Category: ECONOMIE ET FINANCES

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Agro-Industrie : la Côte d’Ivoire décaisse 118 milliards pour transformer la structure de son économie (02 avril 2022)

La Côte d’Ivoire est de plain-pied dans la transformation structurelle de son économie. Le Premier ministre Patrick Jérôme  ACHI a procédé, le samedi 02 avril à Aboisso, dans le Sud- Comoé, au lancement officiel du Projet des Chaines de valeur Compétitives  pour l’Emploi et la Transformation économique (PCCET). D’un cout de 200 millions de dollars US, soit 118 755 340 000 FCFA, ce projet est financé par un prêt obtenu auprès de la Banque mondiale.

Il vise à améliorer la compétitivité des chaines de valeur du palmier à huile, de l’hévéa, de l’ananas, de la mangue. Il s’agira  d’augmenter la valeur et le volume  des exportations  de la Côte d’Ivoire, dans ces spéculations, à travers la création sur place d’une plus forte  valeur ajoutée. Ce qui permettra d’améliorer de facto le revenu des producteurs.

Prévu sur 5 ans (jusqu’en 2027), le projet qui démarre dans les prochains jours, par la région du Sud Comoé, s’étendra  aux autres régions du pays. Le Premier ministre avait à ses côtes plusieurs personnalités. Au rang desquelles la Directrice des Opérations de la Banque  mondiale, Coralie Gevers, le Président du Conseil économique , social, environnemental et culturel, Eugene  AKA Aouélé, par ailleurs, Président du Conseil régional du Sud-Comoé, le Ministre –Gouverneur du District autonome de la Comoé, Pascal Kouakou ABINAN, le Ministre du Commmerce et de l’Industrie, Souleymane  Diarassouba, le Ministre de la Promotion des Sports et du Développement de l’Economie  sportive, Paulin Claude Danho.

Patrick ACHI a expliqué, à l’occasion, aux populations les ambitions du Gouvernement, à travers le lancement de ce projet qui, dira- t-il, est d’une importance stratégique pour l’avenir de la Côte d’Ivoire et de son économie. « Pendant de longues années, la Côte d’Ivoire était connue  comme un pays agricole, l’un des géants en matière agricole avec des productions importantes, diverses. Et pourtant, la plupart des  producteurs n’arrivent pas à vivre décemment de leurs revenus. Cela, parce que si vous ne vendez que des produits agricoles, le prix que vous retirez de ces ventes seraient trop faible pour vous permettre véritablement  de vous développer », a –t-il expliqué.

Avant d’ajouter que l’objet de ce projet, c’est de permettre la transformation sur place des matières premières que produisant les agriculteurs ivoiriens, dans chaque région du pays. « Cela signifie qu’à partir de la fève du cacao, par exemple, nous devons pouvoir arriver à la poudre de cacao, à la fabrication du chocolat, aux produits chocolatés. Pareil pour la noix de cajou, la mangue, l’hévéa, etc. », a-t –il expliqué.

Précisant que les pays qui ont pu se développer rapidement  sont ceux qui ont développé des infrastructures économiques  et sociales de grande qualité  et en grand nombre. « Le produit coute de plus en plus cher, au fur et à mesure qu’on le développe  et qu’on le transforme. Si vous vous contentez de vendre, vous faites  la partie du travail la plus difficile, mais vous en retirez le bénéfice le plus faible », a –t-il soutenu.

A l’en croire, ce projet répond à la logique de développer le pays, en lui permettant de tirer le meilleur bénéfice des atouts dont il dispose.

PASSER DE PAYSAN A FERMIER…

Selon le Premier ministre, l’ambition du Gouvernement est de faire en sorte que ceux qu’on appelle aujourd’hui « paysans » soient appelés « fermiers » demain. Cela signifie qu’ils doivent avoir des machines, des tracteurs, des véhicules, des équipements et ne doivent plus travailler à la main. « Ici à Aboisso, on doit avoir des unités de transformation de tous les produits qui sortent d’ici. L’hévéa, l’ananas, les mangues. L’Etat va aider au développement de petites usines. On n’est obligé d’avoir forcement de grandes usines. L’Etat va aussi aider les producteurs à améliorer la qualité de leurs productions, de l’équipement qu’ils ont pour produire, mais également à pouvoir créer des emplois ici et exporter les produits finis », a – t-il promis.

 Casimir DJEZOU

FRATERNITE MATIN du lundi 04 avril 2022

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UEMOA : Jean-Claude Brou promu nouveau gouverneur de la BCEAO (4/06/ 2022)

L’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou vient d’être promu gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en remplacement de Tiémoko Meyliet Koné, ce dernier étant depuis le 20 avril 2022 le nouveau vice-président de la république de Côte d’Ivoire.

cette information a été communiquée ce 4 juin 2022 par le président ivoirien Alassane Ouattara en marge de la 6ème session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

“Nous venons de désigner le président de la Commission de la CEDEAO Jean-Claude Brou comme prochain gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à compter du 4 juillet 2022”, a déclaré Alassane Ouattara.

L’information qui était pressentie dans les milieux d’affaires financiers de la sous-région vient d’être confirmée, mettant ainsi fin aux spéculations sur la succession de Tiémoko Meyliet Koné qui aura marqué de son empreinte cette institution dans un contexte mondial de crise sanitaire sans précédent.

Jean-Claude Brou, technocrate émérite passé notamment au gouvernement ivoirien entre novembre 2012 et mars 2018 en qualité de ministre de l’Industrie et des Mines, devrait toutefois prendre fonction dans un contexte particulièrement préoccupant par l’ensemble des Etats de l’UEMOA marqué par une forte flambée des prix.

Dr Ange Ponou

SIKAFINACES 05/06/22

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Financement du PND 2021-2025 : Comment Kaba Nialé entend mobiliser l’argent pour le financement (15/06/ 2022)

Le cadrage macroéconomique et budgétaire du PND 2021-2025 dégage un niveau d’investissement de 58.999,9 milliards de FCFA, dont 15 353,2 milliards de FCFA pour le secteur public (y compris les institutions sans but lucratif). Les investissements privés s’élèvent à 43 646,7 milliards de FCFA, soit 74% du total des investissements. Les prévisions de recettes et de dépenses pour la période 2021-2025 sont basées sur un taux de croissance moyen du PIB de 7,65% sur la période.

 

Le besoin de financement public du PND 2021-2025 se situerait à 21.110,3 milliards de FCFA. Ce besoin sera comblé par un recours au marché financier à hauteur de 11.774,7 milliards de FCFA dont 5.191,5 milliards à mobiliser sur le marché extérieur et 6.583,2 milliards de FCFA sur le marché régional. Un Groupe consultatif sera mis en place pour mobiliser 9.335,6 milliards de FCFA, dont 3 922,2 milliards de FCFA de financement acquis et 5 413,4 milliards de FCFA à rechercher. C’est ce qui ressort de la note conceptuelle sur le PND 2021-2025. La ministre du Plan et du développement, Kaba Nialé qui attend beaucoup de la réunion du Groupe consultatif prévue le mardi 15 juin, espère mobiliser l’ensemble des acteurs pour le financement du PND.

 

Cette rencontre importante de haut niveau s’articulera autour de sessions plénières, de sessions de groupes, de panels, de partage d’expériences sur les opportunités d’affaires en Côte d’Ivoire et de rencontres entre investisseurs (Rencontres B to B), entre investisseurs et autorités gouvernementales (Rencontres B to G) et des rencontres et échanges libres entre participants. Le Groupe Consultatif regroupera autour du gouvernement, les bailleurs bilatéraux et multilatéraux ainsi que les fonds souverains.

 

Des sessions thématiques sous forme de Panels seront orientées vers les investisseurs privés et visera à leur présenter les opportunités d’investissement et de Partenariat Public Privé qu’offre la Côte d’Ivoire dans le cadre de la mise en œuvre du PND 2021-2025 et de la vision 2030. En effet, le secteur privé est au centre de la stratégie de développement de la Côte d’Ivoire, notamment en ce qui concerne les grands projets structurants dans les secteurs des infrastructures, du transport, de l’économie numérique, des mines, de l’énergie, des hydrocarbures, de l’industrie, de l’agro-industrie, du cadre de vie et de l’environnement, du tourisme et des secteurs sociaux de base. Cette session sera également l’occasion de présenter des projets clés dans le cadre de Partenariats Publics-Privés (PPP). En termes de résultats, le GC devrait permettre au Gouvernement d’obtenir l’engagement des partenaires publics et privés à financer les besoins complémentaires pour la mise en œuvre du PND 2021-2025. Plus spécifiquement, il est attendu : ! une appropriation de la vision de développement du Gouvernement par les partenaires au développement et leur alignement sur celle-ci ; une confirmation des sources de financements extérieurs déjà acquis et une couverture du gap financier 2022-2025 ; des financements de projets négociés et obtenus auprès d’investisseurs privés et/ou institutionnels ; un renforcement de la coordination, de l’harmonisation et des partenariats entre le Gouvernement, les bailleurs bilatéraux et multilatéraux, et les investisseurs privés ; un renforcement des liens avec les partenaires et investisseurs « non-traditionnels » tels que les fonds souverains et les pays émergents; un renforcement du système de suivi des engagements pris pour la mise en œuvre du PND, intégré avec le cadre général de pilotage de la mise en œuvre du PND.

 

JEAN PRISCA

LE NOUVEAU REVEIL DU 08 juin 2022

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Filière avicole en Côte d’Ivoire Des perspectives alléchantes (30 /06 2022)

L’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprise (ONCE), organisme ayant pour mission de suivre  et d’évaluer la compétitivité des filières porteuses de croissance,  a organisé, le jeudi 30 juin 2022, à l’hôtel Ivotel au Plateau, un atelier de réflexion sur la compétitivité du secteur avicole ivoirien.

L’objectif de cette rencontre était de mobiliser toutes les parties prenantes concernées par les questions de rentabilité et de compétitivité de la filière avicole pour ensemble, identifier les préoccupations et proposer des solutions.

Aussi,  il s’est agi de définir les principaux indicateurs de compétitivité et de déterminer les objectifs à atteindre qui feront l’objet de suivi et d’évaluation périodiques.

 Le Directeur de cabinet adjoint du Ministre de l’Economie et des Finances, Bamba Vassogbo, présidant  la rencontre a indiqué, à l’entame de son discours,  que, « la filière avicole présente d’énorme potentialités qui inclinent à lui accorder plus d’attention. Par ailleurs, face aux perspectives d’ouverture des marchés dans le cadre de la Zlecaf et autres accords bilatéraux de partenariat, il importe de mieux cerner les problématiques de rentabilité et de compétitivité de la filière ».

 En effet, à en croire le Secrétaire Exécutif de l’ONCE, Youssouf Samassi, ‘’si la filière avicole ivoirienne  affiche un excellent taux de couverture du pays en consommation de viande de volaille – presque 100% – et génère près de 200 000 emplois directs et indirects, elle souffre toutefois d’un manque de rentabilité et de compétitivité. La filière ne résiste à la concurrence que grâce à la mesure de prélèvement compensatoire de 1000 FCFA le kilogramme imposée aux produits importés hors CEDEAO ’’.

 Sur la période 2010–2020, la production nationale a fortement évolué passant de 23 140 tonnes de viande de volailles et 696 millions d’œufs de consommation à 68 360 tonnes de viande et 1,33 milliards d’œufs, soit une augmentation de 195 % pour la viande et 92 % pour les œufs. Le chiffre d’affaires du secteur est passé quant à lui de 80 à 250  milliards de FCFA sur la même période. En perspective, on table sur 200 000 tonnes de viande de volaille à l’horizon 2030.

 

Sources : Faustin EHOUMAN, Fraternité Matin 1er juillet 2022

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Côte d’Ivoire : Le port sec de Ferkessédougou devrait être opérationnel en 2024

Le port sec de Ferkessédougou, ville située dans le nord de la Côte d’Ivoire, devrait entrer en service en 2024, a annoncé Amadou Koné, ministre des transports, en visite sur le chantier le 16 septembre dernier.

D’un coût d’investissement de 300 milliards FCFA, l’infrastructure lancée en mai 2021, devrait, une fois mis en service, générer 32 000 emplois dont 2 000 emplois.

Bâti sur une superficie de 732 hectares, ce port sec comprendra, entre autres, des entrepôts logistiques, des locaux techniques, un dépôt d’hydrocarbures d’une capacité de 61 000 m3, des réservoirs spécialisés, un marché à bétail et des équipements de sécurité et d’exploitation.

Sa mise en vise devrait rendre plus performants les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Olivia Yao

SIKAFINANCE 18/09/22 13:41

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En déplacement aux États-Unis : Le Président Alassane Ouattara a échangé avec le Maire de New York, Eric Adams (18 /09/2022)

En marge de son déplacement aux États-Unis pour prendre part aux travaux de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, s’est entretenu le 18 septembre 2022, avec le maire de New York, Eric Adams.

Sur son compte Twitter, la Présidence de la République indique que “le maire de New York a salué les progrès importants réalisés par la Côte d’Ivoire au cours de ces dernières années, et souhaité le renforcement de la coopération entre notre pays et la cité de New York”.

Le Chef de l’État s’est félicité du caractère constructif et prometteur des échanges. “Entretien convivial avec le dynamique maire de New York, Eric Adams, au cours duquel nous avons évoqué le renforcement de la coopération entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis, et la possibilité d’un jumelage entre le District d’Abidjan et la ville de New York”, a twitté le Président Ouattara.

Entretien convivial avec le dynamique Maire de New York, Eric Adams, au cours duquel nous avons évoqué le renforcement de la coopération entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis et la possibilité d’un jumelage entre le District d’Abidjan et la ville de New York. 

 Sources :

Presidenceci (@Presidenceci) September 19, 2022

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Filière coton : L’Observatoire et les experts font des recommandations pour la compétitivité du secteur (1er /12/ 2022)

La redynamisation de la compétitivité de la filière coton en Côte d’Ivoire est une préoccupation pour le Gouvernement de Côte d’Ivoire. Pour en débattre, l’Observatoire National sur la Compétitivité des Entreprises (ONCE) a réuni les sachants de la filière, le jeudi 1er décembre 2022 à Ivotel Hôtel, Abidjan – Plateau.

Monsieur BAMBA Vassogbo, Directeur de cabinet adjoint, représentant le Ministre de l’Economie et des Finances, a ouvert les travaux.

A l’issue de la rencontre, les acteurs et décideurs de la filière coton ont fait des recommandations.

 

Les années de gloire

L’industrie de la transformation du coton a connu des moments fastes en Côte d’Ivoire au cours des années 1970 et 1980 avec des entreprises de références telles que les Etablissements Robert Gonfreville (ERG) à Bouaké, UTEXI à Dimbokro et COTIVO à Agboville.

Les perspectives étaient alléchantes à l’époque puisque la production cotonnière du pays était très forte atteignant jusqu’à 400 000 tonnes l’an et les usines tournaient à plein régime en créant beaucoup d’emplois. Aussi, les marchés nationaux, sous régionaux et internationaux pour l’écoulement de la production étaient fortement demandeurs.

Au cours des années 1990, avec le ralentissement économique survenu dans la plupart des pays africains, entrainant même des dévaluations monétaires, le secteur de la transformation du coton, comme bien d’autres secteurs d’activités économiques, a commencé à battre de l’aile.

Les périodes sombres

Ainsi, après avoir atteint un niveau de transformation d’environ 20% au début des années 1990, l’environnement de l’industrie textile s’est fortement dégradé pour chuter après à un taux de transformation d’à peine 2% de la production de coton fibre.

Les multiples difficultés rencontrées notamment les problèmes de trésorerie et le faible niveau d’appui financier du secteur bancaire ont alors conduit à moult restructurations de l’industrie textile en Côte d’ivoire.

Dans ce processus, beaucoup d’entreprises ont subi des mutations, certaines ont fusionné pour créer de nouvelles entités et d’autres par contre ont carrément disparu.

Les survivantes vont alors pour la plupart tourner à moins de 50%, voire autour de 25% de leur capacité, ce qui rend les coûts fixes unitaires de production très élevés et réduit les possibilités d’économies d’échelle dans l’industrie.   

Par la suite, la crise politico-militaire survenue en Côte d’Ivoire au début des années 2000, marquée par l’occupation des zones centre et nord du pays, principales régions de production et de transformation du coton, a plongé davantage dans la crise, l’écosystème agro-industriel du coton qui avait déjà du mal à survivre.

Ainsi, la production de coton graine en Côte d’Ivoire est passée de 322 079 tonnes en 2005 à 175 000 tonnes en 2011 soit une baisse d’activité de 46 % et la production de coton fibre est passée de 139 924 tonnes à 76 503 tonnes, en réduction de 45 %.

Profitant alors de cette situation de crise, les activités de contrefaçon et de fraude à l’importation du textile, surtout en provenance de Chine, se sont grandement développées compromettant alors fortement la reprise des chantiers locaux de transformation.

La timide reprise

Avec la normalisation de la situation sociale au pays à partir de 2011 et la reprise des activités économiques suite aux réformes entreprises avec la création du conseil du coton et de l’anacarde, la Côte d’ivoire se relance de nouveau à la conquête des ambitions perdues dans un secteur aux énormes potentialités de développement.

La production Ivoirienne de coton graine a ainsi repris, passant de 490 000 tonnes en 2020 à une quantité record de 550 000 tonnes en 2021 et le pays se classe au deuxième rang des producteurs en Afrique, dans un environnement très concurrentiel, derrière le Bénin mais avant le Mali et le Burkina qui sont ses principaux challengers régionaux.

Au-delà de la production de coton graine qui a repris de l’élan, la relance de la transformation locale du coton avec ses énormes retombées en valeur ajoutée et création d’emplois demeure toujours le grand défi à relever.

Le soutien du Gouvernement

A cet effet, une politique industrielle de relance de la filière textile a été adoptée par le Gouvernement depuis 2012 comportant notamment la réhabilitation et la restructuration des sites existants, la promotion de l’investissement et la création d’une zone franche textile à Bouaké.

Dans ce cadre, lors d’une visite des installations de l’Usine Gonfreville à Bouaké, dans le centre du pays, en septembre 2021, Monsieur le Premier Ministre Patrick ACHI a instruit les Ministres concernés de proposer, dans le cadre du Programme des Champions Nationaux, un plan de relance de cette usine.

Aussi, en octobre 2021, sur instruc tion de Monsieur le Premier Ministre, le Ministre du Commerce et de l’Industrie et le Ministre de l’Economie et des Finances ont visité les installations de l’usine UTEXI de Dimbokro en vue de la renaissance des unités industrielles textiles et de confection en Côte d’Ivoire.

ailleurs, dans l’objectif d’accroitre le niveau de transformation du coton et relancer l’industrie textile et de la confection, deux partenaires du groupe Uniwax ont manifesté leur volonté de construire deux grandes unités de textiles sur le sol ivoirien.

En outre, la Côte d’Ivoire envisage de mettre en place une solide industrie du textile et de l’habillement vers les Etats-Unis d’Amérique (USA) dans le cadre de l’initiative African Growth and Opportunity Act (AGOA), la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique. Lancée par les USA en 2000, cette loi ouvre les portes à l’exportation de 6 300 produits africains vers les Etats-Unis, exemptés de toute taxe.

La conjugaison de toutes ces actions devrait ouvrir le champ à une insertion socio-économique des jeunes et des femmes dans le secteur et surtout à une projection de la Côte d’Ivoire comme l’un des plus grands producteurs et exportateurs de produits issus du coton dans les 5 à 10 ans à venir.

 LES TRAVAUX DE LA RENCONTRE

À l’occasion des travaux avec les principaux opérateurs du secteur notamment les sociétés cotonnières et les grandes entreprises de transformation en activité à savoir FTG à Bouaké et UNIWAX à Abidjan, il a été noté que le secteur de la transformation du coton peut se décomposer en trois sous-secteurs complémentaires.                                                                                              

Le premier sous-secteur concerne l’égrenage du coton.

Le deuxième sous-secteur porte sur la filature et tissage.

Le troisième sous-secteur est relatif à l’ennoblissement (teinture, impression et bonneterie).

Pour l’égrenage, nous avons six (6) entreprises cotonnières qui sont impliquées dans la production et l’égrenage du coton. Ces entreprises encadrent les producteurs en leur fournissant les intrants et l’encadrement pour la production.

À la récolte, elles achètent d’abord toute la production de coton graine aux producteurs. Ensuite, elles les égrènent puis vendent d’une part, les graines aux entreprises locales de trituration et d’autre part, la fibre de coton emballée aux clients nationaux et internationaux. 95% de la fibre de coton traitée est exportée, surtout au Pakistan et au Bengladesh.    

À ce stade, les entreprises du sous-secteur sont très performantes.

Au deuxième stade de la transformation où le coton fibre est transformé en fil et tissus écrus, nos entreprises locales à savoir les Etablissements Robert Gonfreville d’abord puis FTG actuellement à Bouaké ainsi que UTEXI à Dimbokro et COTIVO à Agboville connaissent de sérieuses difficultés. UTEXI et COTIVO sont fermées et FTG est à l’arrêt.

Au troisième stade de la transformation où les fils et tissus écrus issus du deuxième stade est utilisé pour obtenir les produits finis du textile, nous avons les entreprises locales UNIWAX et TEX-CI.

À défaut de matière première locale, ces entreprises qui sont assez performantes sont obligées d’importer les fils et tissus écrus nécessaires à leurs activités.

Dans l’ensemble, nous constatons que nous avons des entreprises performantes au premier et troisième stade de transformation et une défaillance criarde au deuxième stade.

En vue donc de corriger la situation, des recommandations ont été faites.

Les recommandations majeures de la rencontre

 

Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées.

–       Poursuivre les efforts d’amélioration de la qualité du coton-graine et de la fibre.

–       Promouvoir les nouvelles variétés CI 123 et CI 128 trouvées par le CNRA.

–       Réduire les coûts des facteurs de production (énergie, logistique, transport).

–       Actualiser les études nécessaires à la relance des usines existantes.

–       Changer de business modèle pour installer de nouvelles usines à grande capacité de production (minimum 50 000 unités /jour).

–       Dynamiser le sous-secteur de la filature et tissage.

–       Créer les conditions pour attirer les IDE.

–       Renforcer la lutte contre la contrefaçon et les importations frauduleuses.

–       Créer des unités de confection de classe mondiale.

–       Rechercher auprès de l’Etat et des bailleurs de fonds internationaux la mise en

place de fonds de développement du secteur de la transformation du coton.

–       Développer des programmes de formation aux métiers de la transformation

 

 

SERCOM. ONCE

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Les 10 pays africains qui détiennent les plus importantes réserves d’or (2022)

En 2022, les banques centrales à travers le monde ont été les plus offensives sur le marché de l’or. Selon le rapport annuel du Word Gold Council (WGC), elles ont renforcé leur stock de 1 136 tonnes d’or d’une valeur 70 milliards de dollars, soit 24% de la demande globale estimée à 4 741 tonnes. L’achat des banques centrales n’a pas été aussi forte depuis 1967, soit 55 ans, ce qui leur permet  ainsi de sécuriser davantage leurs réserves. La ruée vers le métal précieux intervient dans un contexte de crise économique qui secoue la planète.   

Valeur refuge par excellence, l’or conserve sa valeur malgré les turbulences et, contrairement aux devises et aux obligations, il ne dépend d’aucun émetteur ou gouvernement. À fin 2022, sa valeur s’est maintenue au-dessus de 1 800 dollars l’once. L’offre annuelle, elle, a augmenté de 2% en 2022, pour atteindre 4 755 tonnes. Progression moins importante pour la production minière qui a légèrement augmenté pour atteindre un sommet en quatre ans de 3 612 tonnes.  

Le rapport de WGC permet également d’avoir un aperçu des réserves mondiales de l’or qui, à fin 2022, se sont établies à 35 494 tonnes. Le chiffre pourrait être plus important car selon l’institution, plusieurs pays détiennent d’importants avoirs qu’ils ne déclarent pas.  Sur la base des données disponibles, les États-Unis, l’Allemagne, le FMI et l’Italie concentrent près de la moitié (48%) des réserves mondiales soit 16 754,4 tonnes.  

En Afrique, la Banque d’Algérie (27ème mondial) a gardé son statut de première réserve d’or du continent avec un volume de 173,6 tonnes, en légère baisse comparé aux 174 tonnes enregistrées en 2021. L’Égypte (125,5 tonnes) ravi de peu la 2ème position à l’Afrique du Sud qui pointe désormais à la 3ème position avec 175,4 tonnes. La Lybie et le Maroc pointent au 4ème et 5ème rang avec respectivement 116,6 tonnes et 22,1 tonnes d’or en réserve. Le top 10 est complété par le Nigéria, la Tunisie, le Mozambique et la Mauritanie.

Fernand Ghokeng

SIKAFINANCE du 13/02/23

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Réunion du Comité Technique de Concertation Etat-Secteur Privé (15 /02/ 2023)

Le ministre Adama Coulibaly invite les acteurs à relever les défis du développement du pays à travers un cadre de concertation dynamique

 

La première réunion du Comité Technique de Concertation Etat-Secteur privé (CCESP) de l’année 2023, s’est tenue ce jeudi 15 février, à la salle de conférence du 20ème étage de l’immeuble Sciam-Plateau.

 

Le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, par ailleurs président dudit Comité, a procédé à l’ouverture des travaux de cette réunion, en présence du ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, du Secrétaire exécutif du CCESP, Mme Mariame Fadiga, du président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, Hamed Cissé (CGECI) ainsi que d’autres organisations et acteurs du secteurs privé.

 

Dans ses propos liminaires, le ministre Adama Coulibaly a indiqué la présente rencontre s’inscrit essentiellement dans le cadre du suivi des diligences du séminaire gouvernemental du 13 novembre 2022 et de la relance des activités des réunions statutaires du Comité de Concertation Etat-Secteur privé.

 

« Chers membres du comité de concertation, je tiens à vous remercier pour votre collaboration et votre présence à cette rencontre, la première de l’année 2023 qui doit nous permettre de valider notre agenda de travail et de nous accorder sur une démarche consensuel de traitement des différentes préoccupations en vue de soumettre essentiellement au conseil  de concertation  que préside le Premier ministre, les points d’arbitrage » , a-t-il souligné.

 

Le ministre s’est satisfait de la rencontre de ce jour, tout en expliquant qu’elle a permis de relever les évolutions enregistrées relatives aux sujets soulevés lors du séminaire gouvernemental de Yamoussoukro.

 

« Des présentations qui ont été faites aujourd’hui, les préoccupations anciennes et nouvelles qui ont été exprimées par le secteur privé ont été adressées. Nous avons convenu de poursuivre le travail, d’approfondir les questions. Pour les diligences nouvelles qui sont apparues, nous avons donc demandé que la documentation soit fournie pour nous permettre de les approfondir afin qu’à la prochaine rencontre, le gouvernement puisse donner les réponses coordonnées aux préoccupations du Secteur privé » , a-t-il confié.

 

A l’endroit des partenaires du Comité technique de concertation, le ministre les a invités à garder les acquis et relever les défis de développement de notre pays à travers un cadre de concertation dynamique.

 

Concernant les groupes de travail constitués à la faveur du séminaire gouvernemental, le ministre a recommandé aux différents ministères sectoriels qui les conduisent de bien vouloir associer toutes les parties prenantes conformément à l’esprit du dialogue.

 

Pour sa part, le président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), M. Hamed Cissé, a noté que le Secteur privé est heureux de cette première réunion du CCESP. Il a ainsi exprimé sa reconnaissance au gouvernement.

 

SERCOM MEF

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La Côte d’Ivoire et la Banque Mondiale signent deux accords de plus de 300 milliards de FCFA (10 /04/2023)

A la tête de la délégation ivoirienne présente depuis le 10 avril dernier aux Etats-Unis dans le cadre des réunions annuelles de printemps du FMI et de la Banque mondiale, le Ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a profité de son séjour en terre américaine pour signer avec la Banque mondiale deux importantes conventions destinées  à booster le développement de certaines villes et renforcer le réseau  routier.

D’un montant global de 600 millions de dollars, soit plus de 300 milliards de FCFA, lesdits accords paraphés le 12 avril dernier  portent en effet sur le développement des villes secondaires et du réseau routier dans la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire. 

« Cette réunion a permis de signer deux programmes. Un premier pour un montant de 300 millions de dollars qui vient soutenir le développement des villes secondaires en particulier dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Et un autre de 300 millions de dollars qui vient renforcer la connectivité routière et qui va financer la réhabilitation de nombreuses routes et pistes en grande partie dans le Nord de la Côte d’Ivoire », a confié la Directrice des Opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Coralie Gevers, après avoir salué la bonne santé de l’économie ivoirienne qui a su résister à la pandémie du Covid-19 et à la crise russo-ukrainienne.

 Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a indiqué qu’il a été également question au cours de la séance de travail marquée par cette signature, de faire un large tour d’horizon du partenariat entre son institution et la Côte d’Ivoire. Un partenariat, a-t-il précisé, riche d’un portefeuille de plus trois milliards de dollars qui va certainement être élargi. Il a en outre mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources pour la reprise de l’économie de manière forte. « Si la Côte d’Ivoire en tant que locomotive de l’UEMOA va bien, l’ensemble de l’UEMOA va bien. D’où la nécessité pour nous d’investir davantage », a-t-il souligné au terme de cette séance de travail.

pour le Ministre Adama Coulibaly, ces nouveaux accords marquent un nouveau jalon dans le partenariat fécond entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale.

« Le Gouvernement s’est engagé, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations vivant en Côte d’ivoire, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural avec l’appui et l’engagement remarquable de la quasi-totalité de ses partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale(…) Le premier accord d’un montant de 282 000 euros concerne le projet de développement durable et inclusif des villes secondaires ; le second accord vise la connectivité inclusive et d’infrastructures rurales » a indiqué en substance le Ministre des Finances.

Appel du Ministre Adama Coulibaly aux investisseurs américains

 Après la séance de travail avec la Banque mondiale, le Ministre de l’Economie et des Finances a présidé une rencontre entre sa délégation et des investisseurs internationaux. Au cours de cette rencontre organisée par Rothschild au HQ1-C-731, il a demandé aux hommes d’affaires américains à s’intéresser davantage à la Côte d’ivoire, un pays  qui offre aujourd’hui de réelles opportunités d’affaires.  Le ministre des finances a,  dans ce sens,  insisté sur la résilience de l’économie ivoirienne qui,  en dépit des chocs économiques affiche de belles performances. Malgré le contexte de morosité, a fait remarquer le Ministre Adama Coulibaly, la Côte d’Ivoire a toujours respecté ses engagements vis-à-vis de ses partenaires économiques et financiers. Le chef de la délégation ivoirienne a également insisté sur la maitrise de l’inflation et de la dette qui reste soutenable avec un taux  en dessous de la norme communautaire de l’UEMOA.

Au terme de la rencontre, le Ministre de l’Economie et des Finances a ajouté que les programmes majeurs en faveur des jeunes ont été aussi au cœur des échanges avec ces investisseurs, dans la droite ligne de la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, qui a décrété 2023 année de la jeunesse.

« Nous avons évoqué avec les investisseurs le fait que, dans la Nord de la Côte d’Ivoire, il y a des programmes majeurs développés en direction des jeunes pour éviter que cette zone soit une zone de prédilection pour les djihadistes », a-t-il ajouté.

SERCOM MEF

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