Category: RENCONTRES THEMATIQUES

ARTI_0059_2021-12-08-12-56-40-WhatsApp Image 2021-12-08 at 12.53.17

Rencontre thématique sur la compétitivité de la mangue (25/11/2021)

Experts et Gouvernement huilent les stratégies d’exportation

La problématique de la compétitivité de la filière agro-industrielle de la mangue a été le principal sujet de la rencontre de ce jeudi 25 novembre 2021 à Abidjan Palm club de Cocody entre     Experts, acteurs  et représentants du Gouvernement.

La mangue se présente comme la 3e culture de rente cultivée dans le nord de la Côte d’Ivoire, après le coton  et l’anacarde. Elle présente une production annuelle d’environ 180 000 tonnes pour près de 7000 producteurs sur une superficie estimée à 20 000 hectares de vergers. Grace à la synergie des structures spécialisées de l’Etat et l’implication des producteurs  et acteurs de la filière mangue, une interprofession a vu le jour en décembre 2018 à Korhogo. Une fois, cette organisation mise sur pied, la convergence des actions, avec l’appui de certains partenaires au développement, a permis à la Côte d’Ivoire d’exposer 35 000 tonnes de mangues par an, avec pour ambition de se positionner  au premier rang des pays exportateurs sur le marché de l’Union européenne (UE). Pour  l’Etat ivoirien, représenté  à cet atelier par le directeur de cabinet adjoint du Ministre de l’Economie et des Finances, Bamba Vassogbo, « le Gouvernement ne ménagera aucun effort » pour relever le défi des menaces qui pèsent sur le développement de la filière.

LES 3 DEFIS A RELEVER POUR UNE FILIERE COMPETITIVE

Poursuivant, l’émissaire du ministre de l’Economie et des Finances a indiqué qu’il appartiendra baux participants de la rencontre initiée par l’Observatoire national sur la compétitivité des entreprises (ONCE), de plancher sur 3 domaines. A savoir, la qualité de la production, fortement menacée par les maladies  du verger, la commercialisation de la mangue qui a du mal à franchir  les multiples  obstacles  rencontrés, depuis les lieux de production jusqu’aux marchés de consommation, en passant par les stations de traitement et les centres de conditionnement et le de la transformation du produit dans le but d’augmenter la chaine de valeur et réduire considérablement le taux de pertes élevé  qui se situe entre 30 et 60 %. « Il apparait indispensable  d’œuvrer ensemble, à trouver les voies et moyens pour le plein épanouissement  de la culture de la mangue qui recèle de réelles potentialités  pour notre économie. (…) Il vous appartiendra en conséquence, de proposer des solutions pérennes et innovantes pour une filière agro-industrielle de la mangue, davantage compétitive », a-t-il encouragé.

Des localités en renfort dans la production

Il a indiqué que la plupart de la production des variétés  de mangues destinée à l’exportation provient de Ferkessédougou, Boundiali, Tengréla et Odienné. A ces localités, le Gouvernement, toujours  à en croire Bamba Vassogbo, compte associer d’autres départements du pays, propices à la culture de la mangue qui est le 2eme fruit d’exportation après la banane. Les localités sélectionnées sont Bouna,  Katiola, Bouaké, Mankono, Séguela et Touba.

Le plaidoyer du Secrétaire exécutif de l’ONCE

Pour sa part, le Secrétaire Exécutif de l’ONCE, Samassi Youssouf, a fait savoir qu’au regard de tous les défis énumérés, relatifs à la filière mangue, il était important de mener une politique de vente nationale soutenue par la transformation de ce produit et la promotion des dérivées. « La mangue séchée, le jus de fruit et autres. Donc, c’est encore d’autres défis. C’est un secteur et une filière de beaucoup de potentialités, mais il y a du travail à faire pour que cela soit à la hauteur des espérances. Présentement, nous sommes premiers exportateurs africains sur ce marché, mais nous sommes 3eme fournisseur derrière le Brésil. Donc nous voulons aussi nous voulons aussi augmenter notre part de marché et conquérir d’autres parts de marché. (…)La filière attend des appuis de l’Etat avec des programmes spécifiques pour pouvoir gagner des parts de marché », a déclaré Samassi Youssouf

 

Venance KOKORA

L@venir, numéro177du Vendredi 26.11.2021, P 5

Read More
ARTI_0048_2022-08-31-15-20-54-WhatsApp Image 2022-08-12 at 12.25.02

Filière avicole en Côte d’Ivoire Des perspectives alléchantes (30 /06 2022)

L’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprise (ONCE), organisme ayant pour mission de suivre  et d’évaluer la compétitivité des filières porteuses de croissance,  a organisé, le jeudi 30 juin 2022, à l’hôtel Ivotel au Plateau, un atelier de réflexion sur la compétitivité du secteur avicole ivoirien.

L’objectif de cette rencontre était de mobiliser toutes les parties prenantes concernées par les questions de rentabilité et de compétitivité de la filière avicole pour ensemble, identifier les préoccupations et proposer des solutions.

Aussi,  il s’est agi de définir les principaux indicateurs de compétitivité et de déterminer les objectifs à atteindre qui feront l’objet de suivi et d’évaluation périodiques.

 Le Directeur de cabinet adjoint du Ministre de l’Economie et des Finances, Bamba Vassogbo, présidant  la rencontre a indiqué, à l’entame de son discours,  que, « la filière avicole présente d’énorme potentialités qui inclinent à lui accorder plus d’attention. Par ailleurs, face aux perspectives d’ouverture des marchés dans le cadre de la Zlecaf et autres accords bilatéraux de partenariat, il importe de mieux cerner les problématiques de rentabilité et de compétitivité de la filière ».

 En effet, à en croire le Secrétaire Exécutif de l’ONCE, Youssouf Samassi, ‘’si la filière avicole ivoirienne  affiche un excellent taux de couverture du pays en consommation de viande de volaille – presque 100% – et génère près de 200 000 emplois directs et indirects, elle souffre toutefois d’un manque de rentabilité et de compétitivité. La filière ne résiste à la concurrence que grâce à la mesure de prélèvement compensatoire de 1000 FCFA le kilogramme imposée aux produits importés hors CEDEAO ’’.

 Sur la période 2010–2020, la production nationale a fortement évolué passant de 23 140 tonnes de viande de volailles et 696 millions d’œufs de consommation à 68 360 tonnes de viande et 1,33 milliards d’œufs, soit une augmentation de 195 % pour la viande et 92 % pour les œufs. Le chiffre d’affaires du secteur est passé quant à lui de 80 à 250  milliards de FCFA sur la même période. En perspective, on table sur 200 000 tonnes de viande de volaille à l’horizon 2030.

 

Sources : Faustin EHOUMAN, Fraternité Matin 1er juillet 2022

Read More
2022-10-28-09-38-34-WhatsApp Image 2022-10-19 at 09.11.54

Rencontre thématique sur la compétitivité du secteur du transport lagunaire à Abidjan

La compétivité du transport lagunaire en vue de jouer un rôle prépondérant dans le système des transports de la capitale économique, avec une part qui pourrait contribuer à réduire les embouteillages a été longuement débattu par les professionnels, les acteurs du secteur au cours d’une rencontre à Abidjan.

 L’agglomération d’Abidjan est dotée d’un important plan d’eau lagunaire, notamment la lagune Ebrié, avec une superficie de 566 Km2 et connectant 8 des 13 communes du district. Le taux de déplacement selon les dernières estimations pourrait atteindre les 11% à l’horizon 2030.

Pour l’Etat de Côte d’Ivoire, conformément aux orientations des plans nationaux de développement (PND), il faut encourager les opérateurs privés à s’investir dans cette activité. A cet effet, lors du Conseil des ministres du 04 février 2015, le gouvernement a libéralisé le transport fluvio-lagunaire.

En 2017, des opérateurs privés se sont signalés pour renforcer l’offre de service jusque là assumée par la société à participation financière publique majoritaire, la Société des transports abidjanais (SOTRA) et les pinasses. Après 05 ans que la part belle a été fait au privé, les opérateurs de ce secteur peinent à s’imposer dans cet environnement concurrentiel.

C’est pour donc faire l’état des lieux de la situation et retenir les indicateurs pertinents de suivi, identifier des recommandations à soumettre que l’observatoire national sur la compétivité des entreprises (ONCE) a convié les structures partenaires à la réflexion le 29 septembre 2022 à Ivotel à Abidjan-Plateau.

 

« Chaque ménage à Abidjan perd en moyenne 3 H par jour dans les déplacements et les moins nantis consacrent environ 30% de leurs revenus pour assurer leurs déplacements »

 Le gouvernement ivoirien se dit préoccupé par une situation qui est pourtant censé apporter une contribution significative dans la résolution des problèmes de mobilités à Abidjan surtout que le développement effréné des zones urbaines engendre une exacerbation des problèmes de mobilité. Malgré les grands travaux d’infrastructures enregistrés par le gouvernement, le plan d’eau lagunaire, devrait offrir l’opportunité de développer un réseau parallèle adéquat. Diomandé Gondo, chef de cabinet, représentant Adama Coulibaly, ministre de l’Economie et des finances, a indiqué que le cadre concurrentiel doit être une source d’émulation et de performance au bénéfice de la communauté.

« Selon une étude menée sur la mobilité, chaque ménage à Abidjan perd en moyenne 3 H par jour dans les déplacements et les moins nantis consacrent environ 30% de leurs revenus pour assurer leurs déplacements. En matière lagunaire, la demande est estimée en 2020 à plus de 225 000 voyageurs par jours contre une offre d’environ 109 passagers transportés dont plus de 50% assurée par les pinasses. Face à de tels enjeux et 5 ans après d’opérationnalisation du nouvel environnement, il y a lieu de s’interroger sur l’état de la compétivité du secteur du transport lagunaire à Abidjan, à travers les points de satisfaction et les imperfections éventuelles du nouveau cadre opérationnel » a-t-il confié.

A l’endroit des acteurs et opérateurs du secteur privé, le représentant du ministère de l’Economie et des finances, a instruit l’ONCE qui relève de sa compétence, à approfondir les échanges afin de trouver des pistes d’amélioration pour un secteur plus dynamique.

 « Assurer le rayonnement du secteur de transport lagunaire qui représente une solution intéressante dans la résolution du problème complexe et aigu de la mobilité »

Auparavant, le Secrétaire Exécutif de l’ONCE, Samassi Youssouf, a rappelé qu’après plusieurs travaux menés dans divers domaines d’activité notamment les filières de la banane dessert, du cacao, café, de l’anacarde, de la mangue et la volaille ainsi que les secteurs du tourisme, du ciment, des télécommunications et du transport aérien, l’instrument de gestion qu’il dirige planche sur les perspectives de compétivité du transport lagunaire.

« En effet, chaque jour, les abidjanais doivent endurer des embouteillages exténuants pour se rendre à leur lieu d’occupation et perdent en moyenne 3 heures dans les déplacements qui impacte négativement le rendement économique national » a-t-il confié.

Ainsi, les parties prenantes aux assises, ont analyser les sujets de préoccupations majeures, formuler des recommandations à soumettre aux décideurs, définir des indicateurs pertinents de compétivité et avant de décider de la mise en place des outils performants pour le suivi évaluation.

« Tout ceci en vue d’assurer le rayonnement de ce secteur de transport lagunaire qui représente une solution intéressante dans la résolution du problème complexe et aigu de la mobilité de la population dans le district d’Abidjan » a souligné Samassi Youssouf.

En attendant, les conclusions de ces travaux, le document de travail, indique l’autorité de la mobilité urbaine dans le grand Abidjan (L’AMUGA) à élaboré dans le cadre de la relecture des conventions avec les opérateurs privés et en lien avec la prochaine coupe d’Afriques des Nations (CAN) qui se tiendra en 2023, un plan d’action prioritaire pour le transport lagunaire.

Il s’agit de la construction de la gare SOTRA du Plateau, la réhabilitation de la gare SOTRA d’Abobodoumé, la construction de 09 pontons sur les gares du Plateau et d’Abobodoumé et dans 7 nouvelles localités notamment Bingerville, Vidri, Aéroport, 3e pont HKB, Niangon-Lokoua, Songon et Abobodoumé. Il est également prévu l’aménagement des voies d’accès sur environ 200 mètres par site pour les 09 sites identifiés. L’aménagement d’espace pour le stationnement afin d’assurer le rabattement et capter les personnes se déplaçant en véhicules particuliers et en transports collectifs. Et le déploiement des bus de la SOTRA et d’autres opérateurs pour assurer le rabattement sur les gares lagunaires notamment au Plateau avec un service de navettes en préparation avec la mairie du Plateau.

A ce propos, un appel d’offres est lancé par le biais du projet d’appui à Compétivité du grand Abidjan pour la gare du Plateau et Abobodoumé. Les travaux devraient démarrer en décembre 2022 pour une durée de 18 mois.

Par ailleurs, d’autres projets pour le développement des activités du secteur concernant le renforcement du dispositif sécuritaire, la formation du personnel, le cadre organisation sont également en cours.

Dans l’attente de ses travaux, les pinasses se taillent la part du lion avec 500 000 passagers par jour soit 55% des usagers de transports lagunaires selon la Banque mondiale ensuite 45% pour la SOTRA et les nouvelles compagnies.

 

Venance KOKORA

Read More