Category: ECONOMIE ET FINANCES

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KOBENAN KOUASSI Adjoumani se félicite de la transformation du secteur avec la structuration des filières (6 /07/ 2023)

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, s’est félicité de la transformation du secteur agricole à travers la structuration des filières. C’était à l’occasion d’une cérémonie, le jeudi 6 juillet 2023, à Yamoussoukro.

« Vous voyez qu’en si peu de temps, le secteur agricole a été transformé à travers la structuration des filières. Du Nord au Sud, toutes les filières agricoles ont été touchées. Le karité, le coton l’anacarde, le riz, le palmier à huile, l’hévéa et le binôme café-cacao », a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani.
Toutes ces actions et toutes ces réformes, selon lui, touchent au quotidien à la vie des agriculteurs qui représentent la proximité de l’État.
« Nous touchons aussi à certaines problématiques telles que la réduction de la pauvreté en milieu rural qui a toujours été au cœur de la politique agricole du Président Alassane Ouattara », a-t-il ajouté.
Pour le ministre d’État, le Chef de *l’État doit être la seule personne digne de recevoir des hommages. « Chers collaborateurs, vous avez décidé de me rendre hommage. Moi, je ne mérite pas cet hommage », a-t-il dit. Et de saluer la synergie d’actions de ses collaborateurs sur le terrain avec les autres ministères techniques, notamment dans la lutte particulière du travail des enfants.
« Vous faites la fierté de la Côte d’Ivoire qui est reconnue comme un grand pays agricole », a-t-il souligné.

Par CICG

10/07/23

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Transformation du cajou : une nouvelle usine ouvre à Boundiali (12/07/ 2023)

L’usine de transformation de la noix de cajou de Boundiali est quasi achevée. Le président d’Al Sayegh Group, AbdulJabbar, l’investisseur et partenaire de la mairie de Boundiali, dans le cadre de ce projet, a annoncé, le mercredi 12 juillet 2023, le démarrage de la production en août.
L’ambition affichée par le gouvernement ivoirien de transformer la production locale de l’or gris de 50% d’ici 2030 est en passe de devenir une réalité.
Dans un mois, une nouvelle usine d’une capacité de traitement de 50 000 tonnes par jour, présentée comme la plus importante en Afrique de l’ouest, va ouvrir ses portes afin de résorber l’épineuse équation du chômage des jeunes à Boundiali et même dans la région de la Bagoué.
Mieux, elle va décortiquer toute la production annuelle de la Bagoué estimée à plus de 100 000 tonnes l’année et aussi de toute la partie nord du pays. Le Pdg du groupe AbdulJabbar a visité, le mercredi 12 juillet, cette usine.
« Nous allons commencer les essais de production en août et a priori, on commencera la production elle-même en novembre. Nous allons commencer à embaucher des ouvriers et les former au fur et à mesure. On va entrer dans la production et ça va créer beaucoup de revenus pour la communauté locale », a fait savoir l’industriel émirati, après un court séjour dans la capitale de la Bagoué.
Cette importante usine va transformer 50 000 tonnes de noix de cajou par jour, à court terme. L’homme d’affaires émirati envisage, dans la même usine, mettre en place une seconde unité qui va également décortiquer 50 000 tonnes.
« En janvier et février 2024, on commencera une 2e unité de production à l’intérieur de cette usine. Qui sera capable de traiter 50 000 tonnes de noix de cajou tous les jours. En somme, vous aurez une capacité de production supérieure à 100 000 tonnes par jour, à partir de 2024 », a ajouté Abdul Jabbar.
Il a tenu a remercié la députée-maire de Boundiali, Prof. Mariatou Koné, par ailleurs, ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, qui lui a permis de réaliser cet ouvrage dans la région. Cette usine a été bâtie sur une superficie de 10 hectares pour un investissement de 15 milliards de FCfa.
Cette bonne nouvelle a réjoui les populations de Tombougou et de Samogosso. Elles ont remercié la délégation d’ Al Sayegh Group venue d’Abou Dabi.
Très ému, Koné Lassina, chef de village Tombougou a déclaré : « c’est une fierté pour nous d’accueillir cette usine ». De son côté, le chef de village de Samogosso, Koné Seydou, a fièrement salué l’installation de cette usine qui va permettre déjà l’écoulement de leur production et la création de 10 000 emplois.
6000 emplois directs…
À son tour, le chef de canton de Boundiali, Koné Bakari dit “zozo” a félicité la députée-maire de Boundiali, Koné Mariatou, pour avoir, grâce à son leadership, permis l’implantation de cette usine qui va résoudre le problème de la mévente des noix de cajou.
Quant à Koné Zanaho, président de la jeunesse communale de Boundiali, il a dit toute sa satisfaction, parce que cette manufacture va générer 6 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects.

Des jeunes essentiellement aussi bien dans la commune que dans la région de la Bagoué et même des régions environnantes pourront en bénéficier. C’est donc un projet qui s’inscrit dans la vision du Président Alassane Ouattara.
Au nom des femmes, Diarrassouba Fanta a salué la construction de cette manufacture qui va diminuer le nombre de chômages dans la région de la Bagoué. Dembélé Adama, maire résident de Boundiali, a souhaité le traditionnel “fotamana” à la forte délégation du groupe Al Sayegh. Les guides religieux ont formulé, par l’entremise de leur porte-parole, Fofana Mori Konadi, des vœux de réussite.
De nombreux présents ont été offerts à Abdul Jabbar. Ces dons ont été présentés par Fofana Karim, chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation qui a remis une statuette représentée par un hippopotame, symbole de Boundiali et une houe.
Il faut noter que ce groupe est à sa 3e visite, depuis la pose de la première pierre de cette usine en 2021. L’or gris en Côte d’Ivoire occupe près de 400 000 producteurs.
Le volume de noix brute transformée localement est environ 224 036 tonnes et réalisées par plus de 27 unités de transformation, soit 21,8% de la production commerciale réalisée.
Fraternité Matin

 Patrick N’Guessan

 12/07/23

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Cacao /La Côte d’Ivoire suspend les ventes par anticipation pour la prochaine campagne 2023/2024

La Côte d’Ivoire a suspendu ses contrats de vente à terme de cacao pour la prochaine saison de récolte 2023/2024 qui s’ouvre en octobre. Cette information révélée par Reuters qui cite le directeur général du Conseil Café Cacao (CCC), le régulateur de la filière, résulte des inondations de plantations du fait des importantes pluies qui se sont abattues dans les zones de production ces dernières semaines.

” Nous avons arrêté les ventes il y a quelques jours parce que nous ne sommes pas certains d’avoir un volume suffisant pour couvrir les ventes “, a confié à Reuters Yves Koné.

Cette situation, susceptible d’impacter la prochaine récolte, a donc amené le pays à interrompre ses ventes par anticipation, craignant de ne pouvoir tenir ses engagements de livraisons et de supporter alors des pénalités financières de la part de ses contractants.

” Nous nous attendons à beaucoup moins de cacao dans la première partie de la récolte principale par rapport à cette saison. Nous espérons que la production de janvier à mars [prochain] contribuera à équilibrer nos volumes, sinon, ce sera un problème”, a souligné le directeur général du CCC.

Selon le confrère, ce contexte est un important revers pour le premier producteur mondial de cacao alors qu’il entendait bien profiter des cours historiquement haut sur le marché international, même s’il a déjà réussi à marchander environ un million de tonnes de fèves de la prochaine campagne.

Pour la Côte d’Ivoire dont le cacao, avec une production qui s’établie autour de 2,2 millions de tonnes ces dernières campagnes, est la principale source de devises, la situation pourrait bien être profitable si ces informations maintenaient les cours des fèves à la hausse. En effet, outre des prix plus rémunérateurs pour les planteurs, des cours élevés devraient impacter les recettes fiscales, le cacao générant 12% des recettes fiscales (selon les données du gouvernement en 2019); à condition toutefois que la baisse envisagée de la production reste limitée.  

SIKAFINANCE

Jean Mermoz Konandi

14/07/23

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Promotion des investissements en Côte d’Ivoire / L’environnement des affaires présenté au secteur privé français (2023)

Le « Guide des affaires », document électronique de 132 pages, qui met en lumière les opportunités d’investissement et l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire, a été présenté le 11 juillet à l’hôtel Movenpick, au Plateau, aux hommes d’affaires français. Produit par ‘’Business France’’, agence publique française chargée du développement international des entreprises françaises, des investissements internationaux en France et de la promotion économique de la France, ce document fournit des informations précises et détaillées sur, entre autres les procédures et les lois pour concevoir, adapter sa stratégie d’implantation et performer sur le marcher ivoirien.

Jean César Lammert, directeur de ‘’Business France’’, a expliqué que ce document met à la disposition des entreprises françaises, des informations actuelles, fiables et rassurantes avant que celles-ci ne se déplacent en Côte d’Ivoire. « Les entreprises françaises ont besoin de connaître la réalité du marché ivoirien, avant d’atterrir en Côte d’Ivoire. Le rôle du bureau Busines France est de les aider à prospecter, trouver des contacts d’affaires et s’implanter en Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu. Il ajoute que ce guide comporte des informations cruciales, concrètes, réalistes pour les PME françaises qui s’intéressent à la Côte d’Ivoire. Aux dernières pages du document, l’on trouve plusieurs contacts utiles.

Pour sa part, la directrice générale du Centre de promotion et d’investissement en Côte d’Ivoire (Cepici), Solange Amichia, a souligné qu’en termes d’investissements privés français en Côte d’Ivoire, le Cepici a capturé, entre 2013 et 2022, 966 millions d’euros, soient 36 % dans l’industrie manufacturière, 22 % dans l’agro-industrie, 13 % dans l’industrie chimique, 1 % dans les autres industries manufacturières, 28 % dans le transport, l’entreposage et la manutention, 8 % dans l’hôtellerie et 7 % dans les télécoms. Elle note cependant que les Pme françaises ne représentent que 23 millions d’Euros d’investissements capturés, soit 3 %. Elle a souhaité, par conséquent, que les Pme ivoiriennes et françaises soient mises en relation. « Business France apporte, à travers ce document, une valeur ajoutée. Elle permet en effet, à travers ce guide, de mettre en confiance les Pme françaises pour les faire sortir de France et venir investir en Côte d’Ivoire », s’est-elle réjouie.

Fraternité Matin
Casimir Djezou

12/07/23

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Projet Abidjan Transport/La fin des travaux prévue pour 2025

« 8 millions de personnes seront impactées par le Projet Abidjan Transport. Après que tous les contrats relatifs aux travaux ont été signés, il faut, à présent, passer à la réfection des itinéraires qui ont été identifiés. Nous avons commencé par le Boulevard du Port, suivront, incessamment, les autres itinéraires.

Nous visons la fin des travaux pour le premier semestre de 2025 ». C’est l’annonce faite par Evrard Yao Attoh, Directeur exécutif juridique du Millenium Challenge Account-Côte d’Ivoire (Mca-Côte d’Ivoire), hier.

C’était à l’occasion de la 4e Journée d’information des membres de la société civile sur l’état d’avancement du Projet Abidjan Transport (Atp).

D’un coût de 200 millions de dollars soit plus de 119 milliards de F Cfa, financé par le gouvernement américain, le projet qui s’inscrit dans le cadre du Millenium Challenge Corporation (Mcc), vise à améliorer la fluidité par la réhabilitation des plusieurs voies dont l’Express de Yopougon (7,5km), le Boulevard de la paix (5,6 km), le Boulevard de Vridi, Petit-Bassam (7,1km) et l’Échangeur de Koumassi. Ce sont 2000 personnes installées sur ou aux abords des servitudes (voiries) qui seront concernées. Elles seront, par conséquent, indemnisées. A ce niveau, Evrard Yao Attoh s’est voulu rassurant :

« Un plan d’action de réinstallation des personnes qui seront touchées a été mis en place, selon les normes de la Société financière internationale. Ce plan permettra d’identifier ces personnes pour leur recasement, évaluer les pertes économiques, d’une part et de mettre en place un mécanisme d’indemnisation de ces personnes affectées par le projet, d’autre part. Dans tous les cas, le programme se déroule bien ».

En sus, il a annoncé une innovation, à savoir la création d’un mécanisme de suivi des travaux sur le terrain. « La plupart des travaux se dégradent quelque temps après qu’ils ont été exécutés. Les voies ne sont pas entretenues conformément aux normes internationales. On attend que cela se dégrade avant de restaurer »,

a-t-il dénoncé. Sonia Shahrigian, directrice pays du Mca Côte d’Ivoire, a rassuré également que le Mca a entamé les travaux d’infrastructures du Projet Atp selon un planning de travail bien défini. « Ainsi, les premiers travaux démarrés sont ceux du boulevard Port/Vridi avec l’aménagement d’un parking de stationnement dans le périmètre du Port devant permettre de recevoir les gros camions stationnés sur l’emprise de la voie à réhabiliter », a-t-elle expliqué. Elle a annoncé que le deuxième chantier à s’ouvrir imminemment sera celui du Boulevard de Yopougon, suivront le boulevard de la paix et enfin les travaux de l’échangeur de Koumassi sur le Boulevard Félix Houphouet-Boigny.

Fraternité Matin

EMELINE P. AMANGOUA

11/07/23

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Assemblée Nationale/Ministère des Finances et du Budget (8/11/2023)

À 𝐥’𝐮𝐧𝐚𝐧𝐢𝐦𝐢𝐭é, 𝐥𝐞𝐬 𝐝é𝐩𝐮𝐭é𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐟𝐞𝐮 𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐥𝐢𝐛𝐚𝐥𝐲

Passage d’examen réussi pour le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, devant les députés membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, ce mercredi 08 novembre 2023.

A l’instar des autres membres du gouvernement, le ministre Adama Coulibaly, a présenté le projet du budget 2024 de son département ministériel qui s’élève à 443,936 milliards FCFA et celui du ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, d’un montant de 26,841 milliards FCFA dont le ministre est en mission à l’extérieur du pays. Ces budgets respectifs ont été adoptés à l’unanimité par les membres présents de la CAEF.

Dans son exposé des motifs, le ministre a indiqué que la dotation de son ministère porte sur huit programmes qui sont entre autres l’administration Publique, les ressources du Trésor et de la Comptabilités publique, de la Douane, des Impôts, Du Budget, des Marchés Publics et la Gestion du financement.

𝗟𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘁𝗶𝗲𝗿𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟰

Les principaux chantiers de l’année 2024 en lien avec le PND, a poursuivi l’émissaire du gouvernement portent notamment sur la modernisation et la méthode de gestion du Trésor Public, la poursuite de la réforme du portefeuille bancaire public, l’accroissement de la mobilisation de l’épargne privée ainsi que l’élargissement de l’assiette fiscale. Ce programme, a-t-il mentionné permettra de mettre en œuvre ces chantiers prioritaires.

Par ailleurs, lors des échanges avec les honorables, le ministre a souligné sans équivoque que les subventions allouées aux partis politiques ont été payés. « A date, les paiements sont faits. Tous les bénéficiaires de cette subvention ont été payés. Le dernier paiement a été fait à la période juste avant les élections locales », a-t-il rassuré.

 Concernant les transferts aux collectivités, l’émissaire du gouvernement a confié que les transferts sont faits via la rubrique décentralisation au ministère en charge des collectivités. Avant de préciser que ce sont les collectivités qui sont impliquées dans la gestion des allocations des ressources qui déterminent les quotas.

Sur la question des fournisseurs de l’Etat, le ministre des Finances et du Budget, a rappelé que les petits fournisseurs représentent 97% des fournisseurs de l’Etat. Et ce sont des fournisseurs qui ont des factures qui varient de 0 à 100 millions FCFA.

« Le délai de 30 jours qui est fixé pour le paiement des factures de moins de 30 millions est effectivement respecté. Les factures comprises entre 30 et 60 millions FCFA, le délai de paiement   est de 60 jours. Et le délai de 90 jours touche les factures de plus de 100 millions FCFA », a-t-il détaillé.

𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟐

Le ministre des Finances et du Budget a dressé dans ses propos liminaires, les performances 2022 liées aux différents indicateurs.

 A l’en croire, le Plan d’Action Opérationnel enregistre un taux de réalisation de 100% contre une prévision de 95%. Le taux de mobilisation des ressources publiques assignées au Trésor Public est de 116%, les recettes 101%, recettes intérieures 112% contre une prévision de 100%.

« Les taux de réalisation par programme. Au titre de l’Administration générale, 102,2%, Trésor et Comptabilité Public 99,9%, Budget 100%, Impôt 100%, Douane 98,8%, et les Marchés Publics sont de 99,6 », a-t-il salué.

 𝐋𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟒 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞, 𝐝𝐮 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Le ministre en charge des Finances et du Budget a en sus présenté le budget 2024 de ce département ministériel qui est d’un montant de 26,841 milliards FCFA. 

Dans sa présentation, le ministre a noté que ledit budget est axé sur cinq points prioritaires. Il s’agit notamment de l’administration générale, la gestion macro-économique, la prospection ainsi que l’aménagement territoriale.

Outre ces deux budgets, les parlementaires ont également donné leur quitus au ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques, Moussa Sanogo pour le budget 2024 de son ministère.

Ouverts le lundi 07 novembre 2023 à l’hémicycle, les débats sur la loi des finances portant sur le projet du budget 2024 de la Côte d’Ivoire, s’achèveront le vendredi 10 novembre prochain.

 SERCOM MFB

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Côte d’Ivoire : United Aryan prévoit investir 203 milliards FCFA dans le secteur textile et vestimentaire à Bouaké (2024)

United Aryan Limited, annonce son intention d’investir 203 milliards FCFA (309,5 millions d’euros) pour le développement de l’industrie du coton en Côte d’Ivoire depuis le filage jusqu’au vêtement.

Cette annonce s’est faite lors du forum économique ‘’Invest in Bouaké”, initié par le conseil municipal de Bouaké en collaboration avec le CEPICI, Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, le CCESP, Comité de concertation Etat – secteur privé, la CCI-CI, Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, la commission de l’UEMOA, et l’agence CI-PME, tenu du 25 au 26 janvier, en marge de la 34ème édition de la CAN.  

Ce forum visait à promouvoir les potentialités économiques, les projets et opportunités d’investissements, dans les secteurs prioritaires de la commune de Bouaké deuxième plus grande ville du pays.

C’était une plateforme de rencontres d’une part, entre les passionnées de football, et d’autres parts les investisseurs et chefs d’entreprises internationaux désireux d’investir en Côte d’Ivoire.

Cette intention d’investissement a fait l’objet de signature d’un protocole d’accord entre l’United Aryan et le consortium ivoirien composé du conseil du coton-anacarde, le régulateur de la filière, la CIDT, Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles, et la COIC, Compagnie ivoirienne de coton et la mairie de Bouaké.

Le projet devrait permettre de transformer le coton produit localement en textiles et en vêtements, et créer par conséquent de la valeur dans l’économie ivoirienne. Selon les projections, ce sont à terme 60 000 emplois (directs et indirects) que la création de cette usine à Bouaké, devrait générer. La mise en œuvre effective de ce projet d’envergure va à coup sûr permettre de faire de la Côte d’Ivoire, l’un des pionniers en Afrique de l’Ouest dans le secteur du coton, de l’industrie du textile et de l’habillement.

Amadou Koné, maire de la ville de Bouaké, par ailleurs ministre en charge des Transports, a présenté à cette occasion un catalogue de projets innovants et porteurs de richesses qui pourraient éventuellement intéresser les investisseurs.

En ce qui concerne l’agro-industrie, il a indiqué que la ville de Bouaké veut disposer de plantations intégrées avec 600 hectares pour le maïs irrigué, 50 hectares pour le piment destiné à l’exportation, 2 000 hectares pour l’ananas et 6 000 hectares pour le riz. Pour l’élevage, il note l’installation d’une ferme avicole de 1,2 million de têtes, un abattoir ultramoderne de volaille, un ranch à bétail de 3 000 têtes, ainsi qu’une unité de fabrication d’aliments pour animaux.

Narcisse Angan

SIKAFINACE du 29/01/24

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Pétrole : La raffinerie de DANGOTE se prépare à importer une cargaison de brut des États Unis (2024)

Dangote Oil Refinery (DOR), la raffinerie de pétrole du groupe Dangote qui est entrée en production le 13 janvier dernier, serait sur le point d’importer une cargaison de brut des États-Unis. Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, la méga-infrastructure pétrolière aurait conclu un accord avec le groupe Trafigura pour un approvisionnement de 2 millions de barils de pétrole brut de type WTI Mitland (un brut léger extrait en Amérique du Nord). La livraison est prévue pour fin février 2024, apprend-t-on.

Si effective, cette livraison serait la 2e reçue par le pétrolier nigérian qui a déjà obtenu 6 millions de bruts auprès des producteurs locaux, dont la NNPC et Shell, pour démarrer ses activités.

Le choix de cette filiale du groupe Dangote d’acheter le pétrole américain alors qu’elle est implanté dans un pays qui est le plus gros producteur d’or noir en Afrique peut s’avérer curieux. Deux hypothèses permettent, cependant, de le comprendre. La première est purement économique car le pétrole de type de West Texas Intermediate (WTI) Midland est relativement moins cher que celui produit au Nigéria. Selon la plateforme oilprice.com, le baril de WTI est vendu ce 30 janvier sur le marché international à 76,73 dollars US contre 83,15 dollars pour le brut nigérian. Ce qui signifie que DOR réaliserait une plus-value de 6,42 dollars par baril en s’approvisionnant auprès des fournisseurs américains plutôt qu’en achetant auprès des producteurs locaux.

L’autre hypothèse résiderait dans la volonté du raffineur de diversifier son approvisionnement face à une production nigériane irrégulière. Depuis quelques années, le secteur pétrolier aval dans la première puissance économique d’Afrique est miné par des incidents de vols de pétrole sur les pipelines ; le désinvestissement des majors pétrolières et l’insécurité dans le delta du Niger, principal bassin de production. En 2022, le vol généralisé de pétrole a fait perdre au Nigéria son statut de premier producteur africain. Un leadership qui a été retrouvé début 2023 dans le sillage des luttes menées par le gouvernement fédéral, mais qui n’a pas permis au pays d’atteindre son quota de production de 1,75 million de barils/jour fixé par l’OPEP.


En plus des États-Unis, la raffinerie implantée à Lekki, à l’Est de Lagos, peut également traiter le brut léger d’Arabie Saoudite ainsi que d’autres bruts africains, ce qui lui permet d’être flexible en termes d’approvisionnement, mais surtout de limiter sa dépendance au pétrole nigérian.

Rappelons tout de même le régulateur nigérian du secteur pétrolier aval a récemment adopté une réglementation obligeant les producteurs locaux à livrer 483 000 barils par jour (b/j) aux raffineries locales entre janvier et juin 2024. DOR devrait bénéficier d’une part majoritaire de cette dotation, soit 325 000 barils/jour, représentant seulement la moitié du potentiel de la raffinerie estimé à 650 000 barils/jour.

Selon les médias locaux, les premiers litres de carburants de la méga-raffinerie seront vendus sur le marché nigérian dès le mois de mars prochain. Une étape importante pour le Nigéria qui envisage être autosuffisant sur ce produit et même l’exporter vers ses voisins.

Cédrick JIONGO

SIKAFINANCE du 30/01/24

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Accompagnement du secteur privé ivoirien dans le cadre de la ZLECAf (2021)

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) accorde un prêt de 8,23 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire pour la compétitivité des entreprises, en particulier des PME dont celles détenues par les femmes. 

Ce prêt en faveur de la Côte d’Ivoire a pour objectif de “renforcer la compétitivité des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dont celles détenues et gérées par des femmes”, indique une note de la BAD. 

Il s’agit d’un appui financier du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel de la BAD, pour la mise en œuvre de la première phase du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires pour une transformation structurelle de l’économie ivoirienne (PACA-CI).

Ce programme devrait permettre de lever les obstacles en matière de climat des affaires afin de renforcer la nature inclusive et résiliente de la croissance et d’assurer des emplois et des revenus décents aux populations, souligne la note.  

Il se veut également un instrument destiné à faciliter l’accès au financement et aux mécanismes de garanties, en particulier pour les microentreprises et PME détenues par des femmes, mentionne le texte. 

La stratégie consiste à accroître la valeur ajoutée de la production nationale ainsi que les parts de marché des entreprises locales dans un environnement sécurisé. Le programme, par ailleurs, vise à améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investissements directs étrangers et locaux.

Pour atteindre ces objectifs, le programme est structuré autour de trois composantes : l’appui à la compétitivité du secteur privé, l’accès aux marchés nationaux et d’exportation et la gestion du programme. 

Il devrait à terme, contribuer à améliorer la compétitivité du secteur privé en favorisant son accès au financement et aux services financiers ainsi que promouvoir et renforcer les instruments de développement pour l’accès des PME aux marchés nationaux et d’exportation.

Le programme devrait aussi permettre d’accompagner le secteur privé ivoirien dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le programme couvre l’ensemble du territoire national, notamment les activités numériques réalisées par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire et l’Agence Côte d’Ivoire PME pour l’attraction des investissements. 

 À terme, il devra favoriser l’inclusion financière, l’accès des PME au numérique et la transition des entreprises du secteur informel vers l’économie formelle. Il permettra à 30 000 agents économiques de réaliser cette transition en bénéficiant du statut de l’entreprenant.

En matière d’inclusion financière numérique, le programme accompagnera les actions nationales de sensibilisation et de formation à l’attention des populations cibles, notamment les populations rurales, les femmes et les jeunes, seront réalisées dans les 31 régions du pays. 

La prise en compte du territoire national concerne également l’appui au Fonds de garantie des PME, qui pourrait bénéficier à 3 600 d’entre elles, ainsi que l’appui à la mise en place du dialogue public-privé dans les pôles économiques régionaux.

Le 30 novembre 2021, le portefeuille actif du Groupe de la BAD en Côte d’Ivoire comprenait 44 opérations, pour un total de 2,73 milliards de dollars d’engagements financiers. La répartition sectorielle de ce portefeuille indique une prédominance du secteur des infrastructures de transport (41,5%), suivi de l’énergie (22,6%), de l’agriculture (17,1%), de la gouvernance (10%), du social (4,7%), des finances (2,1%) et de l’eau et assainissement (2%). 

 

AP/l/APA

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Après l’eurobond, Fitch reconduit la note BB- de la Côte d’Ivoire (02/02/ 2024)

Dans une note d’analyse sur la solvabilité de la Côte d’Ivoire et publiée ce 2 février, Fitch Ratings a décidé de reconduire la note du pays à “BB-” assortie d’une perspective stable. Cette note confère à la Côte d’Ivoire l’un des meilleurs profils de crédit en Afrique subsaharienne, même si le pays reste dans la catégorie des émetteurs spéculatifs et ce malgré de “fortes perspectives de croissance”, indique l’agence américaine. Une analyse intervenue après l’eurobond record réalisé le 23 janvier et qui n’impacte nullement la capacité d’Abidjan à faire face à ses engagements financier, laisse entrevoir l’agence.

Locomotive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Côte d’Ivoire affiche cependant de “faibles indicateurs de développement et une forte dépendance aux matières premières”, soutient Fitch qui déplore une détérioration du solde budgétaire. La tendance devrait cependant s’inverser dans le sillage d’une batteries de mesures gouvernementales. Ainsi, avec une meilleure efficacité des dépenses budgétaires, le contrôle de la masse salariale et une croissance robuste du PIB nominal Fitch s’attend à ce que le déficit se réduise à 4,4 % du PIB en 2024 et à 3,5 % en 2025 soit légèrement au-dessus de l’objectif du gouvernement ancré dans le programme du FMI.

Malgré un taux d’endettement projeté à 58,5% du PIB en 2024, la dette publique de la Côte d’Ivoire devrait rester soutenable grâce notamment à une croissance économique “solide”. Une solidité qui sera soutenue par l’accélération des réformes et des investissements dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2021-2025 et le démarrage de la production du gisement de gaz et de pétrole de Baleine entré en production en août 2023. Le PIB du pays devrait culminer à 6,5% entre 2024 et 2025, soit un léger fléchissement par rapport à 2023 (6,7%) qui s’explique, projette Fitch.

L’agence américaine s’inquiète aussi du risque politique, qui se matérialiserait par des violences au lendemain de l’élection présidentielle de 2025. des violences de faible ampleur qui ne devraient pas suffir pour installer un climat d’instabilité dans le pays. Bien plus, les troubles politique et sécuritaire observées à l’échelle de la sous-région ne devraient pas avoir de répercussion sur la première économie de l’UEMOA. “À notre avis, le manque de base nationale pour les groupes terroristes, l’efficacité accrue des forces de sécurité ivoiriennes et les investissements dans les infrastructures sociales limitent le risque de contagion pour le pays”.

Cédrick JIONGO

SIKAFINANCE du 03/02/24

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