles et les personnes qui leur sont proches.

 L’ÃĐmissaire a donc saluÃĐ l’adoption dudit projet de loi de ratification, tout en prÃĐcisant que ce texte permettra à notre pays de mettre son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux en ligne et en conformitÃĐ avec les standards internationaux.

  SERCOM MFB

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ACTU 6

Logements en location-vente et location simple : “Le PrÃĐsident veut que le loyer n’excÃĻde pas le tiers du salaire”, selon le Premier Ministre_4 juillet 2024

L’impact recherchÃĐ Ã  travers le projet de logements en location-vente et location simple du Programme prÃĐsidentiel de logements sociaux et ÃĐconomiques a ÃĐtÃĐ mis en avant le 4 juillet 2024, par le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Dr Robert BeugrÃĐ MambÃĐ. C’ÃĐtait lors de la cÃĐrÃĐmonie de lancement dudit projet à la citÃĐ Bae (Brigade anti-ÃĐmeute) de Yopougon (Abidjan).

À l’occasion, Dr Robert BeugrÃĐ MambÃĐ a dÃĐclarÃĐ que le projet dont la premiÃĻre phase de 25 000 logements vient d’Être lancÃĐe, fera l’objet d’un suivi qui tranchera ÂŦ radicalement Âŧ avec les insuffisances qu’a connues le Programme prÃĐsidentiel de logements sociaux et ÃĐconomiques.

Le chef du gouvernement a laissÃĐ entendre que le PrÃĐsident de la RÃĐpublique ÂŦ a souhaitÃĐ que le loyer n’excÃĻde pas le tiers du revenu de l’acquÃĐreur et que l’apport initial dans le cadre de la location soit le plus rÃĐduit Âŧ.

Le Premier ministre a ÃĐgalement indiquÃĐ que la commission spÃĐciale chargÃĐe de l’attribution des appartements veillera à ce que personne ne puisse acquÃĐrir plus d’un logement à la fois, grÃĒce à un systÃĻme d’enregistrement biomÃĐtrique que le ministÃĻre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme mettra en place.

Dr Robert BeugrÃĐ MambÃĐ n’a pas manquÃĐ d’exprimer la gratitude du gouvernement aux partenaires, notamment la Banque arabe pour le dÃĐveloppement ÃĐconomique en Afrique (Badea) qui finance cette premiÃĻre phase du projet. Il s’est rÃĐjoui de l’engagement de l’institution financiÃĻre rÃĐitÃĐrÃĐ par CÃĐdric Montetcho, responsable du dÃĐveloppement commercial, reprÃĐsentant le prÃĐsident Mohamed Ould Tah. Surtout que le prÊt est remboursable aux taux de 2,5 % sur 25 ans avec un diffÃĐrÃĐ de 5 ans.
Les remerciements de Robert BeugrÃĐ MambÃĐ ont aussi ÃĐtÃĐ formulÃĐs à l’endroit du groupe de la Banque mondiale, de la Banque ouest-africaine de dÃĐveloppement (Boad), la Banque de dÃĐveloppement d’Abu Dabi et de la Banque islamique de dÃĐveloppement (Bid).

Un nouveau dÃĐpart du programme de logements sociaux et ÃĐconomiques

Relativement à cette premiÃĻre phase de 25 000 logements financÃĐe par la Badea à hauteur de 45 milliards de FCfa, le ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno NabagnÃĐ KonÃĐ, a indiquÃĐ que la CitÃĐ Bae accueillera 800 logements de trois et quatre piÃĻces logÃĐs dans des immeubles R + 9, quand la zone industrielle d’AkoupÃĐ-Zeudji en abritera 1160.

Pour les villes de l’intÃĐrieur sÃĐlectionnÃĐes (Yamoussoukro, BouakÃĐ, Korhogo et San Pedro), sont prÃĐvus des appartements de trois et quatre piÃĻces dans des immeuble R + 4.

Bruno NabagnÃĐ KonÃĐ a ÃĐgalement indiquÃĐ que des ÃĐtudes montrent que si rien n’est fait urgemment, le besoin actuel estimÃĐ Ã  800 mille logements pourrait s’alourdir avec des demandes de 80 mille à 100 mille logements par an.

Au dire du ministre, les besoins de financement pour 150 mille logements s’ÃĐlÃĻvent à 6500 milliards de FCfa dont 1000 milliards de part de l’État. C’est en cela que son dÃĐpartement ministÃĐriel a pu acquÃĐrir 400 logements en 2022 et 2023, a-t-il fait savoir.

À en croire Bruno KonÃĐ, le maroquin qu’il dirige a ÃĐgalement sÃĐcurisÃĐ 25 ha de terrain à Abidjan dont le site de la Bae à Yopougon, 10 à AkoupÃĐ-Zeudji en plus des 24 autres ha acquis à l’intÃĐrieur du pays.

Pour sa part, Vagondo DiomandÃĐ, ministre de l’IntÃĐrieur et de la SÃĐcuritÃĐ, a exprimÃĐ le plein engagement de son dÃĐpartement. Il en a profitÃĐ pour solliciter la rÃĐhabilitation des bÃĒtiments du site qui a accueilli la cÃĐrÃĐmonie de lancement, mais aussi la dotation en locaux adÃĐquats de la prÃĐfecture de police dÃĐlocalisÃĐe dans des baraquements à Abobo.

Plusieurs personnalitÃĐs ont pris part à la cÃĐrÃĐmonie dont le prÃĐsident du Conseil ÃĐconomique, social, environnemental et culturel (Cesec), Dr Aka AouÃĐlÃĐ ; la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne DÃĐsirÃĐe Ouloto ; la ministre de l’Éducation nationale et de l’AlphabÃĐtisation, Pr Mariatou KonÃĐ.

 

Par Aboubakar Bamba

FRATERNITE MATIN DIGITAL du 04/07/24

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ACTU 5

Ces dix États champions du commerce intra-africain (2023)

Miser sur un commerce panafricain, c’est bien l’ambition affichÃĐe par les États africains à travers la crÃĐation de la Zone de libre-ÃĐchange continentale africaine (ZLECAf). Et si la mise en œuvre de cette initiative peine à se concrÃĐtiser, certains pays se distingue par le dynamisme de leurs ÃĐchanges commerciaux à l’intÃĐrieur du continent. 

En 2023, les ÃĐchanges intra-africains, estimÃĐs à prÃĻs de 207,75 milliards USD (126 745 milliards FCFA), ont progressÃĐ de 5,77% par rapport à 2022, oÃđ ils s’ÃĐtaient ÃĐtablis à 196,41 milliards USD (119 855 milliards FCFA), selon des donnÃĐes consultÃĐes par Sika Finance auprÃĻs d’Afreximbank.

Ce niveau de transactions a ÃĐtÃĐ soutenu principalement par l’Afrique du Sud qui consolide son impact dans la rÃĐgion grÃĒce à ses exportations. Les ventes du pays arc-en-ciel en direction des autres pays du continent sont ressorties à 32 milliards USD (19 527 milliards FCFA) en 2023 contre 30,01 milliards USD (18 313 milliards FCFA) en 2022, ce qui correspond à une hausse de 6,64%. Cependant le rythme des exportations à ralenti cette annÃĐe aprÃĻs avoir rÃĐalisÃĐ des bonds de 16% en 2022 et 31,01% en 2021. 

A l’inverse, le niveau des importations intra-africain de Pretoria demeure relativement faible mÊme s’il est le plus ÃĐlevÃĐ de la rÃĐgion. Ses achats ont diminuÃĐ de 19% pour s’ÃĐtablir à 8 milliards USD (4 881 milliards FCFA) en 2023 comparÃĐ Ã  2022. En tout, l’Afrique du Sud reprÃĐsente à lui seul 19,25% du commerce intra-africain.

La CÃīte d’Ivoire, mieux que le NigÃĐria, le Maroc et l’Egypte

Parmi les quinze pays de la CEDEAO, trois se distinguent comme champions de la promotion des ÃĐchanges entre pays africains. Il s’agit de la CÃīte d’Ivoire, du NigÃĐria et du Mali, respectivement 2ÃĻme, 4e et 9e plus gros commerçants panafricains. Et si la force d’Abidjan et d’Abuja rÃĐside dans leurs exportations, ce n’est pas le cas pour le Mali qui a davantage importÃĐ dans la rÃĐgion qu’il n’a exportÃĐ.

Total des ÃĐchanges intra-africains (en milliards $)     

Pays

2022

2023*

Afrique du Sud

40

40

CÃīte d’Ivoire

13

16

RD Congo

14

15

NigÃĐria

9

12

Egypte

8

8

Zambie

7

8

Zimbabwe

8

7

Maroc

6

7

Mali

6

7

Tanzanie

6

6

Total Afrique

196

208

En 2023, la CÃīte d’Ivoire a exportÃĐ pour 11 milliards USD de marchandise vers l’Afrique contre 4,84 milliards USD (2 953 milliards FCFA) d’importations. Ce qui illustre la contribution de 7% du pays dans le total des ÃĐchanges intra-africain.  Quant aux NigÃĐria et aux Mali, le volume des ÃĐchanges ressort respectivement à 11,52 milliards et 6,5 milliards USD. 

Au niveau de l’Afrique central, la RÃĐpublique DÃĐmocratique du Congo (RDC) se distingue comme le quatriÃĻme plus important acteur du commerce intra-africain.  Kinshasa a montrÃĐ en 2023 une forte appÃĐtence pour les produits africains, avec une augmentation de 7,65% de ses achats atteignant 7 milliards USD (4 271 milliards FCFA) contre des ventes en hausse de 3,62% à 8 milliards USD (4 881 milliards FCFA).

L’Égypte (5e) et le Maroc (8e) maintiennent ÃĐgalement des relations commerciales dynamiques avec le reste du continent. Sur la pÃĐriode de rÃĐfÃĐrence, le Caire a exportÃĐ 6 milliards USD (3 661 milliards FCFA) contre 3 milliards USD (2 623 milliards FCFA) pour le royaume chÃĐrifien. Et ont importÃĐ respectivement 1,9 milliard USD (1 159 milliards FCFA) et 2,5 milliards USD (1 525 milliards FCFA).

Selon un rapport publiÃĐ par la Banque mondiale en 2020, la mise en œuvre de la ZLECAf devrait accroÃŪtre la richesse du continent africain de 450 milliards de dollars et sortir environ 68 millions de personnes de la pauvretÃĐ.  

Fanuelle YAO

SIKAFINANCE du 05/07/24

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ACTU 4

PrÃĻs de 500 milliards FCFA d’investissements pour construire la plus grande mine d’or de CÃīte d’Ivoire (10/07/ 2024)

       RÃĐuni ce 10 juillet 2024 à Abidjan, le conseil des ministres de CÃīte d’Ivoire a adoptÃĐ plusieurs dÃĐcrets, dont deux qui attribuent à la sociÃĐtÃĐ Shark Mining, dÃĐtenue à 90% par Montage Gold, des permis d’exploitation pour un gisement d’or dans les dÃĐpartements de Dianra et Kani dans le nord du pays. Couvrant une superficie totale de 357 km2 ces permis englobent à la fois les gisements de KonÃĐ et Gbongogo et sont valables pour 20 et 8 ans respectivement, avec possibilitÃĐ de prolongation.

“L’octroi des permis d’exploitation reprÃĐsente la derniÃĻre autorisation gouvernementale requise pour permettre le dÃĐveloppement et l’exploitation du projet KonÃĐ”, a dÃĐclarÃĐ Montage Gold dans un communiquÃĐ, ajoutant que les travaux de construction de la mine devraient Être engagÃĐs dÃĻs le 1er trimestre 2025 pour un dÃĐbut de production en 2027. Selon une ÃĐtude de faisabilitÃĐ publiÃĐe en janvier 2024, le projet KonÃĐ devrait livrer en moyenne 349 000 onces d’or par an (environ 9,89 tonnes) avant de grimper à 378 000 onces (environ 10,71 tonnes) à partir de la troisiÃĻme annÃĐe d’exploitation. 489 milliards FCFA d’investissement Selon les autoritÃĐs ivoiriennes, ce gisement possÃĻde des ressources estimÃĐes à 152 tonnes, soit le troisiÃĻme projet aurifÃĻre le plus important d’Afrique de l’Ouest.

cessaires pour dÃĐmarrer le projet dans les dÃĐlais escomptÃĐs.

La dÃĐlivrance du permis d’exploitation pour les mines de KonÃĐ et Gbongogo intervient queL’exploitation devrait gÃĐnÃĐrer environ 2 500 emplois directs en phase de construction de la mine et 1 000 autres en phase d’exploitation. Les investissements prÃĐvus sont estimÃĐs à 489 milliards FCFA (environ 807, 2 millions de dollars) dont 19,8 milliards FCFA (environ 31,6 millions de dollars) pour le dÃĐveloppement local dans la zone de production. La balle est donc dÃĐsormais dans le camp de la compagnie miniÃĻre qui doit mobiliser les financements nÃĐlques jours seulement aprÃĻs l’entrÃĐe en production de la mine de LafiguÃĐ au centre du pays. À travers la monÃĐtisation de son potentiel aurifÃĻre, Abidjan cible une production annuelle de 100 tonnes d’or d’ici 2030 (contre 50 tonnes en 2023) devenant ainsi un gÃĐant en la matiÃĻre sur le continent africain. Pour atteindre cet objectif, le pays a attirÃĐ ces derniÃĻres annÃĐes les plus grosses compagnies miniÃĻres en mettant en place un cadre incitatif.

Martino De Ciccio, le PDG de Montage Gold a saluÃĐ le “climat d’investissement trÃĻs favorable” qu’offre le pays. Rappelons que selon une ÃĐtude de Fraser Institute, la CÃīte d’Ivoire est la meilleure juridiction en Afrique de l’Ouest pour l’investissement dans le secteur minier.

CÃĐdrick JIONGO

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ACTU 3

CÃīte d’Ivoire / CafÃĐ-Cacao : Les exportateurs nationaux obtiennent une subvention publique (26 mai 2021)

      Les exportateurs nationaux de cafÃĐ-cacao peuvent se frotter les mains. En effet, ils vont bÃĐnÃĐficier d’une subvention octroyÃĐe par le gouvernement ivoirien pour les quatre prochaines campagnes, à savoir la saison en cours 2023-2024, et celles à venir 2024-2025, 2025-2026, et 2026-2027. Les campagnes de commercialisation de ses deux mamelles de l’ÃĐconomie se dÃĐroulent en deux phases, à savoir la pÃĐriode du 1er octobre au 31 mars de l’annÃĐe suivante (grande saison) et celle du 1er avril au 31 septembre de la mÊme annÃĐe (saison intermÃĐdiaire). A en croire le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, qui s’est exprimÃĐ au terme du conseil des ministres de ce 10 juillet, cette dÃĐcision a ÃĐtÃР‘’prise conformÃĐment à l’ordonnance du 28 dÃĐcembre 2011 fixant les rÃĻgles relatives à la commercialisation du CafÃĐ et du cacao, et à la rÃĐgulation de la filiÃĻre cafÃĐ-cacao. Cette mesure vise a-t-il poursuivi à ‘’promouvoir l’ÃĐmergence de champions nationaux dans les diffÃĐrents secteurs de l’ÃĐconomie du cafÃĐ et du cacao et à assurer durablement leur compÃĐtitivitÃĐ sur le marchÃĐ national et international”. Soulignons que cette nouvelle dÃĐcision des autoritÃĐs ivoiriennes intervient aprÃĻs celle prise en conseil des ministres le 26 mai 2021, relative à l’attribution de 20% des exportations de fÃĻves aux exportateurs et transformateurs ivoiriens de cafÃĐ-cacao, en vue de favoriser l’ÃĐmergence de champions nationaux dans le secteur et de crÃĐer les conditions de la pÃĐrennisation de leurs activitÃĐs. La CÃīte d’Ivoire ÃĐtant le premier producteur de cacao à l’ÃĐchelle mondiale avec 40% de l’offre.  

Narcisse Angan

SIKAFINANC du 11/07/24

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ACTU 2

Compte Rendu de l’Atelier de RÃĐflexion sur la Dynamisation de l’Observatoire National sur la CompÃĐtitivitÃĐ des Entreprises (ONCE). (25/07/2024)

Le jeudi 25 juillet 2024 , à la salle de confÃĐrence de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sise au Plateau, l’Observatoire National sur la CompÃĐtitivitÃĐ des Entreprises (ONCE) a rÃĐuni un parterre de personnalitÃĐs  du monde des Finances et de l’Economie.
L’objectif de cette rencontre ÃĐtait de dresser un bilan des activitÃĐs de l’ONCE et d’apprÃĐhender les mÃĐcanismes pouvant lui permettre d’Être davantage efficace dans la mise en œuvre de sa mission.
Il s’agissait ÃĐgalement de rÃĐitÃĐrer la centralitÃĐ du rÃīle de l’ONCE dans l’accompagnement du Gouvernement, relativement à la problÃĐmatique de la compÃĐtitivitÃĐ et de fournir à la CÃīte d’Ivoire, les armes ÃĐconomiques nÃĐcessaires pour faire face à la rude concurrence qui se profile à l’horizon avec l’ouverture des marchÃĐs consÃĐcutive au dÃĐmantÃĻlement des barriÃĻres douaniÃĻres et aux Accords de Partenariat Economique (APE).

Pour dÃĐbattre de cette problÃĐmatique complexe, l’ONCE a sollicitÃĐ l’expertise de personnes-ressources pour diriger les travaux au profit des membres du Conseil d’Orientation, des Structures partenaires et des InvitÃĐs. Ces Experts ont entretenu les participants des enjeux et des implications prÃĐsents et futurs de la dynamisation de l’Observatoire.
 L’atelier ÃĐtait prÃĐsidÃĐ par le Ministre des Finances et du Budget, reprÃĐsentÃĐ par son Conseiller Technique, Monsieur MIMBA Antoine.

Au nom du Ministre ADAMA Coulibaly, Monsieur MIMBA Antoine a rappelÃĐ les dÃĐfis ÃĐconomiques imminents qui attendent la CÃīte d’Ivoire et la nÃĐcessitÃĐ de renforcer ses fondamentaux, à l’effet de saisir les opportunitÃĐs et d’affronter avec dÃĐtermination l’environnement ÃĐconomique mondial fortement concurrentiel.

Ce discours introductif a ouvert les travaux de l’atelier, posant ainsi les bases  d’ÃĐchanges fructueux.
 Cette rencontre de travail a ÃĐtÃĐ un moment crucial pour l’ONCE, permettant de mobiliser des expertises variÃĐes autour des enjeux stratÃĐgiques et des modalitÃĐs pratiques de sa dynamisation.
Les ÃĐchanges ont permis de faire des recommandations  pour une dynamisation effective de l’Observatoire, contribuant ainsi à la prÃĐparation de la CÃīte d’Ivoire à relever les dÃĐfis ÃĐconomiques mondiaux.

SerCom.ONCE

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