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Rapport SIKA Finance sur la compétitivité des entreprises ivoiriennes (11/2023)

RESUME DU RAPPORT

Ce rapport vise d’abord à évaluer la compétitivité des entreprises ivoiriennes en se basant sur une analyse de divers facteurs économiques et structurels.

Il part d’une vue d’ensemble de l’économie ivoirienne, mettant en évidence sa croissance constante au cours des dix dernières années (2012-2022). Il souligne également les opportunités et les défis liés à la compétitivité des entreprises dans le pays.

Ensuite, le rapport examine les principaux domaines qui influent sur la compétitivité des entreprises ivoiriennes.

Ainsi, différents horizons sont couverts.

–          L’environnement réglementaire et politique : Le rapport évalue l’impact de la stabilité politique et de la réglementation sur l’investissement et les opérations commerciales ;

–          Les infrastructures : Il analyse l’état des infrastructures, y compris les transports, les télécommunications et l’énergie, en tant que facteurs clés pour la compétitivité ;

–          La main-d’œuvre et l’éducation : Le rapport se penche sur la qualité de la main-d’œuvre en termes de compétences et d’éducation, ainsi que sur les défis liés à la formation et au développement des talents ;

 

–          L’accès aux marchés internationaux : L’importance des accords commerciaux, de l’exportation et de l’ouverture aux marchés internationaux est analysée ;

–          L’innovation et la technologie : Le rapport évalue la capacité des entreprises ivoiriennes à innover et à adopter des technologies de pointe.

 

–          Le soutien gouvernemental : Il examine les politiques et les incitations gouvernementales visant à promouvoir la compétitivité des entreprises, y compris les programmes de subventions et d’investissement.

Le rapport conclut par des recommandations pour améliorer la compétitivité des entreprises ivoiriennes.

A lire dans Publication ( Autres Études et Rapports sur la compétitivité )

Le Comité de Rédaction

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FOOTBALL / 34ème édition de la CAN 2024

Alassane OUATTARA : « Offrons au monde le meilleur de l’Afrique ; une Afrique qui gagne »

La 34ème édition de la Coupe d’Afrique des nations ( CAN) de football s’est ouverte le samedi 13 janvier 2024 dans une ambiance festive au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé dans la banlieue nord d’Abidjan en présence du président ivoirien Alassane Ouattara et d’un parterre de personnalités politiques, artistiques et sportives venues des quatre coins du monde.

Hormis, le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Umaru Sissoco Emballo de la Guinée-Bissau étaient également présents à cette ouverture de la CAN 2023.

” La Côte d’Ivoire est heureuse d’accueillir pour la deuxième fois la CAN. La Côte d’Ivoire est l’Afrique en miniature. Nous avons dans notre pays les ressortissants de chacun des 54 pays du continent “, a dit le président ivoirien Alassane Ouattara dans un discours empreint d’émotions.

Selon M. Ouattara, ” le football a un pouvoir magique de transcender les frontières et de créer des instants magiques”.

” Offrons au monde le meilleur de l’Afrique, une Afrique qui gagne”, a exhorté le chef de l’exécutif ivoirien ajoutant qu’il est ” sûr que le meilleur remportera la coupe”.

Quant à Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football association ( FIFA), il a affirmé que ” Je suis chez moi en Côte d’Ivoire “.

” Merci de nous accueillir dans votre magnifique pays. Merci d’organiser la plus belle des coupes d’Afrique. Merci d’unir l’Afrique et le monde entier “, a indiqué M. Infantino.

Dans la même veine , Patrice Motsepé, le président de la Confédération Africaine de Football ( CAF) a estimé que cette 34ème édition de la CAN ” sera la meilleure des Coupe d’Afrique des nations de l’histoire “.

 

Par ailleurs, M. Motsepé a rappelé que la Côte d’Ivoire a produit sur la scène du football de nombreux talents citant Laurent Pokou, Didier Drogba et Yaya Touré.

” Bientôt, nous aurons une nation africaine qui sera championne du monde “, a espéré le président de la CAF.

Cette cérémonie d’ouverture a été marquée par une sublime chorégraphie avec le passage en revue des différentes facettes de la riche culture ivoirienne.

L’hymne à la CAN , une chanson composée par le mythique groupe musical ivoirien Magic System en featuring avec Yemi Aladé et Mohamed Ramadan, a clôturé la cérémonie d’ouverture de cette grand-messe du football africain.

Auparavant, des artistes chanteurs comme Dadju et Josey ont également animé la scène de cette cérémonie.

Le match d’ouverture de cette 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football oppose la Côte d’Ivoire, le pays organisateur à la Guinée-Bissau.

Vingt-quatre (24) équipes sont engagées dans cette compétition dont la finale est prévue le 11 février prochain.

ABIDJAN.NET du Samedi 13 janvier 2024

 L.Barro

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Côte d’Ivoire : United Aryan prévoit investir 203 milliards FCFA dans le secteur textile et vestimentaire à Bouaké (2024)

United Aryan Limited, annonce son intention d’investir 203 milliards FCFA (309,5 millions d’euros) pour le développement de l’industrie du coton en Côte d’Ivoire depuis le filage jusqu’au vêtement.

Cette annonce s’est faite lors du forum économique ‘’Invest in Bouaké”, initié par le conseil municipal de Bouaké en collaboration avec le CEPICI, Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, le CCESP, Comité de concertation Etat – secteur privé, la CCI-CI, Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, la commission de l’UEMOA, et l’agence CI-PME, tenu du 25 au 26 janvier, en marge de la 34ème édition de la CAN.  

Ce forum visait à promouvoir les potentialités économiques, les projets et opportunités d’investissements, dans les secteurs prioritaires de la commune de Bouaké deuxième plus grande ville du pays.

C’était une plateforme de rencontres d’une part, entre les passionnées de football, et d’autres parts les investisseurs et chefs d’entreprises internationaux désireux d’investir en Côte d’Ivoire.

Cette intention d’investissement a fait l’objet de signature d’un protocole d’accord entre l’United Aryan et le consortium ivoirien composé du conseil du coton-anacarde, le régulateur de la filière, la CIDT, Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles, et la COIC, Compagnie ivoirienne de coton et la mairie de Bouaké.

Le projet devrait permettre de transformer le coton produit localement en textiles et en vêtements, et créer par conséquent de la valeur dans l’économie ivoirienne. Selon les projections, ce sont à terme 60 000 emplois (directs et indirects) que la création de cette usine à Bouaké, devrait générer. La mise en œuvre effective de ce projet d’envergure va à coup sûr permettre de faire de la Côte d’Ivoire, l’un des pionniers en Afrique de l’Ouest dans le secteur du coton, de l’industrie du textile et de l’habillement.

Amadou Koné, maire de la ville de Bouaké, par ailleurs ministre en charge des Transports, a présenté à cette occasion un catalogue de projets innovants et porteurs de richesses qui pourraient éventuellement intéresser les investisseurs.

En ce qui concerne l’agro-industrie, il a indiqué que la ville de Bouaké veut disposer de plantations intégrées avec 600 hectares pour le maïs irrigué, 50 hectares pour le piment destiné à l’exportation, 2 000 hectares pour l’ananas et 6 000 hectares pour le riz. Pour l’élevage, il note l’installation d’une ferme avicole de 1,2 million de têtes, un abattoir ultramoderne de volaille, un ranch à bétail de 3 000 têtes, ainsi qu’une unité de fabrication d’aliments pour animaux.

Narcisse Angan

SIKAFINACE du 29/01/24

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Pétrole : La raffinerie de DANGOTE se prépare à importer une cargaison de brut des États Unis (2024)

Dangote Oil Refinery (DOR), la raffinerie de pétrole du groupe Dangote qui est entrée en production le 13 janvier dernier, serait sur le point d’importer une cargaison de brut des États-Unis. Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, la méga-infrastructure pétrolière aurait conclu un accord avec le groupe Trafigura pour un approvisionnement de 2 millions de barils de pétrole brut de type WTI Mitland (un brut léger extrait en Amérique du Nord). La livraison est prévue pour fin février 2024, apprend-t-on.

Si effective, cette livraison serait la 2e reçue par le pétrolier nigérian qui a déjà obtenu 6 millions de bruts auprès des producteurs locaux, dont la NNPC et Shell, pour démarrer ses activités.

Le choix de cette filiale du groupe Dangote d’acheter le pétrole américain alors qu’elle est implanté dans un pays qui est le plus gros producteur d’or noir en Afrique peut s’avérer curieux. Deux hypothèses permettent, cependant, de le comprendre. La première est purement économique car le pétrole de type de West Texas Intermediate (WTI) Midland est relativement moins cher que celui produit au Nigéria. Selon la plateforme oilprice.com, le baril de WTI est vendu ce 30 janvier sur le marché international à 76,73 dollars US contre 83,15 dollars pour le brut nigérian. Ce qui signifie que DOR réaliserait une plus-value de 6,42 dollars par baril en s’approvisionnant auprès des fournisseurs américains plutôt qu’en achetant auprès des producteurs locaux.

L’autre hypothèse résiderait dans la volonté du raffineur de diversifier son approvisionnement face à une production nigériane irrégulière. Depuis quelques années, le secteur pétrolier aval dans la première puissance économique d’Afrique est miné par des incidents de vols de pétrole sur les pipelines ; le désinvestissement des majors pétrolières et l’insécurité dans le delta du Niger, principal bassin de production. En 2022, le vol généralisé de pétrole a fait perdre au Nigéria son statut de premier producteur africain. Un leadership qui a été retrouvé début 2023 dans le sillage des luttes menées par le gouvernement fédéral, mais qui n’a pas permis au pays d’atteindre son quota de production de 1,75 million de barils/jour fixé par l’OPEP.


En plus des États-Unis, la raffinerie implantée à Lekki, à l’Est de Lagos, peut également traiter le brut léger d’Arabie Saoudite ainsi que d’autres bruts africains, ce qui lui permet d’être flexible en termes d’approvisionnement, mais surtout de limiter sa dépendance au pétrole nigérian.

Rappelons tout de même le régulateur nigérian du secteur pétrolier aval a récemment adopté une réglementation obligeant les producteurs locaux à livrer 483 000 barils par jour (b/j) aux raffineries locales entre janvier et juin 2024. DOR devrait bénéficier d’une part majoritaire de cette dotation, soit 325 000 barils/jour, représentant seulement la moitié du potentiel de la raffinerie estimé à 650 000 barils/jour.

Selon les médias locaux, les premiers litres de carburants de la méga-raffinerie seront vendus sur le marché nigérian dès le mois de mars prochain. Une étape importante pour le Nigéria qui envisage être autosuffisant sur ce produit et même l’exporter vers ses voisins.

Cédrick JIONGO

SIKAFINANCE du 30/01/24

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Ministère des Finances et du Budget / Présentation des vœux de nouvel an 2024

Le Ministre Adama Coulibaly fixe les 6 grandes priorités pour  2024

Le Ministère des Finances et du Budget a organisé sa cérémonie de présentation des vœux de nouvel an 2024 ce jeudi 1er février au 20e étage de l’immeuble Sciam au Plateau. Avec à sa tête Mme le Directeur de Cabinet, Minafou Fanta Coulibaly-Koné, le personnel de ce ministère est passé à tour de rôle présenter ses vœux pour l’année nouvelle au Ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly. Comme à l’accoutumée, cette cérémonie a été marquée par les allocutions du premier responsable dudit ministère et son Directeur de Cabinet.

Ainsi, dans son intervention, le Ministre Adama Coulibaly a mis l’accent sur les six (6) priorités à inscrire dans la feuille de route 2024 de son département ministériel, afin de soutenir la transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Il s’agit d’assurer la mise en œuvre satisfaisante du programme économique et financier 2023-2026 ; de mobiliser les ressources intérieures, pour le financement des priorités du Gouvernement ;  de mettre en œuvre la stratégie de réformes des finances publiques ; de poursuivre l’exécution de la stratégie de réformes du secteur financier ; d’exécuter avec célérité les projets et programmes sous la tutelle du ministère ; et de suivre l’exécution du budget 2024 et élaborer l’avant-projet loi de finances 2025, dans les délais constitutionnels.

S’agissant du Programme Economique et Financier, a-t-il expliqué, deux revues seront réalisées, en 2024, en vue d’évaluer les performances du pays. Pour ce qui est de la mobilisation des ressources, le Ministre des Finances et du Budget a relevé la nécessité d’œuvrer à l’optimisation des recettes intérieures, mais aussi à la mobilisation efficiente des financements internationaux, conformément aux objectifs budgétaires 2024 du ministère. Il a salué à cet égard, les efforts déjà déployés par les services, particulièrement la Direction Générale des Financements, qui ont permis d’assurer le retour réussi de la Côte d’Ivoire sur le marché financier international, le 23 janvier 2024, avec la levée effective de 2,6 milliards de dollars, à travers deux émissions, dont l’une bénéficie du label ESG, axé sur les problématiques sociales et environnementales. « Cette bonne dynamique enclenchée en matière de levée de fonds devra se poursuivre, par la mobilisation de ressources domestiques, plus particulièrement les recettes fiscales, conformément aux prévisions du budget 2024. L’objectif principal est d’atteindre au moins un taux de pression fiscale de 14,4% en 2024 contre 13,9% à fin 2023 », a ajouté le Ministre Adama Coulibaly.  

Quant à la mise en œuvre de la réforme des finances publiques constituant la 3ème priorité, il a précisé qu’il importera de maintenir le cap, par la réalisation des actions définies au titre de la gestion 2024, dans le Plan de réformes des Finances publiques 2022-2024. Ces actions concernent notamment la poursuite des travaux relatifs au système unique de gestion des finances publiques ; la passation d’au moins 10% des marchés publics, par le système digital SIGOMAP, visant la dématérialisation de la passation des marchés ; le déploiement, dans les services, de l’applicatif TrésorPay-TresorMoney à hauteur de 90% contre 55% en fin 2023 ; et l’accélération des travaux pour la mise en place du nouveau système métier des Douanes (SIDOCI), en remplacement de SYDAM World.

Le Ministre des Finances et du Budget a en outre fait remarquer que les efforts de l’année 2024 doivent également servir à accompagner le développement du secteur privé.

Bilan 2023 : un taux d’exécution de 95%

S’agissant du bilan 2023 des activités de son département ministériel, il a mis en exergue la mobilisation des ressources nécessaires au financement de l’action gouvernementale. « Ainsi, à fin décembre 2023, ce sont environ 2 492 milliards de FCFA qui ont été mobilisés sur le marché régional et ce, grâce à la contribution de tous les acteurs du système financier national et sous-régional. Notre département ministériel a également coordonné l’exécution, dans les délais convenus, des mesures préalables au décaissement des appuis budgétaires en provenance de nos partenaires techniques et financiers. Les performances réalisées à cet effet se sont traduites par un montant total de 433,5 milliards de FCFA d’appuis budgétaires mobilisés à fin 2023, hors financement FMI », a fait savoir le Ministre Adama Coulibaly.

En ce qui concerne le règlement de la dette fournisseurs, il a relevé qu’à fin 2023, les paiements effectués au titre de la dette fournisseurs se sont établis à 898,27 milliards de FCFA, y compris 593,9 milliards au titre de la dette fournisseurs de l’Etat Central. « Au-delà de la dette fournisseurs, il convient de noter le remboursement des crédits de TVA avec un montant total de 142,1 milliards de FCFA sur 175,1 milliards de factures reçues, soit environ 80,8% de taux de remboursement. (…) De même, à travers l’exécution de la stratégie nationale d’inclusion financière 2019-2024, le taux d’inclusion financière de 41% en 2019 est passé à 51% en 2021. Il devrait atteindre l’objectif de 60% en 2024. (…) Fort des réalisations que je viens de relever, notre ministère a pu atteindre un taux d’exécution de 95% de sa Feuille de Route 2023 », a souligné le Ministre des Finances et du Budget.

Pour sa part, Mme le Directeur de Cabinet, Minafou Fanta Coulibaly-Koné a rappelé quelques défis relevés en 2023 par le Ministre Adama Coulibaly. A ce titre, elle a noté qu’au plan national, sous sa houlette, la coopération avec les partenaires techniques et financiers a été renforcée, en particulier avec la conclusion d’un nouveau Programme Economique et Financier, adossé à un financement important. Elle a également rappelé que la portée des actions du Ministre des Finances et du Budget a été au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire, avec des résultats probants obtenus à la tête du Conseil des Ministres de l’UEMOA et du Groupe Intergouvernemental des 24, dénommé G24.

Il faut enfin noter que la cérémonie a également été marquée par la remise, au nom du personnel,  de  présents  au Ministre Adama Coulibaly, notamment un  maillot des Éléphants avec le dossard numéro 9.

Sercom MFB

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La Côte d’Ivoire, des abysses à “la joie dans le cœur de 30 millions d’ivoiriens” 2024

Un quart de finale à rebondissements, à l’image d’une Coupe d’Afrique des nations mémorable. La Côte d’Ivoire s’est qualifiée pour les demies de sa CAN, samedi à Bouaké, triomphant du Mali au bout du suspense (2-1, après prolongation). Héros de la soirée, Oumar Diakité est “très fier” d’avoir maintenu en vie l’espoir de tout un peuple, dont l’encéphalogramme footballistique est mis à rude épreuve.

 

La Côte d’Ivoire est seulement qualifiée pour les demi-finales de sa CAN, mais on pourrait déjà écrire un livre sur la façon dont elle la traverse, la vit, et en incarne la folie. Samedi soir, la liesse a gagné le Stade de la Paix, à Bouaké, quand les Éléphants ont achevé de renverser le Mali (2-1), au bout d’une prolongation qui s’est terminée dans la confusion, l’arbitre de la rencontre étant pris à partie par les joueurs maliens.

Quelques instants auparavant, Oumar Diakité avait propulsé tout un peuple aux portes de la transe, déviant une reprise de volée de Seko Fofana dans le but adverse (120e+2). Qualification… mais aussi carton rouge à la clef. “Ma joie était si grande que j’ai oublié que j’avais un carton jaune, a-t-il déploré. C’est une erreur de ma part. La demie, je ne pourrai pas la jouer. Mais même si je ne suis pas là on pourra faire le taf.”

UN MATCH DÉLIRANT

Cette exclusion n’était pas la première du soir, pour les Ivoiriens, qui jouaient à dix depuis la fin du premier acte et le deuxième carton jaune récolté par Odilon Kossounou (43e minute). N’en jetez plus ? Que nenni : c’est égalisant à la 90e minute (but de Simon Adingra) qu’ils s’étaient donné le droit de rêver (au moins) une demi-heure de plus. Et dire que plus tôt, leur gardien, Yahia Fofana avait repoussé un penalty d’Adama Noss Traoré (17e).

Ce quart de finale est homérique dans des proportions inénarrables. “Après ce genre de match, il n’y a pas vraiment de choses à expliquer, ce ne sont que des émotions, confirme Diakité, le héros du soir. Je crois que je mets de la joie dans le cœur de 30 millions d’Ivoiriens. Je suis très fier et heureux.” Une immense majorité des 39 836 spectateurs du Stade de la Paix ont été inondés de cette joie.

Le public a fait son job, remercie l’attaquant de 20 ans. Depuis le début, on se plaignait du public ivoirien, on disait qu’il était trop calme, qu’il ne poussait pas son équipe. Dans les moments difficiles ils n’ont pas lâché, ils ont continué à pousser.” “Ils” se sont des supporters de la CIV qui ont sans doute conscience d’assister à un miracle permanent dans cette Coupe d’Afrique des nations.

UNE COMPÉTITION DÉLIRANTE

Lors du premier tour, la Côte d’Ivoire était au bord du précipice et semblait au fond du trou. Sans même un sélectionneur pour la guider. Après la raclée encaissée face à la Guinée équatoriale (4-0), Jean-Louis Gasset avait été limogé et remplacé par l’un de ses adjoints, Emerse Faé.

Qualifiés presque inespérément parmi les meilleurs troisièmes de la phase de poules, les Ivoiriens auraient pu être coachés par Hervé Renard. Une hypothèse qui s’est transformée en un feuilleton touchant au grotesque, le technicien français étant en poste, à la tête des Bleues. La situation était alors au mieux risible, au pire déplorable.

Un huitième de finale franchi aux tirs au but face à l’un des favoris de l’épreuve – le Sénégal – et ce quart rocambolesque plus tard, voici la CIV dans le dernier carré. Elle y affrontera la République démocratique du Congo, qui a illustré à sa manière la folie de cette CAN en sortant l’Egypte, comme l’Afrique du Sud l’a fait en éjectant le Maroc. La suite pour les Ivoiriens ? C’est mercredi, et elle paraît impossible à prédire.

 

SIMON FARVACQUE  04/02/2024

EUROSPORT

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Le Chef de l’État a présidé la cérémonie solennelle d’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football 2024

Le Président de la République, S.E.M Alassane OUATTARA, a présidé ce samedi 13 janvier 2024, au ‘’Stade Olympique Alassane OUATTARA d’Ebimpé’’, dans la Commune d’Anyama, la cérémonie solennelle d’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN).

 Cette cérémonie a enregistré la présence des Présidents du Ghana et de la GuinéeBissau, Leurs Excellences Nana AKUFO-ADDO et Umaru Embalo SISSOCO, ainsi que celle de la Première Dame, Mme Dominique OUATTARA, du Vice-Président de la République, M. Tiémoko Meyliet KONÉ, du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

  1. Robert Mambé BEUGRÉ, des Présidents d’Institutions, des membres du Gouvernement et du Cabinet présidentiel, du Président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), M. Gianni INFANTINO et du Président de la Confédération Africaine de Football (CAF), M. Patrice MOTSEPE.

 

Dans l’allocution faite à cette occasion, le Chef de l’État a indiqué que la Côte d’Ivoire est heureuse et fière d’accueillir cette 34è édition de la CAN, la deuxième de son histoire, après la première organisée en 1984, sous feu le Président Félix HOUPHOUËT- BOIGNY.

 

Il a souhaité le traditionnel ‘’Akwaba’’ (Bienvenue) en Côte d’Ivoire, terre d’hospitalité et de fraternité, et qui est une Afrique en miniature, d’autant que les ressortissants de chacun des cinquante-quatre pays du continent y sont représentés.

Il a, par ailleurs, ajouté que la Côte d’Ivoire est également une terre de football, avant de saluer la présence de ses homologues du Ghana et de la Guinée- Bissau.

Dans le même cadre, il a tenu à remercier le Président de la FIFA et celui de la CAF, ainsi que les membres du Comité Exécutif de la CAF, les éminentes personnalités qui ont effectué le déplacement d’Abidjan, les délégations des vingt-quatre pays participant au tournoi et les Organisateurs.

Le Président Alassane OUATTARA a souligné que le football a un pouvoir magique qui procure des sensations fortes et des souvenirs inoubliables. Il a ajouté que la Côte

 

d’Ivoire, à travers l’organisation de cette compétition, veut offrir au monde ce qu’elle a de meilleur, mais également présenter le visage d’une Afrique qui travaille, gagne, et qui montre le génie de la jeunesse africaine.

Pour terminer, il a souhaité bonne chance à toutes les équipes participant à cette 34è édition de la CAN.

 

Le Président de la FIFA, M. Gianni INFANTINO, a, pour sa part, exprimé sa joie d’être chez lui, en Côte d’Ivoire, un pays magnifique, avec un public extraordinaire et a remercié le Chef de l’État et le peuple ivoirien d’avoir organisé la plus belle CAN. Il a fait remarquer que la Côte d’Ivoire est actuellement le centre du monde et a demandé aux uns et autres de profiter des émotions que procure le football.

 

Quant au Président de la CAF, M. Patrice MOTSEPE, il s’est dit persuadé que la présente édition sera la meilleure des CAN, tout en ajoutant que notre pays reçoit actuellement les meilleurs footballeurs d’Afrique, dont certains figurent parmi les plus brillants au monde.

 

Il a salué le Président de la République pour son amour pour le football et le peuple ivoirien pour la chaleur de son accueil, avant de préciser que notre pays a produit beaucoup de footballeurs talentueux dont Laurent Pokou, Didier Drogba et Yaya Touré ; lesquels ont rendu la Côte d’Ivoire et l’Afrique fière. 

 

Pour terminer, le Président de la CAF a relevé la spécificité du football, qui est de célébrer et de rassembler tous les peuples du monde, indépendamment des croyances et des religions, avant de déclarer ouverte, la 34è édition de la Coupe des Nations de Football.

Notons qu’en match d’ouverture, l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, les ‘’Éléphants’’, a battu celle de la Guinée- Bissau par le score de deux buts à zéro (2-0).

 

Pour toute information supplémentaire, prière de contacter : 

Eric DRO DIOMANDE

Direction de la Communication / Département Presse et Multimédia 

Tél : (+ 225) 27 20 31 44 89 – 07 49 40 00 63 

E-Mail: eric.dro@presidence.ci  servicepresse.pr@presidence.ci

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Accompagnement du secteur privé ivoirien dans le cadre de la ZLECAf (2021)

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) accorde un prêt de 8,23 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire pour la compétitivité des entreprises, en particulier des PME dont celles détenues par les femmes. 

Ce prêt en faveur de la Côte d’Ivoire a pour objectif de “renforcer la compétitivité des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dont celles détenues et gérées par des femmes”, indique une note de la BAD. 

Il s’agit d’un appui financier du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel de la BAD, pour la mise en œuvre de la première phase du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires pour une transformation structurelle de l’économie ivoirienne (PACA-CI).

Ce programme devrait permettre de lever les obstacles en matière de climat des affaires afin de renforcer la nature inclusive et résiliente de la croissance et d’assurer des emplois et des revenus décents aux populations, souligne la note.  

Il se veut également un instrument destiné à faciliter l’accès au financement et aux mécanismes de garanties, en particulier pour les microentreprises et PME détenues par des femmes, mentionne le texte. 

La stratégie consiste à accroître la valeur ajoutée de la production nationale ainsi que les parts de marché des entreprises locales dans un environnement sécurisé. Le programme, par ailleurs, vise à améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investissements directs étrangers et locaux.

Pour atteindre ces objectifs, le programme est structuré autour de trois composantes : l’appui à la compétitivité du secteur privé, l’accès aux marchés nationaux et d’exportation et la gestion du programme. 

Il devrait à terme, contribuer à améliorer la compétitivité du secteur privé en favorisant son accès au financement et aux services financiers ainsi que promouvoir et renforcer les instruments de développement pour l’accès des PME aux marchés nationaux et d’exportation.

Le programme devrait aussi permettre d’accompagner le secteur privé ivoirien dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le programme couvre l’ensemble du territoire national, notamment les activités numériques réalisées par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire et l’Agence Côte d’Ivoire PME pour l’attraction des investissements. 

 À terme, il devra favoriser l’inclusion financière, l’accès des PME au numérique et la transition des entreprises du secteur informel vers l’économie formelle. Il permettra à 30 000 agents économiques de réaliser cette transition en bénéficiant du statut de l’entreprenant.

En matière d’inclusion financière numérique, le programme accompagnera les actions nationales de sensibilisation et de formation à l’attention des populations cibles, notamment les populations rurales, les femmes et les jeunes, seront réalisées dans les 31 régions du pays. 

La prise en compte du territoire national concerne également l’appui au Fonds de garantie des PME, qui pourrait bénéficier à 3 600 d’entre elles, ainsi que l’appui à la mise en place du dialogue public-privé dans les pôles économiques régionaux.

Le 30 novembre 2021, le portefeuille actif du Groupe de la BAD en Côte d’Ivoire comprenait 44 opérations, pour un total de 2,73 milliards de dollars d’engagements financiers. La répartition sectorielle de ce portefeuille indique une prédominance du secteur des infrastructures de transport (41,5%), suivi de l’énergie (22,6%), de l’agriculture (17,1%), de la gouvernance (10%), du social (4,7%), des finances (2,1%) et de l’eau et assainissement (2%). 

 

AP/l/APA

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Après l’eurobond, Fitch reconduit la note BB- de la Côte d’Ivoire (02/02/ 2024)

Dans une note d’analyse sur la solvabilité de la Côte d’Ivoire et publiée ce 2 février, Fitch Ratings a décidé de reconduire la note du pays à “BB-” assortie d’une perspective stable. Cette note confère à la Côte d’Ivoire l’un des meilleurs profils de crédit en Afrique subsaharienne, même si le pays reste dans la catégorie des émetteurs spéculatifs et ce malgré de “fortes perspectives de croissance”, indique l’agence américaine. Une analyse intervenue après l’eurobond record réalisé le 23 janvier et qui n’impacte nullement la capacité d’Abidjan à faire face à ses engagements financier, laisse entrevoir l’agence.

Locomotive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Côte d’Ivoire affiche cependant de “faibles indicateurs de développement et une forte dépendance aux matières premières”, soutient Fitch qui déplore une détérioration du solde budgétaire. La tendance devrait cependant s’inverser dans le sillage d’une batteries de mesures gouvernementales. Ainsi, avec une meilleure efficacité des dépenses budgétaires, le contrôle de la masse salariale et une croissance robuste du PIB nominal Fitch s’attend à ce que le déficit se réduise à 4,4 % du PIB en 2024 et à 3,5 % en 2025 soit légèrement au-dessus de l’objectif du gouvernement ancré dans le programme du FMI.

Malgré un taux d’endettement projeté à 58,5% du PIB en 2024, la dette publique de la Côte d’Ivoire devrait rester soutenable grâce notamment à une croissance économique “solide”. Une solidité qui sera soutenue par l’accélération des réformes et des investissements dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2021-2025 et le démarrage de la production du gisement de gaz et de pétrole de Baleine entré en production en août 2023. Le PIB du pays devrait culminer à 6,5% entre 2024 et 2025, soit un léger fléchissement par rapport à 2023 (6,7%) qui s’explique, projette Fitch.

L’agence américaine s’inquiète aussi du risque politique, qui se matérialiserait par des violences au lendemain de l’élection présidentielle de 2025. des violences de faible ampleur qui ne devraient pas suffir pour installer un climat d’instabilité dans le pays. Bien plus, les troubles politique et sécuritaire observées à l’échelle de la sous-région ne devraient pas avoir de répercussion sur la première économie de l’UEMOA. “À notre avis, le manque de base nationale pour les groupes terroristes, l’efficacité accrue des forces de sécurité ivoiriennes et les investissements dans les infrastructures sociales limitent le risque de contagion pour le pays”.

Cédrick JIONGO

SIKAFINANCE du 03/02/24

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Le chiffre d’affaires de la loterie nationale bondit de 76 milliards FCFA (20 février)

La LONACI, Loterie nationale de Côte d’Ivoire, a réalisé une belle progression du chiffre d’affaires en 2023. En effet, le chiffre d’affaires de l’exercice à fin 2023, dévoilé ce 20 février par Dramane Coulibaly, le directeur général, s’élève à 488,22 milliards FCFA (744 millions d’euros), en progression annuelle de 76,42 milliards FCFA (116,4 millions d’euros).   

Sur ce montant du chiffre d’affaires, l’entreprise a distribué 326,3 milliards FCFA, en guise de gains aux heureux gagnants, en hausse de 26% par rapport à l’année précédente. Les commissions payées à l’ensemble des partenaires du réseau de distribution sont ressorties à 47,52 milliards FCFA.

Le paiement de redevance représentant la contribution apportée au financement du budget de l’Etat, s’est établit à 13,51 milliards FCFA en 2023.

Narcisse Angan

SIKA FINANCE du  21/02/24

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